Samedi 10 novembre 2007
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Embelli tout dernièrement d’un génial
épisode sur Nintendo DS (Phantom Hourglass), la saga des Legend of Zelda compte à ce jour pas moins de 15 jeux. Une fois de plus, je ne vais pas faire le tour exhaustif des
différentes aventures de Link mais vous faire partager, succinctement, les nombreuses heures de jeux vécues sur les épisodes qui sont passés entre mes mains.
Sorti en 1987 sur Nes, The Legend of Zelda instaure la légende auprès des joueurs du monde entier : dans le royaume d’Hyrule, une légende se transmet de génération en génération.
C’est l’histoire des Triforces, ces triangles dorés qui procurent un pouvoir extraordinaire à celui qui les possède. Un jour, Ganon et son armée attaquent Hyrule et dérobent la Triforce afin de
plonger l’univers dans la peur et l’obscurité. Juste avant de se faire capturer, la princesse Zelda brise la Triforce de sagesse et l’éparpille dans le royaume. « Engagé » par la
nourrice de Zelda, le jeune Link va devenir le sauveur d’Hyrule et le seul être capable de sauver la princesse et de venir à bout des plans machiavéliques de Ganon. Voilà pour l’histoire
originelle. Les opus suivants varieront inexorablement autour de cela avec plus ou moins de rigueur. Le créateur du jeu, Shigeru Miyamoto (qui est tout de même un des rares « auteurs »
universellement reconnus dans le monde du jeu vidéo) y pose les bases de la série : les cœurs à collecter pour augmenter la jauge de vie, les boss imbattables sans l’arme adéquate et bien
sûr les donjons labyrinthiques à la difficulté progressive. N’y ayant joué que par intermittence chez des « copaings » lorsque j’étais gosse, ce premier volet me laisse le souvenir d’un
jeu passionnant à la difficulté relativement élevée (sans parler des énigmes et des découvertes souvent hasardeuses). Mais le plus difficile était encore de s’octroyer la manette pour pouvoir y
jouer quelques minutes !
Passons Zelda 2 : The Adventure of Link auquel je n’ai jamais touché pour aborder l’un des épisodes les plus mythiques : The Legend of Zelda : A link to the Past,
premièrement sorti sur Super Nintendo en 1992. Marquant le passage d’une génération de console à une autre, ce Zelda bénéficie d’un système de jeu sans faille et de graphismes soignés quasi
indémodables (bon, d’accord ils ont un peu vieillis mais une fois qu’on est bien lancé dans l’aventure, le charme opère toujours à merveille). De plus, le système de progression y est génial. Le
jeu est ressorti une dizaine d’années plus tard sur Game Boy Advance (c’est à ce moment-là que j’ai pu l’explorer à fond) agrémenté d’un mode Four Swords permettant de partir jusqu’à
quatre joueurs à l’assaut de donjons en coopérant ou en se tapant sur la gueule pour collecter un max du rubis.
The Legend of Zelda : Ocarina of Time fut quant à lui l’épisode le
plus attendu et vendu à ce jour. Un engouement lié d’une part à l’attente mais aussi et surtout au passage du jeu en trois dimensions. Le scénario est hélas l’un des moins intéressants de la saga
mais la 3D rend l’aventure plus contemplative : grâce à une vue subjective souvent mise à contribution, on peut s’attarder sur les moindres détails du monde d’Hyrule. Les combats sont quant
à eux bien plus intenses (merci le système de ciblage) et la jouabilité s’en retrouve considérablement améliorée. Ajoutons à cela le temps qui passe en temps réel du jour à la nuit, les douces
mélodies de l’ocarina du temps, les traversées des plaines sur le dos d’Epona, votre fidèle destrier ainsi que le passage de Link enfant à Link adulte et l’on obtient là un jeu passionnant de
bout en bout. Offert avec l’édition spéciale de The Wind Waker sur Gamecube, Ocarina of Time a engendré un remake appelé Master’s Quest dont la difficulté est revue à la
hausse et dont certains agencements diffèrent quelque peu de son modèle.
The Legend of Zelda : The Wind Waker,
justement. Le Zelda de tous les dangers. Le plus surprenant de la saga. Optant pour des graphismes en cell-shading, on se retrouve ici
véritablement plongé dans un grand dessin animé interactif. Malgré les réticences de certains joueurs avant la sortie du hit, le soft s’avère être au final un vrai petit bijou esthétique. Sur la
forme c’est une grande réussite tandis que sur le fond…c’est encore plus impressionnant ! Link enfant explore ici grâce à son petit bateau à voile un monde gigantesque submergé par les flots
(fallait oser !). Le terrain de jeu est donc tout neuf et on s’en donne à cœur joie dans l’exploration des îlots, donjons, bateaux abandonnés, tours de guet et autres. L’impression de
liberté atteint ici son paroxysme et le seul petit défaut de l’épisode réside peut être dans des traversées quelques fois un peu longuettes en mer. Peu importe, The Wind Waker est un vrai
petit chef d’œuvre et l’un des meilleurs jeux de la Gamecube (avec Resident Evil 4).
The Legend of Zelda : Twilight Princess est, dans un même temps, le dernier Zelda de la Gamecube et le premier de la Wii.
Achevée par mes soins après plus de 65h de jeu (oui j’ai pris mon temps mais j’ai lambiné histoire de bien en profiter), cette aventure revient à des graphismes plus réalistes mais aussi bien
plus sombres. Outre les habituels orcs et autres plantes cannibales, Link (adulte cette fois) y affronte toutes sortes de créatures troublantes issues des ténèbres. En plus, l’elfe laisse son
instinct bestial parler en prenant l’apparence d’un loup lorsqu’il foule les terres obscures. Sous cette forme, de nouvelles possibilités s’ouvrent alors à notre héros (odorat surpuissant,
possibilité de creuser, etc.). Niveau maniabilité, on finit par s’habituer sans trop de mal à la télécommande et au nunchuk. Un petit coup de poignet pour donner un coup d’épée, une visée sur
l’écran pour tirer à l’arc,… toutes les manipulations s’exécutent avec beaucoup de plaisir. Le périple est plus que jamais épique et la plupart des affrontements tout bonnement jouissifs (surtout
face aux multiples et monstrueux boss). Parmi les habituelles quêtes annexes, des phases plus relaxantes sont également proposées comme la possibilité de partir à la pêche : lancer de ligne,
agitation de l’appât, ferrage et moulinage sont alors de rigueur avec les manettes. C’est marrant quelques minutes mais un peu lassant à la longue. Au final cette aventure en vaut largement la
peine et toute l’attente accumulée est bien compensée par la durée de vie et le challenge omniprésent. Du tout bon.
Et nous voici enfin au tout dernier opus : The Legend of Zelda : Phantom Hourglass sur Nintendo DS. Suite directe de The Wind Waker, ce tout premier opus entièrement pensé
pour la portable à écran tactile reprend donc les merveilleux graphismes du jeu Gamecube ainsi que son univers enchanteur. Support oblige, la carte est ici moins étendue (quoique déjà bien grande
pour un jeu DS) mais la jouabilité, elle, s’avère remarquable. En effet, l’atout majeur de cet épisode est qu’il se joue entièrement au stylet. Il y a bien la possibilité d’utiliser l’un ou
l’autre « raccourci bouton » mais si on le désire, tout se déroule intégralement en tapotant, grattant, traçant,…sur l’écran tactile. Cela est diablement intuitif et on prend son pied
dès les premières secondes de jeu. Le double écran est quant à lui également très bien exploité et permet, par exemple, d’afficher/switcher la carte ou d’imposer pleinement la grandeur de
certains boss. Des énigmes (l’écran sert de pense-bête !) à la navigation (on trace son itinéraire directement sur l’écran !) en passant par les combats (prenez donc mon boomerang dans
la tronche, sales bestioles !), tout est vraiment mis en œuvre pour exploiter à fond les capacités de la console (même le micro est mis à contribution !). Que du bonheur au creux de la
main !
Et pour le fun voici une pub très amusante datant de la Super Famicom :
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