DVD à gagner

SESSION 8
Plus qu'1 dvd à gagner parmi:


(12 points)


Classement:


*1*
Isokilla (12pts)

*2*
PathOogenic Garbage (11pts)

*3*
Movie (10pts)

*4*
Triox (8pts)

*5*
Lomok (7pts)

*6*
Bastien (6pts)
JP13 (6pts)


*7*
Columboy (5pts)
Maydrick (5pts)
Damien (5pts)


*8*
Deadpool_az (4pts)
Harsenik (4pts)
Seb (4pts)


*9*
Urotsukigally (3pts)

Miss_papatte (3pts)
Dr Chainsaw (3pts)
Manu (3pts)
Max (3pts)
CZ (3pts)


*10*
Manu le malin (2pts)
Sphincter (2pts)
Samom (2pts)

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Intro

WELCOME


Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des Å“uvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; des Videogames ; des choses futiles, débiles, informatives, captivantes… (Divers) ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire des commentaires.

...et visitez ma toute nouvelle galerie d'images:

 

Special Thanks to Philippe J.Fry.
Merci mec!

Sam's
COMING SOON:    L'ennemi intime, Resident Evil Extinction, Frontières, Evil Bong, Indiana Jones,...

Règlement des Jeux Ciné

C’est très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié sous le visuel des dvd. Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions suivantes. Ceux qui auront + de 5 points retomberont à 2 points. Plusieurs films sont proposés par Session. Mais attention, seulement 3 dvd partiront ! En effet, seuls les 3 premiers participants à atteindre les 12 points pourront choisir un dvd parmi ceux qui sont en jeu. Il y a un seul exemplaire par dvd, donc le premier arrivé sera le premier servi! S’inscrire à la Newsletter est un atout majeur pour être au courant de la diffusion d’un nouveau jeu. Si aucune proposition valable n'est donnée, des indices seront mis afin de vous aiguiller.
Bonne chance à toutes et tous!


Jeu(x) Ciné à trouver
:  
  ...

Jeudi 10 janvier 2008

affiche-TheThing.jpgFantastique/Epouvante/USA/1982/1h45
Réalisation:
John Carpenter. Scénario : Bill Lancaster d’après la nouvelle de John W. Campbell. Production : Stuart Cohen, David Foster, Larry J. Franco, Wilbur Stark, Lawrence Turman. Musique : Ennio Morricone. Interprètes : Kurt Russel, Keith David, Wilford Brimley, T.K. Carter, David Clennon, Richard A. Dysart,...

« Douze hommes en proie à la chose Â». Adaptation de la nouvelle écrite par John Campbell « Who goes there Â» (« La bête d’un autre monde Â») et remake de La chose d’un autre monde réalisé par Christian Niby et Howard Hawks, The Thing est le premier grand film de studio de John Carpenter. Produit pour le compte de la Universal, ce chef d’œuvre de l’angoisse a mobilisé à l’époque une belle équipe d’artistes absolument fantastiques : des acteurs (dont un Kurt Russell impeccable, tout comme le reste du casting, le chien y compris!) au maquilleur (Rob Bottin et ses créatures cauchemardesques) en passant par le directeur photo (Dean Cundey) ou encore le compositeur (il maestro Ennio Morricone), tous ont excellés dans leurs activités. Des hommes en proie à la vision d’un des maîtres de l’épouvante.
Antarctique. Deux scientifiques norvégiens, à la poursuite d’un chien de traîneau, déboulent sur une base américaine et sont abattus par les hommes du camp. Parmi ceux-ci, McReady et le Dr Copper découvrent peu après la base norvégienne désertée et presque anéantie, ainsi qu’un cadavre à peine humain. Or, la chose qui a détruit tous les membres de cette équipe se trouve déjà parmi eux, pouvant prendre l’apparence de quiconque, et infecter tout organisme.
Après avoir mis en scène avec brio l'imperceptible et l’indescriptible (le Mal à l’état brut dans Halloween, le siège invisible dans Assaut) en travaillant presque exclusivement sur le hors champ, Big John pointe tout droit sa caméra sur l’horrible entité extra-terrestre agissant dans The Thing. Cette aberration organique et morphologique n’a en effet nullement besoin de se tapir dans l’ombre ou de surgir d’un coin du cadre pour effrayer le spectateur, son aspect terrifiant tient sa force dans sa forme inclassable et inattendue. Le mal surgit de là où on ne l’attend pas. Chez Carpenter, le mal est perfide, il se déguise. Dans The Thing, il peut prendre l’apparence de quiconque et même du plus banal des compagnons (un chien…meilleur ami de l’homme ?) pour vous surprendre à revers et ne vous laisser aucune chance. Un des nombreux moments incroyables du film évoquant parfaitement cela est cette scène hyper tendue, où MacReady, dynamite et lance-flamme en main, tient en joue Childs tandis que le docteur assisté de deux hommes tente de réanimer Norris, victime d’une crise cardiaque. Un homme saisit discrètement un scalpel et s’apprête à attaquer MacReady…que va-t-il se passer ? McReady va-t-il pouvoir tenir à distance les autres ? Clark va-t-il tuer MacReady ? Personne ne se doute que l’horreur viendra en fait de la table d’opération où Norris va se transformer lors d’un effet littéralement estomaquant. De la tension et des effets de ce genre, il y en a des tas dans ce film magistral, la séquence du test sanguin étant la plus souvent citée.

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A l’intérieur, on croirait être en sécurité puisque dehors, le climat est hostile et le froid mortel (la neige, source de peur et d’inconnu, est ici impeccablement mise en scène comme un personnage à part entière). Mais « la chose Â» va venir troubler cet havre de paix et de sécurité. L’occasion est alors trop belle pour Carpenter qui va filmer de la plus belle des manières l’isolement et balader sa caméra dans les couloirs de la base lors de plans séquences maîtrisés et diablement inquiétants. L’artiste utilise et place sa caméra comme personne. Il parvient à se tirer de situations délicates et à découper son espace filmique, si exigu puisse-t-il être, avec une précision et une efficacité incroyable. Il faut voir à ce sujet la scène des poches de sang déchirées où dix personnages sont debout dans un lieu relativement petit, et où les enjeux et les soupçons sont multiples. Une vraie leçon de cinéma ! Et c’est comme ça du début à la fin. La fin, justement. Un film de Carpenter sans une fin ouverte, pessimiste et/ou désespérée n’est pas véritablement un Carpenter de haute volée. Et avec The Thing, il nous offre l’un de ses plus beaux final, comptant avec Prince des ténèbres et L’antre de la folie parmi les fins les plus sombres et démoniaques vues sur un écran. Normal, me direz-vous, ces trois films font partie intégrante de sa « trilogie de l’apocalypse Â» ! Et comment !!

Angoissant, étrange, paranoïaque, effrayant, cauchemardesque, effarant,… The Thing est un chef d’œuvre du film d’épouvante qui surpasse son modèle d’origine et qui est même parvenu à devenir une référence en la matière, souvent copiée mais jamais égalée. Accessoirement, il s’agit aussi d’un de mes cinq films préférés de toute l’Histoire du Cinéma.

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Vendredi 14 septembre 2007

Policier/Corée du sud/2003/2h10
Réalisation:
Bong Joon-Ho. Scénario : Bong Joon-Ho, Kim Kwang-Rim et Seung Bo Shim. Production : Cha Seoung-Jae, Kim Moo Ryung, No Jong-yu. Musique : Tarô Iwashiro. Interprètes : Song Kang-ho, Kim Sang-kyung, Kim Roe-ha, Song Jae-ho, Byeon Hie-bong ,...

Un article lu chez Samom m’a donné envie de revenir sur cet excellent thriller réalisé par Bong Joon-ho. Et comme en plus son dernier film, The Host, sort bientôt (ou vient de sortir) en dvd, c’est l’occasion idéale pour causer un peu de ce précédent film absolument remarquable.
Lorsque survient le pire, les autorités se retrouvent parfois bafouées, perdues entre l’horreur d’actes immondes et le manque d’indices probants. Cela vous dit quelque chose ? Pas étonnant…. Bien des nations, de tous temps, ont comportés leur lot de malades et de sadiques : Jack l’éventreur, Ed Gein, Ted Bundy, Charles Manson sont les plus « célèbres Â», mais tellement d’autres subsistent tapis dans l’ombre, sans nom, si ce n’est celui d’ Â« affaire non classée Â». La Corée du sud ne déroge pas à la règle et fut, entre 1986 et 1991, la victime d’un serial killer qui aurait assassiné une dizaine de femmes âgées entre 13 et 71 ans. Memories of Murder suit Park Doo-Man, un détective intuitif ainsi  que son violent acolyte Cho à la poursuite du fameux tueur. Ces deux enquêteurs aux méthodes peu orthodoxes seront vite soutenus dans leur tâche par un flic venant de la ville dans le but de remettre de l’ordre dans une enquête qui piétine grave et qui n’a pas fini de leur donner du fil à retordre.

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Autant le dire direct : le réalisateur Joon-Ho Bong ne nous refait pas ici un énième film de tueur en série à la Seven, et c’est tant mieux ! Au lieu de tirer un portrait haut en couleur de son tueur et de ses actes, le metteur en scène préfère opter pour le point de vue désabusé des victimes et des flics complètement paumés face à une affaire qui les dépasse. Tourné sur les lieux même des évènements, le film s’est fabriqué grâce à de nombreuses recherches et témoignages de policiers et de journalistes ayant couvert l’enquête à l’époque. Les moyens de recherches étaient archaïques et Bong Joon-ho mise tout son film là-dessus. Traité avec un humour noir n’écrasant en rien l’impact des actes criminels, Memories of Murder n’est jamais démonstratifs dans les tueries (point de gore ici, ma p’tite dame) mais cela ne l’empêche pas d’être très angoissant et même effrayant (je vous défie de ne pas stresser à la vue d’une silhouette ou de rester de marbre lorsque le tueur surgit sur une victime perdue sous la pluie). De plus, le casting est impeccable (dont le génial Song Kang-ho également à l’affiche de The Host) et la toile de fond, à savoir la dictature militaire de l’époque, nous donne un film à lecture multiple. A (re)voir de toute urgence !

Memories of Murder
traite avec originalité le film de tueur en série en y apportant un point de vue intelligent, parfois drôle mais surtout désabusé des enquêteurs oeuvrant sur l’affaire. Les autorités sont perdues, l’atmosphère est menaçante et le tueur court toujours…de quoi passer de nombreuses nuits blanches !

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Vendredi 13 juillet 2007

affiche-vendredi-13.jpgSlasher/USA/1980/1h36
Réalisation:
Sean S. Cunningham. Scénario : Victor Miller. Production : Sean S. Cunningham. Musique : Harry Manfredini. Interprètes : Betsy Palmer, Adrienne King, Harry Crosby, Kevin Bacon, Laurie Bartram,...

Sorti juste après Halloween, Vendredi 13 est clairement un projet opportuniste qui n’a pas cherché une seconde l’originalité. Cependant, cela ne l’a pas empêché de faire un carton et d’engendrer jusqu’ici pas moins de neuf suites ! Ce petit film indépendant est devenu une véritable institution et, quoiqu’on en dise, a marqué tous les amateurs de slashers et d’épouvante de manière indélébile.
Après une fermeture pour cause de tuerie, le camp Crystal Lake est rouvert pour le plus grand bonheur d’une bande de jeunes moniteurs venus s’y installer pour l’été. Mais les meurtres reprennent vite leur cours et l’assassin est bien décidé à ne pas laisser ces jeunes cons batifoler tranquillement dans son lac.

Vendredi 13 exploite donc les codes du slasher et situe son action dans un cadre identique à La baie sanglante de Mario Bava, l’un des films fondateur du genre. L’histoire est carrément anorexique et en plus, c’est du repompage. La réalisation de Cunningham n’a rien de véritablement innovante, les personnages sont de la vulgaire chair à saucisse et les meurtres s’enchaînent lentement devant le regard somnolant du spectateur. Qu’est-ce qui est donc en mesure de nous sortir de la torpeur ? Et bien les meurtres, justement. Bénéficiant de maquillages confectionnés par Tom Savini (qui travaillait là sur son 5ème film, si je ne m’abuse), ils sont presque le seul grand intérêt du film. On attend dès lors chaque crime avec impatience et l’on jubile devant chacun d’entre eux : double assassinat au couteau, égorgement, perforation de la gorge, hache dans la gueule, flèches plantées dans le corps ou encore décapitation, tous sont exécutés avec une habilité et un talent véritable. Du grand art ! Sans Tom Savini, Vendredi 13 aurait bien peu de saveur. Heureusement tout de même, il y a un deuxième grand point positif au long métrage : sa musique. Composée par Harry Manfredini (qui a également signé les scores de House et de Wishmaster), elle est devenue culte et s’avère terriblement obsédante durant la vision du film. « Tchi tchi tchi tchi tchi…Ah ah ah ah ah… Â»
, en réalité il s’agit de la phrase prononcée par Betsy Palmer dans le film : Â« Kill her, mammy, kill her Â» dont le musicien a repris le « Ki Â» de Kill et le « ma Â» de mammy. Passées dans les machines, ces deux syllabes résonneront effroyablement pour former le thème que l’on connaît tous aujourd’hui.

Vendredi-13.jpg
Mais j’en entends déjà qui s’indignent. « Quoi, c’est tout ?! Des maquillages sanglants du plus bel effet et une musique devenue culte, c’est tout ce qu’il y a retenir de Vendredi 13 ?! Â» Et bien pour moi, oui. « Mais hé ! Et Jason alors ?? Â» Et alors petit sacripant ?! Tu oublies que Jason ne commence à tuer que dans le deuxième épisode. Soit tu n’as ni vu le film dont je te parle soit tu essaies de me tester comme ce blagueur d’encapuchonné qui se ballade dans Scream ! C’est bien sûr la môman du petit Jason qui agit ici et le fils n’apparaît que dans des flash-back où on le voit se noyer ainsi que dans un final bondissant. Son heure de gloire éclate à partir du second volet et il devient une véritable icône en arborant pour la première fois son fameux masque de hockey dans le troisième épisode. C’est à partir de là que Jason Voorhees devient culte. Et s’il a été interprété par pas moins de 7 comédiens différents, c’est bien l’impressionnant Kane Hodder (Prison, Leatherface, Wishmaster,…) qui campe le meilleur tueur de Crystal Lake qu’on ai pu voir jusqu’à présent. Depuis le numéro 7, il est Jason Voorhees et franchement, il est désormais difficile de voir quelqu’un d’autre s’accoutumer le rôle. A noter qu’une préquelle (ben tiens !) était tout un temps annoncée avec ce couillon de Michael Bay aux commandes... Que Dieu ait pitié de nous !
Très loin d’être un chef d’œuvre, le premier Vendredi 13 reste néanmoins un film culte et très réputé dans le milieu horrifique. Il a lancé une interminable franchise et, au fil des films, a attiré de plus en plus d’amateurs grâce à son inénarrable tueur au masque de hockey. Jason, les bains de minuit, le camp Crystal Lake, la machette en travers de la tronche,… si ça ne vous dit absolument rien, c’est que vous débarquez d’une autre planète !

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Lundi 25 juin 2007

affiche-Les-griffes-de-la-n.jpgEpouvante/USA/1984/1h40
Réalisation et Scénario:
Wes Craven. Production : Robert Shaye. Musique : Charles Bernstein. Interprètes : Heather Langenkamp, John Saxon, Ronee Blakely, Johnny Depp, Amanda Wyss,...

S’inspirant de faits divers lus dans les journaux ainsi que d’un souvenir d’enfance qui l’avait terrifié, Wes Craven crée en 1984 le premier d’une longue série de films consacrés au terrible Freddy Krueger. Sans le savoir, il tenait là une véritable mine d’or qui ne cesse, encore de nos jours, de faire des petits (Freddy vs Jason).
Nancy est traquée dans ses cauchemars par un mystérieux croquemitaine. Se confiant à ses amis, elle découvre qu’eux aussi sont victimes du même type de rêve. Une nuit, une de ses amies est sauvagement assassinée dans son sommeil. Peu à peu, Nancy comprend qu’un tueur nommé Fred Krueger et qui terrorisa jadis Elm street est revenu pour sévir dans les rêves des adolescents…
Les films consacrés au tueur d’Elm Street sont devenus au fil des années une franchise plus que juteuse. Pourtant, quand Wes Craven a proposé son script à divers producteurs, ceux-ci ne se sont pas jetés dessus. Considéré comme une histoire ridicule qui ne ferait peur à personne, le scénario des Griffes de la nuit n’a retenu l’attention que d’une personne, à savoir Robert Shaye. Seul lui et Wes ont véritablement cru en ce film. Et ensemble, ils ont été jusqu’au bout. The rest is history…. Mais bien que la série des Freddy compte actuellement sept films (+ le vs contre le tueur à la machette de Crystal Lake), seul le premier est une petite perle du film d’horreur. En effet, aucun autre épisode n’a véritablement réussi à atteindre l’angoisse et l’horreur de ce premier volet. Freddy Krueger y est mystérieux et dangereux, véritable incarnation du mal s’amusant à terroriser avec une belle pointe de sadisme les jeunes du quartier. On était encore loin du type cool à la punchline qui tue auquel on aimerai bien serrer la pince! Ici, on évite de somnoler de peur qu’il ne nous tranche en deux (« un, deux,… Â»). Car quand il vous a à sa merci, il vous entaille sans hésitation engendrant ainsi des meurtres d’une violence et d’une brutalité rare (voir la géniale scène du plafond ou encore celle du petit ami aspiré par son pieu). Une telle sauvagerie sanglante ne se retrouve dans aucun autre film de la série. Ce qui est fort regrettable.

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De même, l’histoire et le traitement proposé par le réalisateur étaient assez originaux pour l’époque. Entre rêve et réalité, les pistes étaient quelques fois brouillées, et toute une imagerie fantastique venait s’insérer harmonieusement à l’ensemble. La confrontation entre le bien (Nancy) et le mal (Freddy), élément classique du film d’épouvante (et de bien d’autres genres), prenait vie de la plus belle des façons grâce à l’interprétation plus qu’honorable d’Heather Langenkamp et de l’excellent Robert Englund. D’autres personnages gravitant autour d’eux s’avéraient plutôt attachants dont Glen, joué par un Johnny Depp qui tenait là son tout premier rôle au cinéma, sans oublier l’éloquent John Saxon (Opération Dragon, Ténèbres) qui, tout comme Heather, reviendra pour les besoins du troisième et dernier opus (respectivement Les griffes du cauchemar et Freddy sort de la nuit). En plus de tout cela, l’ambiance sonore ainsi que l’excellente musique venait ajouter la touche finale à ce merveilleux film d’horreur qui en a inspiré plus d’un et qui a davantage marqué les esprits que toutes ses suites.
Mêlant horreur pure et fantastique, Les griffes de la nuit demeure à ce jour le meilleur film de la franchise et aussi le plus terrifiant. C’est aussi, pour moi, un super (et flippant) souvenir d’enfance qui m’a vigoureusement marqué par son ambiance unique et son surprenant croquemitaine. Un film à voir (ou à revoir) avec beaucoup de considération, à mon humble avis.

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Mercredi 2 mai 2007

affiche-Spiderman2.jpgFantastique/USA/2004/2h07
Réalisation :
Sam Raimi. Scénario : Alfred Gough, Miles Millar, Michael Chabon et Alvin Sargent d’après le comic book créé par Stan Lee et Steve Ditko. Production : Laura Ziskin, Avi Arad. Musique : Danny Elfman. Interprètes : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, Alfred Molina, James Franco,  Rosemary Harris, J.K. Simons,...

Attention! si vous n’avez jamais vus aucun spider-man et que vous désirez vous y mettre, il est fortement déconseillé de lire ce qui suit sous peine d’être victime de spoilers impitoyables. vous voilà prévenus !
Suite des aventures du type qui n’arrête pas de tisser. Cette fois, Spidey se tâte, jette l’éponge, avoue ses actes, remet le costume moulant, affronte le Doc Ock et montre même sa véritable trombine. Intenables, ces super héros !
Entre la vie de super héros et la vie estudiantine, le cÅ“ur de Peter Parker balance. Surtout que son identité masquée l’a irrémédiablement écarté de celle qu’il aime, Mary Jane, partie jouer les comédiennes en ville et maintenant sur le point de se marier à un autre homme. Par ailleurs, son amitié avec Harry Osborn, qui maudit Spider-Man depuis la mort de son père, est de plus en plus menacée. Bref, rien ne va plus pour Peter qui se remet en question et jette même le costume de l’araignée aux poubelles. Mais c’est sans compter sur un nouvel ennemi faisant son apparition : le dangereux Dr Otto Octavius, un scientifique qui est malheureusement passé sous l’emprise de sa propre création.

Spider-Man 2 est un peu ce qu’Evil Dead 2 était à Evil Dead, c'est-à-dire une espèce de suite/remake. Suite car on assiste évidemment et logiquement à l’évolution des différents personnages et remake car le réalisateur s’amuse à reprendre certains éléments et scènes du premier film qu’il modifie quelque peu (dialogues entre MJ et Peter, entre tante May et Peter, le building en feu, la naissance du méchant,…). Après un générique du plus bel effet nous rappelant les moments clés du film précédent, on retrouve donc Peter qui tente ici de concilier vie normale et combat contre le crime. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est que l’acceptation définitive ne se fera pas sans souffrance. Ce qui est génial ici, c’est toute cette remise en question radicale tenant, une fois de plus, du jamais vu dans un film de super héros. Mais l’ami Parker ne restera pas longtemps Peter et après maintes réflexions, il enfile à nouveau le costume de Spider-Man pour enfin assumer pleinement sa double identité. Une superbe renaissance, en quelque sorte. Comme précédemment, on a toujours la présence d’une grande menace incarnée ici par le Dr Octopus, un bad guy qui n’a plus rien à perdre et qui veut à tout prix achever ses expérimentations, aussi dangereuses soient-elles. Ici, rien à redire sur le look du Doc qui fait cette fois l’unanimité et qui est en plus impeccablement interprété par Alfred Molina (La Mutante, Frida). Mais ce personnage, malgré la menace importante qu’il incarne, n’est pas le véritable ennemi de cet épisode. Son adversaire est en réalité Harry Osborn, qui charge le docteur de capturer l’araignée afin d’obtenir sa vengeance (vous savez, la mort de son père, tout ça…). La surprise sera de taille lorsqu’il découvrira qui se cache derrière le masque ! Entre Harry et Peter, plus rien ne sera comme avant. La véritable identité du tisseur met en péril son amitié envers son meilleur pote mais par contre, elle favorise au final sa liaison avec MJ qui, à la fin du film, lui tombe littéralement dans les bras. Bref, c’est pas parce que Spider-Man 2 est une suite de blockbuster bourrée de thunes que le contenu se résume à une suite de scènes d’action remplies d’effets spéciaux (au demeurant fabuleuses). Loin de là. L’équilibre parfait est toujours obtenu et ce, même lorsqu’une bonne dose d’humour et de folie est injectée dans le métrage (je jubile toujours autant lors de la scène du réveil du Doc Ock !). Si on a aimé le premier, il n’y a aucune raison de ne pas apprécier celui-ci. Merci infiniment, Mr Raimi ! Vous êtes trop bon !
Réaliser un chef d’œuvre absolu du film de super héros était déjà quelque chose de stupéfiant mais alors, réaliser une suite qui en est à la hauteur (voire meilleure sur certains aspects), ça tient carrément du miracle ! Sam Raimi n’est pas un génie, c’est un Dieu !

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Mardi 1 mai 2007

affiche-Spiderman.jpgFantastique/USA/2001/2h
Réalisation :
Sam Raimi. Scénario : David Koepp d’après le comic book créé par Stan Lee et Steve Ditko. Production : Laura Ziskin, Ian Bryce, Avi Arad. Musique : Danny Elfman. Interprètes : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, Willem Dafoe, James Franco, Rosemary Harris, Cliff Robertson,…

Avant de partager mes impressions sur le tant attendu Spider-Man 3, permettez-moi de revenir sur les deux précédentes aventures cinématographiques de l’homme araignée. Aujourd’hui donc, Spider-Man premier du nom ou comment un réalisateur culte agrandi sa renommée de façon exponentielle en un seul blockbuster parfaitement mis en scène.
Le jeune Peter Parker est un ado dont la réputation n’est pas très flatteuse. Secrètement amoureux de la belle Mary Jane, il vit dans un quartier de New York avec sa tante May et son oncle Ben. Mais un jour, l’existence de Peter se trouve totalement chamboulée par la morsure d’une araignée génétiquement modifiée. Sa force et son agilité évoluent de façon impressionnante et il se découvre des pouvoirs surnaturels totalement stupéfiants. Peu à peu, l’ado devient le fameux Spider-Man et suite au malencontreux décès de son oncle, il décide d’utiliser ses pouvoirs au service du bien. Mais au même moment, le père d’Harry, le richissime Norman Osborn, subit un accident qui le transforme en une créature perfide et extrêmement menaçante répondant au doux nom de Bouffon Vert. L’affrontement entre les deux hommes est inévitable.
« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Â» Et mine de rien, en signant cette adaptation ciné d’un des comics les plus connus et appréciés au monde, Sam Raimi, qui est au demeurant un grand amateur de l’œuvre de Stan Lee, a pris un sacré risque. Avant de découvrir la bête sur grand écran, les inquiétudes fusaient de toute part : un Bouffon vert au look trop « Bioman Â», des écarts divers vis-à-vis du support d’origine,… les fans ont tremblés. Mais à la vision du film, on ne peut que s’incliner devant la réussite des travaux accomplis. Dans le Spider-Man de Sam Raimi, tout fonctionne à merveille. Entre la tragédie shakespearienne et l’adaptation de comics parfaitement assumée, le film garde une homogénéité ahurissante. Et pourtant, il y en a des choses dans Spider-Man : du drame avec la mort de l’oncle Ben, de la folie schizophrène avec Norman Osborn (excellent Willem Dafoe), de l’émouvante empathie avec tante May, de la romance avec Mary Jane, j’en passe et des meilleures. Peu de films du genre parviennent à synthétiser autant d’éléments dans un seul long métrage ! Le tour de force de Sam Raimi est indéniablement d’avoir réussi à inclure les multiples états d’esprit du comics dans un long métrage de 2h. Durant tout ce temps (qu’on ne voit pas passer), on suit un Peter Parker (Tobey Maguire, parfait) qui découvre ses pouvoirs lors de scènes terriblement amusantes, qui explose de rage et déchaîne ses nouveaux pouvoirs lorsque son oncle est assassiné lors d’une scène hautement jouissive et graphique, qui tente tant bien que mal à cacher sa double identité au risque d’y perdre l’amour de sa vie et qui affronte son premier véritable ennemi en la personne du Bouffon vert. Derrière le costume, il y a toujours un être humain qui pense, qui vibre, qui souffre, et ça, le réalisateur ne l’oublie jamais. Tout comme il n’oublie pas de nous en mettre plein la vue et de nous faire plaisir. Les scènes d’action sont magnifiquement rythmée et découpée, la caméra virevolte dans des travellings et plans séquences totalement maîtrisés, l’esthétique est superbement bariolée et les plans font directement références à des cases de BD. De plus, on a droit à de réjouissants caméos où apparaissent rapidement Stan Lee, Bruce Campbell ou encore Ted Raimi. Je ne manquerai pas d’ajouter que tous les acteurs sans exception incarnent leurs personnages à la perfection (mention spéciale à J.K. Simmons qui interprète un J. Jonah Jameson totalement réjouissant) et que la majestueuse musique de Danny Elfman ajoute la dernière touche indispensable à l’édifice. Si avec tout ça, vous n’aimez pas Spider-Man, c’est que vraiment les films de super héros ne sont pas faits pour vous.

En véritable fan, le réalisateur d’Evil Dead maîtrise son sujet et livre LE film de super héros ultime. Entre grand spectacle et grande figure tragique, Spider-Man est à la hauteur des espérances. La suite, vite !

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Mercredi 4 avril 2007
Avant d’entamer le BIFFF, je vous propose un petit flash-back sur certains films d’épouvante de la Hammer. Loin de moi l’idée de faire ici un hommage exhaustif au célèbre et flamboyant studio britannique. N’ayant pas vu le ¼ de ces films (que de films merveilleux à découvrir encore !), je me contenterai simplement de partager la joie ressentie lors des projections sur grand écran de quatre de leurs grands classiques. Le monstre accompagné de ses potes Les monstres de l’espace attendent Le retour de Frankenstein dans Le cauchemar de Dracula.

 



affiche-Le-monstre.jpgLe Monstre (Quatermass Xperiment)

Science-fiction/Epouvante/G-B/1955/1h22
Réalisation:
Val Guest. Scénario : Richard Landau, Val Guest et Nigel Kneale. Production : Anthony Hinds. Musique : James Bernard. Interprètes : Brian Donlevy, Jack Warner, Margia Dean, Richard Wordworth, David King-Wood,...

A la suite d’une exploration, l’équipage d’un vaisseau spatial succombe à une force mystérieuse. Un seul survivant en réchappe mais ce dernier subit d’étranges mutations sur le corps, le transformant peu à peu en une créature difforme. Le professeur Quatermass se charge alors de comprendre le mal dont souffre l’homme et tente de stopper la pagaille qu’il est en train de provoquer dans tout Londres.
Cette adaptation d’une série télé diffusée par la BBC en 1953 est le film qui définira le style Hammer. Figure tragique, monstre stylé, identité musicale forte (James Bernard  fait ici ses débuts pour le studio et enchaînera avec pas moins de 23 partitions), Le Monstre est un des ancêtres des tous ces films de SF que nous apprécions, à savoir : The Thing, The Blob ou encore Hidden. Un film obscur, désespéré mais aussi incroyablement beau dans son habillage noir et blanc resplendissant, que je vous conseille plus que vivement de visionner si vous êtes, comme moi, un fantasticophile patenté.

Le Monstre sera suivi en 1957 de La Marque (Quatermass 2), toujours réalisé par Val Guest (je l’ai pas vu celui-là) ainsi que d’un troisième volet intitulé Les Monstres de l’espace (Quatermass and the Pit) réalisé en 1967 par Roy Ward Baker. Dans ce dernier, un engin est découvert dans un métro de Londres et libère une entité extra-terrestre des plus ravageuses. Tourné en couleur, le film bénéficie de quelques maquillages un peu gores ainsi que d’un final apocalyptique du plus bel effet.

 


Le-cauchemar-de-Dracula-aff.jpgLe Cauchemar de Dracula (Dracula)

Epouvante/G-B/1958/1h22
Réalisation: Terence Fisher. Scénario : Jimmy Sangster d’après l’œuvre de Bram Stoker. Production : Anthony Hinds. Musique : James Bernard. Interprètes : Peter Cushing, Christopher Lee, Michael Gough, Melissa Stribling ,...

Après que le pauvre Jonathan Harker se soit fait vampiriser par une des femelles du comte Dracula, ce dernier s’attaque à sa fiancée Mina ainsi qu’à sa famille. Seul le Dr Van Helsing semble pouvoir protéger la jeune femme et détruire l’abominable suceur de sang.
Le plus réputé des classiques Hammer. Terence Fisher à la réalisation, Jimmy Sangster au scénario (qui dû faire, en raison de restrictions budgétaires, quelques écarts par rapport au bouquin de Stoker), James Bernard toujours à la musique et ces deux monuments que sont les acteurs Peter Cushing et Christopher Lee. L’un est le pragmatique Dr. Van Helsing, l’autre est le bestial (mais néanmoins très glamour) Comte Dracula : le face à face est d’anthologie !  Interprétation magistrale, apparition de la couleur (sang), décors incroyables, sobriété de la mise en scène, modernité du mythe vampirique et final splendide, Le cauchemar de Dracula c’est le charme vénéneux du cinéma d’épouvante dans toute sa splendeur.

 


retour-Frankenstein-affiche.jpgLe Retour de Frankenstein (Frankenstein must be destroyed)

Epouvante/G-B/1969/1h38
Réalisation: Terence Fisher. Scénario: Bert Batt et Anthony Nelson Keys. Production : Anthony Nelson Keys. Musique : James Bernard. Interprètes : Peter Cushing, Simon Ward, Veronica Carlson, Thorley Walters, Freddie Jones,...

Le baron Frankenstein poursuit ses macabres expériences et cette fois, avec l’aide de son assistant Karl, il va tenter une dangereuse transplantation de cerveau sur un homme mentalement malade.
Magnifique découverte que ce Frankenstein must be destroyed ! Ce quatrième opus inspiré du mythe créé par Mary Shelley bénéficie d’une approche assez originale par le biais de cette greffe du cerveau orchestrée par le docteur Frankenstein. Ce dernier, impeccablement interprété par Peter Cushing, nous est ici présenté comme l’un des êtres les plus immoraux qui puisse exister. Assassinat, viol ou trahison, pour lui tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Quant à la créature, elle incarne ici plus que jamais cette figure dramatique, notamment au travers de scènes atteignant une beauté inédite. Commençant sur les chapeaux de roues par une introduction à la fois glauque et trépidante, le film se termine sur une fin tragique absolument magnifique. En bref et pour faire court : Le retour de Frankenstein est un véritable must!


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Jeudi 22 mars 2007

affiche-Mononoke.jpgAnimation/Japon/1997/2h10
Réalisation et scénario:
Hayao Miyazaki. Production : Tokuma Shoten, Nippon Television Network, Dentsu, Studio Ghibli. Musique : Joe Hisaichi.

Maître incontesté de l’animation, Hayao Miyazaki a plus d’une merveille à son actif. Du Château de Cagliostro au Château ambulant, il n’a cessé de nous faire voyager et rêver tout en nous questionnant sur la société dans laquelle nous évoluons. Princesse Mononoké, l’œuvre la plus réputée de l’artiste (avec Le voyage de Chihiro) est incontestablement un des sommets de sa carrière. Un immense succès critique et public qui a confirmé, après Mon voisin Totoro et Porco Rosso, tout le talent de cet immense artiste auprès du public européen.
Au XVe siècle, la forêt japonaise se voit dépeuplée par la faute de l’homme. S’échappant des bois, un sanglier possédé par un démon ravageur attaque le village du jeune Ashitaka, futur chef du clan Emishi. Blessé par l’attaque de la bête, celui-ci doit quitter les siens et partir à la recherche du dieu de la forêt qui pourra défaire le sortilège l’envahissant peu à peu. Durant son voyage, Ashitaka rencontre Lady Eboshi, une femme à la tête d’une communauté de forgerons ainsi que San, une sauvageonne élevée par les loups. Son destin est désormais partagé entre le clan des hommes et celui de la forêt.

Princesse Mononoké est plus que jamais le film de Miyazaki où la nature est au centre de toutes les préoccupations. Néanmoins, il ne s’agit nullement d’un pamphlet écolo. C’est bien plus complexe que cela, plus ambigu. En effet, personne (aussi bien les animaux que les humains) n’est complètement bon ou mauvais dans cette œuvre magistrale. Les différentes natures et personnalités sont contrastées et magnifiquement équilibrées, c’est ça qui est passionnant. Par contre, ce qui ne semble pas évoluer ni broncher d’un poil, ce sont les croyances, les convictions profondes des êtres. Dans Princesse Mononoké, Hayao nous montre que la société a beau évoluer dans son développement des communautés et des matériaux, celle-ci régresse, ou tout du moins reste campée sur ses positions quant à son idéologie. Le chef d’œuvre de Miyazaki, outre son aspect merveilleux et son animation incroyable, est donc bien un regard lucide sur la société et son obstination à répéter les mêmes erreurs d’une génération à l’autre. L’artiste y a mis toute son énergie, toute sa force évocatrice, afin de léguer là un puissant message à destination des hommes. D’ailleurs, il pensait que Princesse Mononoké serait son dernier film. Heureusement pour nous, il n’en est rien.
Ce film est également un régal esthétique et référentiel. C’est un magnifique mélange d’influences, empruntant essentiellement au cinéma de Kurosawa. Et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que jamais il ne se veut didacticiel ou solennel,  au contraire, le cinéma de Miyazaki est fait de témoignages vibrant, d’histoires et de situations magiques ainsi que d’aventures lyriques. C’est du vrai cinéma transcendant, exalté, mélancolique mais aussi cruel. Car Princesse Mononoké c’est l’œuvre la plus violente et sanglante du maître. Il n’y a pas de combat sans blessures, pas de confrontations sans douleurs. Ce qui renforce d’avantage toute la puissance de cette Å“uvre à la fois magique et agressive. Un film riche et fantastique qui évite naturellement tout manichéisme et qui se situe de l’autre côté du fleuve. Celui situé juste à l’opposé de la rive où se baladent joyeusement Donald, Mickey et leurs amis, si vous voyez ce que je veux dire.

Princesse Mononoké
, ce n’est pas un film d’animation merveilleux comme il en existe déjà pas mal. C’est bien plus que cela. Il s’agit d’une grande épopée pleine de fougue et de vie. Un sommet de l’animation et même de l’art en général qui nous fait oublier qu’on est en train de regarder un simple dessin animé. Même après de multiples visions, on reste surpris par tant de maîtrise et de lucidité. Tout simplement grandiose !


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Mardi 20 février 2007

La-route-de-Salina--affiche.jpgDrame/France/Italie/1970/1h36
Réalisation:
Georges Lautner. Scénario : Pascal Jardin, Georges Lautner et Jack Miller. Production : Robert Dorfmann, Yvon Guézel. Musique : Ian Anderson, Christophe, Clinic, Michel Magne et Bernard Gerard. Interprètes : Mimsy Farmer, Robert Walker Jr, Ed Begley, Rita Hayworth, David Sachs,...

Essentiellement reconnu du public pour ses comédies policières, Georges Lautner a également Å“uvré au service d’un cinéma plus sombre et plus tortueux. Des drames tels que La Maison assassinée et La Route de Salina (mais aussi Mort d’un pourri, polar sans concessions avec Alain Delon) prouvent magnifiquement tout le talent et la facilité d’adaptation de ce cinéaste qui a su se détacher, le temps de quelques films, du carcan humoristique dans lequel il a excellé durant des années. Avec l’histoire de ce beau gosse pris pour un autre et qui va jouer le jeu afin d’obtenir sa pitance ainsi qu’un peu de repos, le réalisateur nous plonge dans un univers psychologique des plus intenses. Ainsi, le personnage principal joué par Robert Walker Jr. (Easy Rider) tombe amoureux (et on ne peut décemment pas le conspuer) de la lumineuse Billie, interprétée par la resplendissante Mimsy Farmer (Quatre mouches de velours gris, Deux hommes dans la ville). Et le moins que le puisse dire, c’est que la liaison passionnée qui va s’ensuivre entre les « amants incestueux Â» laissera de nombreuses traces indélébiles dans leurs âmes. Soutenu par une esthétique à la fois éblouissante et ténébreuse, le metteur en scène signe une Å“uvre unique, tant enivrante que troublante, et qui, lorsqu’elle bascule, nous frappe de plein fouet. Véritable perle cinématographique bien ancrée dans son époque (l’odeur de Woodstock est plus que jamais dans l’air), La Route de Salina est un film trop méconnu qui est à découvrir absolument.

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Dimanche 24 décembre 2006

affiche-copie-5.jpgAnimation/USA/1993/1h15
Réalisation:
Henry Selick. Scénario : Caroline Thompson et Michael McDowell d’après une histoire de Tim Burton. Production : Tim Burton et Denise DiNovi. Musique : Danny Elfman. Interprètes (vo) : Danny Elfman, Chris Sarandon, Catherine O’Hara, William Hickey, Paul Reubens,...

Alors qu’il travaillait encore pour Disney sur Rox et Rouky et Taram et le chaudron magique, Tim Burton griffonnait déjà auprès de récits contant la rencontre d’Halloween et de Noël les personnages de Jack et Sally. Tel est le prologue de cette fabuleuse aventure et du merveilleux film qu’est devenu L’étrange Noël de Mr Jack.
Au Pays d’Halloween, Jack Skellington est le roi. Grand manitou des fêtes obscures et des maléfices, tout le monde dans cette cité le vénère. Mais Jack en a marre de cette routine. Lors d’un coup de déprime, il découvre une ville aux couleurs chatoyantes où tout le monde semble heureux. C’est le pays du Père Noël. Mais qu’est-ce que cela veut bien dire ? Jack va tenter de comprendre ce nouveau monde et va même prendre la place du gros barbu afin de distribuer ses propres cadeaux. Mais les choses ne tournent pas comme Jack le voudrait…


La première fois que j’ai découvert L’étrange Noël de Mr Jack, c’était lors de sa sortie au ciné. M’y rendant surtout par curiosité, je suis ressorti de la salle déçu, mais néanmoins conscient que j’avais vu là quelque chose d’unique. Je n’étais vraisemblablement pas encore prêt. Des années plus tard, quand j’ai revu le film, j’en suis tombé amoureux. Ma vision du cinéma avait alors changé. Je me suis rendu compte à quel point ce film était minutieusement animé et à quel point il regorgeait de détails ahurissants. En plus d’être le premier long métrage entièrement réalisé en stop motion, L’étrange Noël de Mr Jack est un film d’animation au design à la fois enchanteur et macabre. Rien de surprenant puisque toute la direction artistique est le fruit de l’épatante imagination de Tim Burton. Mais sans Henry Selick (qui a réalisé par la suite James et la pêche géante) à la réalisation et la tonne d’animateur qui ont travaillé sur ce projet, rien n’aurait été possible. Et rien ne serait pareil sans la musique et les chansons du fidèle compositeur de Burton, j’ai nommé le virtuose Danny Elfman. Ce dernier a écrit et interprété (la voix de Jack lorsqu’il chante, c’est lui) des chants absolument géniaux bercés par une musique tout simplement magnifique.
Amateurs d’animation, admirateurs de l’univers de Tim Burton et collectionneurs de féeries, vous devez, si ce n’est pas déjà fait, vous procurer le dvd de L’étrange Noël de Mr Jack ! Ce formidable objet comprenant l’un des plus extraordinaires films d’animation de tous les temps, contient également une foule de suppléments très intéressants dont les deux premiers films de Burton : le sympathique Frankenweenie et surtout l’excellentissime Vincent. Ce court métrage est un pur joyau où la personnalité unique du réalisateur d’Edward aux mains d’argent explose. De plus, il s’agit d’un vibrant hommage sous forme de poème au grand Vincent Price dont l’acteur lui-même fait la lecture. Indispensable !
Artistiquement irréprochable, L’étrange Noël de Mr Jack est un film encore très adulé de nos jours. Les noces funèbres a récemment tenté de reproduire un tel succès mais, si ce dernier n’en demeure pas moins techniquement impeccable, la magie n’était plus au rendez-vous. La preuve évidente qu’un miracle cinématographique est quelque chose de très précieux et difficilement réitérable ? Probablement.

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Time After Time

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