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Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a aussi bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; de la bande dessinée, des vidéos, des clips musicaux, des Videogames ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 17:21
Comédie/USA/2008/1h42
Réalisation & Scénario : Kevin Smith. Production : Scott Mosier. Musique : James L. Venable. Interprètes : Seth Rogen, Elizabeth Banks, Jason Mewes, Jeff Anderson, Traci Lords,…


Kevin Smith il est cool. Réalisateur, scénariste, producteur, acteur, grande gueule et geek incorrigible, l’auteur du cultissime Clerks continue de livrer des comédies qui font parler d’elles. Après avoir pulvérisé la religion avec l’excellent Dogma, envahi les plateaux hollywoodien avec Jay & Bob contre-attaquent et retrouvé ses employés modèles dans Clerks 2, le voici qu’il se penche sur la confection de X amateur avec Zack & Miri tournent un porno. Kevin Smith, un homme de bon goût ? Pas toujours !
Amis depuis le lycée et désormais colocataires, Zack et Miri décident de réaliser un film pornographique amateur afin de pouvoir payer leurs factures. Avec l’aide de quelques amis et connaissances, ils vont se lancer de cette entreprise pas comme les autres et bientôt se rendre compte que les sentiments qu'ils ont l'un pour l'autre sont peut-être plus profonds qu'ils ne l'imaginaient...
Attention, autant vous prévenir tout de suite : Zack & Miri tournent un porno n’est pas aussi chaud que son titre le laisse présager. Si on assiste bien au tournage sauvage d’un film olé-olé (après une longue introduction tout de même), ce dernier ne recèle en réalité qu’une ou deux scènes un tant soit peu dénudée. Et même si l’on constate la présence de stars ou ex-star du X au générique (la poumonnée Katie Morgan, la doyenne Traci Lords), à l’écran, il n’y a que ce taré de Jason Mewes (Clerks, Feast) pour oser le nu intégral. C’est d’autant plus frustrant que Kevin Smith ne se rattrape guère avec ses situations humoristiques, recyclant des gags déjà vus maintes fois ailleurs (ou dans ses autres films). Jamais vraiment les situations d’un tournage de film X ne sont détournées ou rendues cocasses, si ce n’est pas l’entremise d’une courte scène où une sodomie tourne à la scatologie. En misant plutôt sur son histoire d’amour entre deux amis de longue date, Smith passe à côté de son sujet et finit par nous décevoir, inexorablement. Alors oui, Seth Rogen (En cloque, mode d’emploi) et Elizabeth Banks (Slither) sont presque touchants, on s’amuse de voir Justin Long (Jeepers Creepers, Jusqu’en Enfer) jouer un homo qui s’assume et la bonne ambiance est de mise, mais Smith arrive à peine à nous esquisser un sourire, le bonhomme semblant même être à court d’idée lorsqu’il nous sert un pauvre pastiche de Star Wars (qui devient ici Star whores). On a vu de vrais pornos qui s’avéraient bien plus drôle, c’est un comble !
Zack & Miri tournent un porno est un de ces films qui passe à côté de son sujet, préférant livrer un quota de gags bien gras plutôt que d’aller vers quelque chose de véritablement audacieux. Au final, on a l’impression d’avoir assisté à n’importe quelle autre comédie américaine, le réalisateur de Clerks peinant véritablement à renouveler ses gags. Le gros Kevin serait-il en panne d’inspiration ? J'en ai bien peur...
Note : 2/6


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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 19:35
Horreur/Canada/2006/1h35
Réalisation, scénario & Production : Maurice Devereaux. Musique : Martin Gauthier. Interprètes : Nicolas Wright, Ilona Elkin, Neil Napier, Christine Lan, Emily Shelton, Tim Rozon,…


Maurice Devereaux est un artisan on ne peut plus sympathique. Après le très sympathique Slashers, il nous emmène cette fois sous terre pour ce nouveau film d’horreur humble confrontant une poignée de voyageurs à un groupe de bigots meurtriers. Sauvez votre âme avant qu’il ne soit trop tard pauvres pécheurs !
Un groupe de voyageurs se retrouve coincé sous terre lorsque la rame du métro s'arrête soudainement au milieu d'un tunnel. Plusieurs passagers reçoivent un mystérieux signal et se mettent à assassiner les autres voyageurs. Appartenant à un groupe d’intégristes catholiques, ces derniers veulent libérer l’âme de leurs prochains avant la fin du monde qui approche à grands pas…
Entouré de comédiens plutôt convaincants (dont Neil Napier, qui jouait le Preacherman ainsi que le déjanté Chainsaw Charlie dans Slashers), le réalisateur/scénariste et producteur canadien Maurice Devereaux livre ici un petit film gore sans concession (aucune pitié, même les gosses crèvent) agrémenté d’humour noir plutôt grinçant. Charge contre le fanatisme religieux, End of the line fait preuve d’un système D constant, parvenant à faire illusion tout du long malgré ses moyens étriqués. Les maquillages gores sont généreux et très réussis, le décor (qui n’est en réalité pas un vrai métro) fait mouche et on suit les pérégrinations des survivants avec une pointe d’angoisse bien dosée. Un bon petit Z, tellement réussi qu’il a presque l’air d’une série B et qui nous confirme tout le bien qu’on pouvait penser de Maurice Devereaux, réalisateur débrouillard qui a des idées et qui sait les mettre en scène, et ce, peu importe le budget alloué.
End of the line, malgré son sujet trop ambitieux au vu de son budget, fait mouche grâce au talent de Maurice Devereaux, artisan devenu expert dans l’art du système D. Mais qu’on lui file un bon paquet de fric pour qu’il nous fasse une grosse tuerie bon sang !
Note : 3.5/6

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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 18:21
Fantastique/USA/2009/1h25
Réalisation : Patrick Tatopoulos. Scénario : Danny McBride, Dirk Blackman, Howard McCain. Production : Gary Lucchesi, Tom Rosenberg, Skip Williamson, Len Wiseman, Richard S. Wright. Musique : Paul Haslinger. Interprètes : Michael Sheen, Bill Nighy, Rhona Mitra, Kevin Grevioux, Steven MacKintosh,…



Le troisième volet de la saga Underworld, initiée il y a maintenant plus de six ans par Len Wiseman, s’est montré très discret par rapport à ses aînés. Après une sortie technique en salle, Le soulèvement des Lycans (sous-titre très alléchant) aura-t-il une existence plus heureuse en dvd ? C’est qu’il le mériterait presque le bougre !
Au Moyen-Âge, l'équilibre règne entre les Vampires dirigés d'une main de fer par Viktor et leurs serviteurs les Lycans. Mais lorsque la fille de Viktor s'éprend de Lucian, un Lycan, c'est le début d'une longue guerre sanglante qui continuera jusqu'à aujourd'hui.
Eh oui, il s’agit une fois de plus d’une amourette à la Roméo et Juliette qui sert de base à cette préquelle située au Moyen-Âge. Cette fois, nous avons la sexy Rhona Mitra (Doomsday) dans le rôle de Sonya, fille du majestueux Viktor, qui tombe amoureuse du jeune Lucian, le Lycan qui passera chef de la meute dans les films précédents et qui est toujours interprété par Michael Sheen (Kingdom of Heaven, The Queen). La vampire en cotte de mailles se fera occire par son paternel (oups le spoiler…trop tard !) qui ne peut supporter une telle trahison dans leur lignée vampirique. Décidément, il ne fait pas bon être une femme pourvue d’émotions chez les suceurs de sang ! Mais cela n’est pas bien grave car Rhona Mitra, elle est bien belle, mais elle n’est pas pour autant une grande actrice ! Place donc, suite à son trépas, à Lucian et Viktor, les deux véritables personnages principaux de ce film, qui vont se foutre sur la gueule et ainsi amorcer la guerre qui durera durant des millénaires entre Vampires et Lycans. Michael Sheen et l’impérial Bill Nighy (Pirates des Caraïbes 2) assurent le spectacle niveau interprétation, quant à la réalisation, elle échoue cette fois à Patrick Tatopoulos, maquilleur, concepteur des créatures et directeur artistique talentueux qui officiait déjà sur les deux volets précédents. Malgré d’inévitables maladresses de débutant, l’homme s’en tire pas trop mal et nous offre un spectacle honorable, tenant les promesses émises par le titre, en nous balançant du Lycan en masse sur l’écran (souvent à l’aide de CGI limitées dont on devra néanmoins se contenter). L’ensemble se laisse regarder, n’oublie pas de faire la liaison avec les autres épisodes, s’oublie vite et nous donne envie de passer à autre chose. Ok les gars, c’est bon là, on en a fini avec la saga Underworld maintenant ? Oui ? Z’êtes sûr ? Ouf…
Prenant la forme d’une préquelle pour changer d’atmosphère mais renouant avec un récit d’amour aux relents shakespearien pour rester dans la lignée de ses prédécesseurs, Underworld 3 : le soulèvement des Lycans, s’avère plus modeste que les volets réalisés par Len Wiseman et acquiert donc ainsi une aura bien plus sincère et sympathique. Néanmoins, pour une saga mettant en scène des vampires et des loups-garous, elle nous aura bien déçu cette trilogie ! Heureusement, aujourd’hui, il y a Twilight pour prendre le relais ! Hum…non, ‘scusez, c’était une mauvaise blague.

Note : 2.5/6

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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 15:00
Action/USA/2008/1h47
Réalisation : Lexi Alexander. Scénario : Nick Santora, Art Marcum & Matt Holloway. Production : Avi Arad, Gale Anne Hurd. Musique : Michael Wandmacher. Interprètes : Ray Stevenson, Colin Salmon, Dominic West, Julie Benz, Dash Mihok,…



A peine la version mettant en scène Thomas Jane et John Travolta avalée que le Punisher débarque déjà en dvd dans un nouveau film sans prétention et discret, tellement discret même qu’il n’est pas passé par la case cinéma par chez nous. Une vraie petite injustice tant ce Punisher : War zone est une bande bien généreuse et débridée comme il faut, qui plus est produite et réalisée par deux femmes de caractère. Le célèbre vigilante de chez Marvel aurait-il enfin trouvé une adaptation cinématographique à la hauteur de ses célèbres méthodes expéditives ? Pas encore tout à fait mais on progresse…
Le justicier Frank Castle alias The Punisher, dans sa violente croisade personnelle contre le crime organisé, laisse pour mort le parrain de la pègre Billy Russo. Défiguré mais encore en vie, ce dernier, sous le pseudonyme de « Jigsaw », part chercher son taré de frère et prépare une vengeance terrible contre Castle en regroupant tous les membres des divers gangs de la ville...
L’histoire ne s’étoffe guère beaucoup plus que cela et préfère aligner les gunfights à base d’éclatements de cervelles plutôt que de se focaliser sur la psychologie des personnages. L’action et la gaudriole l’emportent donc sur le reste dans cette troisième version ciné du plus sombre et torturé des (anti)héros Marvel. Le manque d’inventivité se fait même ressentir par des emprunts évidents effectués sur de précédents films de super héros, tel ce Jigsaw, dont l’ « élimination » en début de film et le comportement lorgnent terriblement vers le Joker du film de Tim Burton. N’empêche, la tronche tranchée et le cabotinage de Dominic West (300), dans le rôle de ce bad guy déjanté face à un Ray Stevenson (la série Rome) parfaitement monolithique ainsi que toute l’hémoglobine qui éclabousse des décors illuminés de manière bien criarde font de ce Punisher : war zone un spectacle graphique aussi amusant que décérébré. Ca divertit son homme et ça fait plaisir à voir, surtout que c’est une femme (plutôt mignonne en plus !), Lexi Alexander (Hooligans), qui met en scène la chose, supervisée par la productrice de choc Gale Anne Hurd (Terminator et ses suites, Aliens, Hulk). Des gonzesses « who has balls » et qui en remontrent à certains mâles frileux pas foutus d’offrir leur quota de violence aux sombres héros de comics qui l’exigent ! Merci mesdames, je me suis bien éclaté devant votre Punisher joliment immodéré.
Les bad guys sont aussi cons que méchants et le scénario cherche son inspiration ailleurs, mais on s’en fiche car la violence est bel et bien au rendez-vous de ce Punisher : war zone devant lequel on sourit bêtement tout du long. Un authentique comic book movie qui ne se prend pas la tête mais qui préfère en éclater un max !

Note : 3.5/6

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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 17:42
Animation/USA /2008/1h35
Réalisation : Chris Williams & Byron Howard. Scénario : Dan Fogelman & Chris Williams. Production: Clark Spencer. Musique : John Powell. Interprètes (voix originales) : John Travolta, Miley Cyrus, Susie Essman, Mark Walton, Malcolm McDowell,…


Produit sous l’égide de John Lasseter (Toy Story, c’est lui !), Volt, premier film des studios Disney réalisé en 3-D (et ce, dès le tournage et non en post-prod comme un Chicken Little par exemple), est désormais disponible sur galettes pour notre plus grand plaisir. Et même si le spectacle qui se déroulera dans nos chaumières ne sera pas en relief, il n’en demeure pas moins un divertissement haut en couleurs et trépidant !
Volt est la star d'une série télévisée à succès dans laquelle il défie tous les dangers auprès de sa jeune maîtresse, Penny. Même lorsque les caméras s’arrêtent, le chien reste persuadé que le mal rôde toujours et que ses supers pouvoirs sont bien réels. Lorsqu’il se retrouve par erreur à l’autre bout du pays, Volt va expérimenter le monde réel tout en tentant de retrouver sa compagne humaine. Le chien super star rencontre alors sur sa route Mitaine, une chatte manipulatrice, ainsi que Rhino, un hamster accro aux séries, qui vont tous deux l’aider à retrouver les studios hollywoodiens où est restée Penny.
Passé une introduction trépidante digne des meilleurs films d’action/SF nous plongeant directement dans l’ambiance du show télévisé, le rythme de Volt ne faiblit presque jamais jusqu’au générique final. Parfait mélange d’action et d’humour (avec en prime une petite pointe d’émotion, Disney oblige), le long métrage de Chris Williams (scénariste sur Kuzco, l’empereur mégalo) et Byron Howard (chara designer sur Lilo & Stitch) trouve un équilibre plus que bienvenu. On ne le répétera jamais assez : il y a chez Pixar et Disney une intelligence et un respect du spectateur qui font qu’ils ne tombent jamais dans les excès propres à un produit made in Dreamworks, pour citer leur concurrent direct. L’humour est ainsi dépourvu de toute matière grasse, les dialogues sont irrésistibles et les situations, aussi invraisemblables soient-elles, s’imbriquent de manière cohérente dans un récit riche en émotions. Bref, tout le contraire d’un Shrek ou d’un Madagascar qui alignent les clins d’œil poussifs et les pets incessants dans un joyeux bordel ponctué de musique pop insupportable ! Hum...mais je m'égare...
Donc, Volt, spectacle irrésistiblement drôle et joyeusement trépidant, ne laisse aucun détail de côté. Visuellement c’est à nouveau une petite claque (matez-moi ces variations de lumière ou ces détails dans les textures, c’est à tomber à la renverse !) et une attention toute particulière est opérée sur les personnages secondaires. Volt (qui bénéficie de la voix inimitable de John Travolta, d’où obligation de se le mater en v.o.) croise ainsi une jolie clique de personnages haut en couleurs : de la chatte Mitaine au déjanté hamster Rhino (qui volerait presque la vedette au clébard) en passant par les pigeons, chaque perso est soigneusement typé et ne laissera personne indifférent. Cerise sur le gâteau, c’est Malcolm McDowell (Halloween, Doomsday) qui assure la voix du Dr. Calico, ennemi juré de Volt dans la série télé. Une jolie brochette d’acteurs au casting voix, donc (auquel on peut ajouter la starlette Miley « Hannah Montana » Cyrus, mais ça on s’en tape un peu), au service d’un parfait divertissement où petits et grands trouveront leur plaisir. La formule fait peut être terriblement cliché mais elle est pourtant bel et bien d’application !
Volt est un divertissement de qualité que ne laisse presque aucune seconde de répit au spectateur. Que ce soit de l’action ou de l’humour, les scènes attrayantes s’enchaînent et l’on ne voit pas le temps passer. Une nouvelle réussite, donc, pour le groupe Disney et une petite renaissance même, en attendant le retour old school à l’animation 2-D avec le prometteur La princesse et la grenouille.
Note : 4/6

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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 20:19
Epouvante/Fantastique/USA /2008/1h25
Réalisation : Frank Henenlotter. Scénario : Frank Henenlotter & R.A. Thorburn.  Production: R.A. Thorburn. Musique : Josh Glazer, Prince Paul. Interprètes : Charlee Danielson, Anthony Sneed, Tina Krause, R.A. Thorburn,…


Retour du cinéaste underground trash Frank Henenlotter (Brain Damage, Frankenhooker) derrière la caméra après plus de 15 ans d’absence avec cette œuvre provocatrice et bien fauchée comme il faut. Mais une fois de plus chez le réalisateur, ce n’est pas les moyens qui comptent mais c’est la façon dont on les utilise qui importe!
Photographe professionnelle, Jennifer cherche l’homme qui lui fera atteindre le septième ciel. La femme étant pourvue d’un vagin à sept clitoris (!) qui lui procure un appétit sexuel insatiable, la tâche n’est pas si aisée. C’est même tellement délicat que la femme use littéralement ses amants qui bien souvent trépassent suite aux ébats. Batz, quant à lui, connaît également des difficultés de ce côté-là, puisqu’il dispose d’un organe hyperactif et carrément démesuré qui semble détenir une existence propre. Alors, quand la nymphomane rencontre le bien membré, cela provoque des situations aussi catastrophiques que monstrueuses…
…déjà que les situations n’étaient pas des plus ragoûtantes avant leur rencontre ! Une jeune femme qui achève un amant lors d’un orgasme violent, et qui accouche deux heures plus tard d’un fœtus monstrueux qu’elle laisse crever dans le fond d’une baignoire, c’est ce que l’on peut appeler un début percutant. On est tout de suite rassuré à la vison de ces premières minutes : Henenlotter n’a rien perdu de sa verve provocatrice. Fidèle à ses thèmes d’antan (en mettant en avant la drogue, le cul mais aussi la marginalité et les relations organiques des freaks avec leurs malformations), le réalisateur de Basket Case s’attaque de front aux vicissitudes de la société contemporaine (la recherche du plaisir sexuel absolu et le rejet de l’anormalité en tête). Agressif sur le fond comme sur la forme, Sex addict ne se refuse aucun compromis et tend férocement le majeur à toute convention cinématographique. Budget minime, tournage sauvage dans la rue en équipe réduite, maquillages recyclés, comédiens navrants, décor presque unique, FX numérique cheap… Sex addict est techniquement très pauvre et est peut être l’un des films les plus moches à regarder de son auteur. Mais pourtant, il acquiert notre sympathie grâce à son jusqu’au boutisme et son côté kamikaze qui font plaisir à voir. Le véritable cinéma trash n’est pas mort et Henenlotter compte bien nous le prouver !
En dépit de moyens convenables, Frank Henenlotter joue les survivants du trash en livrant un Sex addict absolument dérangeant et anti-conformiste. Techniquement ce n’est pas très beau, mais pour le déviant qui sommeille en chacun de nous, ça vaut bien un petit coup de b…euh…d’œil !

Note : 2.5/6

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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 15:22
Epouvante/Slasher/USA /2009/1h37
Réalisation : Marcus Nispel. Scénario : Mark Swift & Damian Shannon. Production: Michael Bay, Andrew Form, Bradley Fuller. Musique : Steve Jablonsky. Interprètes : Jared Padalecki, Derek Mears, Amanda Righetti, Ryan Hansen, Danielle Panabaker,…



Après Leatherface ainsi que Michael Myers et juste avant son ennemi juré Freddy Krueger, voici que Jason Voorhees reprend du service dans un reboot produit par Michael Bay. Vendredi 13 version 2009 serait-il un recommencement s’appuyant sur des éléments originaux afin d’offrir du neuf à la saga créée en 1980, à l’instar du Halloween de Rob Zombie ? Tu parles Charles !
Inutile de résumer l’intrigue de ce Vendredi 13 qui, une fois de plus, plonge une bande de jeunes cons obsédés par le sexe et la fumette dans l’environnement hostile de Crystal Lake où rôde le terrible Jason. Cependant, la bonne idée de cette relecture est de synthétiser en un peu plus d’1h30 les trois premiers films bien connus des fans. Ainsi, l’introduction nous fait rapidement revivre le chapitre Madame Voorhees, les vingt minutes qui suivent nous montrent le massacre d’une poignée de djeuns par un Jason au look librement inspiré du chapitre 2 et ensuite apparaît seulement le titre du film. Suite au panneau, six semaines se sont écoulées et une nouvelle bande débarque au camp tandis qu’un jeune homme solitaire, Clay, est à la recherche de sa sœur disparue précédemment. Bien sûr, Jason est toujours dans les parages, décimant de la donzelle, étripant du bellâtre, et récupérant au passage son célèbre masque de hockey.
Malgré un body count relativement élevé, ce remake ne fait hélas qu’alourdir une franchise déjà bien pourvue en opus aussi vains que répétitifs. Comme d’accoutumée, l’histoire est toujours la même et les personnages ne sont que de la vulgaire chair à canon. L’ennui surgit alors très vite et l’on se dit que l’accent devrait être mis sur le tueur à la machette. Hélas non, malgré une attitude plus sportive (eh oui, le gros se met à courir désormais !) et des meurtres assez brutaux, Jason ne bénéficie aucunement d’une aura digne de ce nom qui puisse le rendre véritablement inquiétant et menaçant. Comparé à ses potes de tuerie (Michael et gueule de cuir, hein), on se dit même que le bonhomme ne possède pas tant de présence à l’image, ce qui est un comble. Alors, l’idée de synthétiser les trois premiers opus était peut être bonne mais peut être aurait-il fallu davantage se distancier de ces films, en développant davantage le personnage de Jason, en le réinventant, et en prenant, pourquoi pas, quelques risques. Là, pour le coup, le film de Nispel est juste un Vendredi 13 de plus qui ne fait que copier sans véritable originalité ce qui a déjà été fait depuis belle lurette. Si on n’a vu aucun film de la saga, ce remake s’avérera peut être sympa, mais quand on a vu et que l’on connaît bien les dix autres films, cette version est carrément relou !
Après une bonne dizaine de films, Vendredi 13 revient donc pour nous resservir exactement la même chose que précédemment mais en plus rapide ! On synthétise, on accélère le rythme (Jason est même obligé de courir pour pouvoir suivre !), on plonge le tout dans une jolie photographie bien glauque et on sert la soupe on oubliant d’y ajouter du sel pour le goût. Si vous avez encore la dalle, ça peut passer. Perso, moi je suis repu.

Note : 2/6
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 17:44
Action/Thriller/Fantastique/USA/G-B/2008/1h43
Réalisation & Scénario : Frank Miller d’après l’oeuvre de Will Eisner. Production: Michael Uslan, Gigi Pritzker, Deborah Del Prete, Mike Paseornek. Musique : David Newman. Interprètes : Gabriel Macht, Samuel L. Jackson, Scarlett Johansson, Eva Mendes, Sarah Paulson,…



Frank Miller a beau être un scénariste et dessinateur de bandes dessinées de talent (300, The Dark Knight Returns, Sin city), cela ne fait pas forcément de lui un bon metteur en scène. Loin de là. Sollicité depuis des années pour rédiger des scénarios de films (Robocop 2 et 3 ou plus récemment Daredevil et Sin City), il passe cette fois complètement derrière les caméras (après avoir tâté de la réalisation auprès de Rodriguez sur Sin City) en réalisant cette l’adaptation du Spirit de Will Eisner. Very bad idea…
Denny Colt, un ancien flic, revient mystérieusement d'entre les morts. Il est désormais le Spirit, combattant du crime dans les rues obscures de Central City. Son ennemi juré, Octopus, a un but bien différent : dans sa folle quête d'immortalité, il s'apprête à détruire la ville. Aux quatre coins de la cité, le Spirit traque le tueur. Sur son chemin, le héros masqué croise des femmes, toutes sublimes, qui cherchent à le séduire, l'aimer ou le tuer... Seul son amour de toujours ne le trahira pas : Central City, la ville qui l'a vu naître... deux fois.
Autant Le Spirit version papier est un classique de la bande dessinée, autant son adaptation ciné signée Frank Miller est une purge infâme. Rarement une intrigue et son personnage principal nous auront paru aussi insignifiants et ridicules que dans ce film. Bardé de monologues et autres dialogues horriblement ennuyants, la première réalisation officielle de Frank Miller s’avère quasiment insupportable à visionner. Horriblement bavard, épouvantablement démonstratif et plombé de bout en bout de faux raccords, The Spirit bénéficie en outre de cabotinages effroyables de stars faisant leur show en solo. Samuel L. Jackson y joue le bad guy/savant fou déglingué du ciboulot aux côtés d’une Scarlett Johansson accumulant les décolletés plongeants, tandis qu’Eva Mendes photocopie ses fesses sur une Xerox. Ca c’est de la caractérisation de personnage, n’est-ce pas ? Seul Gabriel Macht (Bad company, La Recrue) dans le rôle-titre semble un tant soit peu y croire. Des efforts qui s’avéreront au final bien inutiles ! Pour couronner le tout, cette adaptation s’avère visuellement très pauvre, tant du point de vue des cadrages que du style adopté. Image penchant vers le noir & blanc, décors kitschs, décadrages soudains, The spirit est aussi moche à regarder qu’il est insupportable d’un point de vue narratif. Aussi lourdaud dans sa mise en scène qu’un pachyderme perdu dans un magasin de porcelaine, Frank Miller nous livre là un spectacle tour à tour pénible et pitoyable. A un tel niveau de médiocrité, ce n’est plus un ratage complet mais presque un véritable tour de force !
Privilégiant la bouffonnerie au suspense et les monologues inertes à l’action, The Spirit ennuie profondément jusqu’à l’oubli pur et simple dès le générique final entamé. Passez votre chemin, il n’y a strictement rien à voir !

Note : 1/6

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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 19:28
Horreur/USA/2007/1h25
Réalisation : Robert Kurtzman. Scénario : John Bisson & Robert Kurtzman. Production : John Bisson, Matt Jerrams, Gary Jones, Anne Kurtzman, Robert Kurtzman. Musique : Midnight Syndicate. Interprètes : Andrew Divoff, Misty Mundae, Ryan Hooks, Sean Serino, Rachel Scheer,…


Lorsque l’un des ex-membre et co-fondateur du célèbre studio de maquillage KNB se consacre à la réalisation d’un long métrage, ça donne parfois du très sympa (le premier Wishmaster) mais souvent du gros nanard (The Demolitionist avec Nicole « Baywatch » Eggert ou Buried Alive). Heureusement, The Rage, qui a déboulé directement dans nos rayons dvd, se situerait plutôt du côté des bonnes surprises. Attention, mettez les petits aux lits et placez mémé en sécurité, spectacle outrageusement gore à l’horizon !
Viktor Vasilienko, un brillant scientifique qui trouva jadis la formule pour guérir le cancer et qui fut pourtant emprisonné par le gouvernement, n’est désormais plus qu’un de ces pauvres savants fous qui en veut au monde entier. Pour se venger, il crée rien de moins qu’une arme biologique terrible qui a la forme du virus de la rage et qui transforme immédiatement les infectés en mutants boursouflés et affamés de chair. Mais très vite, il perd le contrôle de ses expérimentations et devient lui-même victime du virus qui commence à se propager au sein de la forêt environnante. Au même moment, des jeunes tout droit sortis d’un concert de métal tombent sur l’une des créatures enragées du docteur qui errait tranquillement dans les bois…
Après avoir quitté KNB et Hollywood pour se consacrer à sa propre société (nommée Precinct 13) et obtenir ainsi une plus grande liberté d’action, Robert Kurtzman peut désormais tout se permettre. De la fabrication d’effets spéciaux sur des projets externes (Toolbox Murders, The Devil’s Rejects) à la réalisation de ses propres délires horrifiques, l’artiste livre avec The Rage le film le plus gore de sa courte carrière en tant que metteur en scène. Shooté en vidéo numérique et bénéficiant d’une distribution bien pauvre (hormis les cabotinages d’Andrew « Wishmaster » Divoff et la courte apparition de Reggie « Phantasm » Bannister, le reste du cast est inerte), The Rage a des allures de série z déjantée et a bien du mal à faire illusion d’un point de vue purement cinématographique. Pourtant, l’entrain dont fait preuve Kurtzman à nous montrer les pires atrocités fait de son film un spectacle aussi peu ragoûtant qu’éminemment sympathique. Opérations sans anesthésie, membres sectionnés, fluides organiques répugnants, plaies purulentes, vautours enragés, nain hydrocéphale, mutants déchaînés,… Toute cette générosité et cette outrance nous fait bien évidemment penser aux productions décomplexées des eighties (Re-animator en tête) ou bien même au récent Planet Terror de Robert Rodriguez. Alors certes, Kurtzman n’est pas un grand metteur en scène et son film contient plus d’un défaut, mais son amour du maquillage visqueux et de l’effet qui tâche est tel qu’on ne peut véritablement l’en blâmer.
Avec ses maquillages bien craspecs, son Andrew Divoff cabotin à mort et ses excès déviants, The Rage n’est rien d’autre qu’un divertissement outrageusement gore qui s’assume à 100%. Les cinéphiles s’indigneront à coup sûr tandis que les fantasticophiles, eux, glousseront de plaisir !

Note : 3/6

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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /2009 23:52
Thriller/Survival/Grande-Bretagne/2008/1h30
Réalisation & Scénario : James Watkins. Production : Christian Colson, Richard Holmes. Musique : David Julyan. Interprètes : Kelly Reilly, Michael Fassbender, Thomas Turgoose, Bronson Webb, Jack O’Connell,…


Entre Danny Boyle et Shane Meadows (dont il faut impérativement découvrir le Dead Man’s shoes), les metteurs en scène britanniques œuvrant honnêtement pour un cinéma de genre jouissif et/ou brutal sont désormais de plus en plus nombreux. Et c’est tant mieux ! Surtout quand Neil Marshall (The Descent, Doomsday), Christopher Smith (Creep, Severance), Edgar Wright (Shaun of the dead, Hot Fuzz), Michael J. Bassett (Wilderness et prochainement Solomon Kane) ou encore Paul Andrew Williams (London to Brighton, The Cottage) font partie de cette sanglante liste. Désormais, on peut sans mal y ajouter le nom de James Watkins qui signe avec Eden Lake un premier long métrage déroutant et sans concession. Souhaitez donc la bienvenue au petit nouveau !
Un jeune couple quitte Londres le temps d’un week-end afin de passer un moment romantique au bord d’un lac. Mais la sérénité du lieu est vite perturbée par une bande d’adolescents irrespectueux et agressifs venus s’installer juste à côté du couple d’amoureux. Agacés, ces derniers leur demandent de baisser le son de leur radio. Bientôt, ils vont regretter d’avoir osé cette remontrance…
DANGER ! CHUTE DE SPOILERS !
Démarrant sur un postulat classique, Eden Lake s’épanouit parfaitement dans le survival pur et dur pour se gonfler finalement d’une critique sociale relativement amère. Si les adolescents sont bien dans un premier temps les tortionnaires du gentil couple formé par Jenny et Steve, James Watkins nous dévoile ensuite que les responsables sont aussi et surtout les parents, ici présentés comme de véritables débauchés, baisant et injuriant à tout va. Dans un surprenant élan pessimiste, le metteur en scène décide de ne laisser aucune chance aux victimes. Ainsi, après plus d’une heure de poursuite et de tension, le climax impitoyable fini par nous achever définitivement et, au passage, on remarquera que la pauvre Jenny perd tout en ne parvenant jamais à obtenir de réelle vengeance (les personnes qu’elle tue s’avèrent en réalité être les moins influentes et dangereuses). Ce fatalisme risque quelque peu d’agacer les spectateurs les plus revanchards mais il parachève l’œuvre de manière idéale, faisait d’Eden Lake un petit sommet d’implacabilité qui ne laisse absolument pas indifférent après la vision.
Ne perdant que peu de temps dans la présentation de ses protagonistes, Eden Lake poursuit sa route dans le survival brutal pour terminer sa course par un climax des plus implacable, livrant en chemin une critique sociale des plus amères. Une bien belle réussite pour une première œuvre qui réinvente au passage quelque peu le genre à sa façon.
Note : 4/6


Par Sam's - Publié dans : Home Cinema - Recommander
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