Vendredi 26 août
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Sorti le 17/08/2011
Aventure/Action/USA/2011/2h04
Réalisation : Joe Johnston. Scénario : Christopher Markus & Stephen McFeely d’après l’oeuvre
de Jack Kirby & Joe Simon. Production : Kevin Feige, Amir Madani. Musique : Alan Silvestri. Interprètes : Chris Evans, Hayley Atwell,
Sebastian Stan, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Dominic Cooper, Stanley Tucci,…
Captain America : the first Avenger est donc paradoxalement le dernier Vengeur à bénéficier de son adaptation
cinématographique sous la bannière des studios Marvel, avant le grand rassemblement prévu en mai 2012. Au vu de la qualité des dernières aventures des autres membres du groupe (le décevant
Iron Man 2 et le kitchissime Thor), on pouvait craindre la naissance du héros le plus patriotique de la planète comics. Heureusement il n’en est
rien, et ce grâce à l’homme derrière la caméra : Joe Johnston, réalisateur, faut-il le rappeler, de plus d’un honorable divertissement (The Rocketeer, The
Wolfman).
En pleine seconde guerre mondiale, le jeune et frêle Steve Rogers n’aspire qu’à une seule chose : combattre le nazisme en s’enrôlant
dans l’armée. Mais, trop vulnérable, les médecins militaires le réforment à plus d’une reprise. Cependant, sa détermination et son courage l’amènent à participer à une expérience secrète qui va
multiplier ses capacités physiques, le transformant ainsi en super soldat. D’abord symbole vendant des bons pour l’armée sous l’appellation de Captain America, il est ensuite mobilisé pour
déjouer les plans de la machiavélique organisation HYDRA menée par le redoutable Red Skull.
Comme tout bon nouveau super héros naissant sur grand écran, Captain America se devait de nous présenter son
personnage et ses capacités qui en font un être à part, capable de sauver la veuve et l’orphelin d’une menace que personne d’autre ne semble en mesure d’affronter. Classique. Mais là où le
personnage diffère quelque peu, c’est qu’il est et reste avant tout un être humain défendant à corps perdu les valeurs du bien contre le mal, sans pour autant être pourvu d’un pouvoir surnaturel
quelconque (juste un petit sérum qui décuple sa force et son agilité). Le film prend donc très justement le temps d’étoffer ses personnages et de poser les enjeux, sans précipitation ni course à
l’effet numérique. Joe Johnston maîtrise la situation et, très naturellement, le Captain America devient un véritable (super) héro, avec force courage et valeurs morales bienveillantes. Le héros
dans toute son intégrité en somme, entièrement dédié à la bonne cause et sans aucune zone d’ombre. Un vrai gentil, quoi. Il va sans dire que pour parfaire une telle représentation à l’écran, un
comédien de talent était indispensable. Contre toute attente, Chris Evans (La Torche dans Les 4 fantastiques mais aussi Lucas Lee dans Scott Pilgrim) s’avère irréprochable autant dans la peau du gringalet Steve Rogers (un bidouillage
numérique qui passe incognito) que sous le costume du costaud Captain. A ses côtés on retrouve une flopée de personnages secondaires de qualité, brillant sous la bannière étoilée ou complotant
dans le camp des vilains nazis. En vrac : Tommy Lee Jones toujours irrésistible en vieux grincheux à la réplique saillante, Hayley Atwell rayonnante en femme forte à qui on ne l’a fait pas,
Dominic Cooper en Howard Stark presque plus attachant que le fiston et, surtout, Hugo Weaving charismatique à souhait sous le crâne décharné du bad guy mégalo. L’acteur qui jouait jadis l’agent
Smith compose d’ailleurs là l’un des meilleurs méchants marvellien récemment montré à l’écran ! Mais ce n’est pas tout, le réalisateur de Rocketeer nous faisant ici découvrir une
fois de plus une atmosphère délicieusement rétro, que ce soit du côté de la photographie, de la reconstitution historique ou même de la mise en scène. Une mise en scène peut être un peu trop
classique d’ailleurs, qui a le mérite d’être parfaitement lisible, mais qui manque toutefois de gros morceaux d’éclat pour dire de rendre le tout véritablement inoubliable. La seconde partie du
film paraît par ailleurs un chouia précipitée et moins claire que la précédente, la faute à un scénario quelque peu elliptique. Rien de très grave cependant, l’ensemble possédant un capital
sympathie relativement important, d’autant que le patriotisme tant redouté est détourné grâce à une ironie plus que bienvenue ainsi qu’à un humour plutôt subtil. Sans oublier les petits clins
d’œil aux comics qui raviront les fans qui ne devraient pas se sentir floués par cette adaptation Marvel pour cette fois réussie.
Au final, on apprécie ce Captain America comme un bon divertissement, avec la persistante impression
de réellement assister à l’adaptation d’un comic book. Et l’on a beau nous servir des super héros à la pelle ces temps-ci, cette impression est hélas suffisamment trop rare que pour être
loupée.
Note : 4/6
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