Mercredi 30 décembre 2009
3
30
/12
/2009
13:17
Sorti le 30/12/09
Aventure/fantastique/USA/2009/1h41
Réalisation : Spike Jonze. Scénario : Spike Jonze & Dave Eggers d’après l’œuvre de Maurice Sendak. Production: Tom Hanks, Gary Goetzman, Jon Carls, Vicent Landay, Maurice
Sendak. Musique : Karen O & Carter Burwell. Interprètes : Max Records, Catherine Keener, Mark Ruffalo, James Gandolfini, Paul Dano, Forest Whitaker,…
Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich, Adaptation) qui adapte le célèbre album illustré de Maurice
Sendak, ça n’est pas rien. Surtout que l’auteur de ce conte explorant les peurs enfantines (intitulé Where the wild
things are en vo) coproduit la chose et que les Maximonstres en question proviennent du Jim Henson’s creature shop. De quoi réveiller l’enfant qui sommeille en chacun de nous.
Max est un jeune garçon fantaisiste et sensible mais aussi terriblement agité et têtu. Un soir, après s’être disputé avec sa mère, Max fait voile vers une mystérieuse terre habitée par des
créatures aux émotions et comportements aussi volatils qu’imprévisibles. Très vite, l’enfant va être couronné roi et promet d’apporter le bonheur auprès de ce peuple pas comme les autres…
A la sortie de la projection de Max et les Maximonstres, on est dépaysé et séduit mais on ne peut hélas aussi cacher une légère déception. Spike Jonze livre ici une adaptation qui respecte
l’univers créé par Maurice Sendak en empruntant tout le long du film le point de vue de l’enfant avec, en point de mire, son imaginaire. En résulte un film à la fois étrange et subtil, où les
personnages adultes sont quasi-absents (Catherine Keener et Mark Ruffalo n’ont guère plus de cinq minutes de présence à l’écran) et s’effacent carrément pour faire place aux vagabondages et
autres enfantillages d’un petit garçon incompris. Espiègle, sensible, solitaire,… chacune des créatures de Max et les Maximonstres sont intrinsèquement liées au jeune héros et en reflètent
une part de sa personnalité. Des facettes qui ne seront hélas pas davantage fouillées, pas plus d’ailleurs que le côté obscur des monstres qui se contenteront juste de déclamer un « nous allons
te manger » ou piquer une petite crise en brisant quelques arbres pour exprimer leur rage. Face à cette série d’éléments seulement effleurés au cours du récit, on reste sur notre faim lorsque Max
retourne à sa maison et retrouve sa maman près de laquelle il dévore son souper « encore tout chaud », courte scène signifiant la fin du métrage. Néanmoins, d’ici là, on aura pu admirer les
environnements superbement photographiés du pays des « Maximonstres » et surtout, les monstres eux-mêmes ! Ces gros nounours hybrides (mi-animaux mi-humains géants), conçus dans les ateliers du
Jim Henson’s creature shop, nous ramènent avec émotion aux années 80 où les marionnettes faisaient partie intégrante de certains films (Dark Crystal et Labyrinthe en tête).
Néanmoins, leur conception même, brillant alliage entre l’old school (animatronique et costumes) et les techniques actuelles (l’utilisation du numérique pour les expressions faciales), font de
ces créatures des êtres à part dont l’existence à l’écran n’est jamais remise en question. Un joli petit tour de force technique qui, à l’écran, confère à une certaine poésie.
Spike Jonze, à défaut de nous offrir un film aussi tarabiscoté que ces deux précédents ouvrages (normal, ce n’est plus Charlie Kaufman à l’écriture), nous propose
une agréable récréation avec cette adaptation de l’œuvre de Maurice Sendak. Techniquement au top et aussi singulier que son modèle papier, Max et les Maximonstres est une retranscription
réussie qui manque toutefois d’un poil de profondeur et d’émotion pour convaincre totalement en tant qu’objet cinématographique.
Note : 4/6
Par Sam's
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2
Mercredi 16 décembre 2009
3
16
/12
/2009
11:29
Sorti le 16/12/2009
Science fiction/Aventure/USA/2009/2h41
Réalisation & Scénario : James Cameron. Production: James Cameron, Jon Landau. Musique : James Horner. Interprètes : Sam Worthington, Zoë Saldana, Sigourney
Weaver, Stephen Lang, Giovanni Ribisi…
En parcourant la filmo de James Cameron, on s’aperçoit vite que l’artiste est une figure incontournable dans l’évolution
du 7ème art. Imprégnant nos rétines d’images marquantes, créant des personnages inoubliables (dont l’une des héroïnes les plus connues du cinéma d’action), influençant nombre de cinéastes par son
approche des scènes d’action et repoussant sans cesse les évolutions technologiques en matière d’effets spéciaux, James Cameron est indéniablement une référence. C’est dire si Avatar,
projet qu’il a en lui depuis 15 ans, était attendu avec une impatience toute fébrile. Un coin de notre esprit craignait la déception, même toute légère. Mais il n’en est rien car il s’agit bel et
bien d’une nouvelle référence, une aventure incroyablement immersive pensée et conçue pour nous faire vibrer. Avatar, c’est le cinéma de Cameron dans toute sa splendeur, soyez-en
rassuré.
Jake Sully, un ancien marine devenu paraplégique, se voit offrir une seconde chance lorsqu’on lui propose de prendre le relais de son défunt frère jumeau, pour se rendre sur Pandora, une lune
située à des années-lumière de la Terre. Sur place, un puissant consortium exploite un précieux minerai destiné à résoudre notre crise énergétique. L’atmosphère de Pandora étant toxique pour les
humains, Jake Sully rejoint le Programme Avatar permettant de lier l’esprit d’un humain à un corps commandé à distance dont l’apparence est celui d’un Na’vi, la race autochtone de Pandora. Dans
la peau de son avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie alors une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop important à l’exploitation de leurs ressources
naturelles. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake. Ce dernier est alors recueilli par son clan où il va apprendre progressivement à devenir l’un des
leurs en respectant leur mode de vie et en assimilant leurs coutumes. Il en oublie alors sa mission, qui va pourtant vite le rattraper sous le commandement du colonel Quaritch, prêt à tout pour
arriver à ses fins, quitte à semer le désordre et la destruction…
L’histoire est classique dans ses grandes lignes, mais il n’en faut pas plus à Cameron pour nous émerveiller pendant les 2h40 que dure cette version ciné d’Avatar. Fidèle à lui-même, le
réalisateur impose une narration d’une fluidité exemplaire, nous rappelant vite qu’il est un conteur hors pair. Sa mise en place est directe et précise, son univers (créé de toute part, faut-il
le rappeler) est d’une richesse sans limite et les thèmes qu’il parcourt durant son long métrage nous touchent toutes et tous. Nul besoin d’être un fan hardcore de SF pour apprécier
Avatar. Le film affiche une universalité inouïe rien que par ses images et se déleste de toute fioriture scénaristique, y compris dans des dialogues qui sont volontairement minimalistes.
Le cinéma de Cameron, c’est du grand spectacle épuré, fluide, virtuose, et incroyablement jouissif. Avatar compose une véritable apogée de ce cinéma-là. Le film est déjà remarquable en
vision classique, avec ses scènes d’action incroyablement lisibles malgré un rythme déchaîné (quel final mes amis !), ses comédiens parfaits campant des personnages destinés à devenir mythiques
(dont un Stephen Lang charismatique en diable dans le rôle du badass Colonel Quaritch), son bestiaire, ses décors et ses effets spéciaux remarquables car imperceptibles (la performance capture
reflétant ici à la perfection le jeu de leurs interprètes humains et ce, dans leurs émotions les plus complexes).

Lors d’un visionnement « à plat », le spectacle est donc déjà d’une très grande qualité (écrasant au passage tous les blockbusters sortis ces dernières années). Mais si vous désirez vivre
l’aventure Avatar à fond, vous vous devez de la vivre en 3D. Vous serez alors au plus près de Jake Sully, vous découvrirez l’univers des Na’vi avec deux fois plus d’émerveillement et vous
tremblerez comme jamais lorsqu’un AMP vous foncera dessus. Alors que les productions récentes s’évertuent à accumuler les effets de projection hérités des parcs d’attractions (James Cameron étant
aussi familier du média puisqu’il signa en 1996 l’attraction T2 3-D : Battle across time pour les Studios Universal à Hollywood), Avatar, lui, maîtrise la technique avec brio, la
mettant au service de son histoire et non l’inverse. Résultat : au bout de 2h40 d’une aventure incroyablement épique, pas la moindre céphalée ne nous assaille mais un tas de scènes inoubliables
se percutent dans notre tête et le cœur est encore tout palpitant. Du grand art, qui transperce l’écran pour venir s’incruster directement dans votre cerveau. Avatar, c’est le cinéma de
demain d’ores et déjà accessible aujourd’hui !
Avatar est une aventure épique et trépidante, un conte animiste et écologique, une histoire d’amour aussi pure que troublante, de la SF jouissive et immersive. James
Cameron ouvre une nouvelle dimension au cinéma : celle de l’expérience sensorielle dont on ressort essoufflé, mais pourtant encore assoiffé. Cette révolution-là ne donne qu’une seule envie :
retourner dans une salle de cinéma et revivre l’aventure, encore et encore.
Note : 6/6
Par Sam's
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16
Vendredi 11 décembre 2009
5
11
/12
/2009
15:55
Sorti le 25/11/2009
Fantastique/Epouvante/USA/2009/1h26
Réalisation & Scénario : Oren Peli. Production: Christine Peters, Jason Blum. Interprètes : Katie Featherston, Micah Sloat, Mark Fredrichs,…
Y a pas meilleur moyen qu’un gros buzz bien placé pour vous booster un film. Vous vous souvenez de tout le tintouin
autour du Projet Blair Witch ? Paranormal activity, c’est du même acabit. Résultat : pour 15.000 dollars de budget, le film d’Oren Peli en a rapporté plus de 100 millions, et cela
rien que sur le territoire ricain ! C’est ce qu’on appelle une action marketing éclatante. Mais bon, tout ça on s’en fout un peu car la question essentielle que tout amateur de frissons se pose
est la suivante : Paranormal activity, ça fout la trouille ou pas ?
Soit disant inspiré de faits réels, Paranormal activity prend la forme d’un documenteur horrifique où un jeune couple, persuadé que leur maison est habitée par un esprit, va décider de
placer une caméra afin de capter tous les évènements nocturnes se déroulant à proximité de leur grand lit douillet…
A partir de ce pitch tout simple, le film d’Oren Peli propose un crescendo d’évènements paranormaux de plus en plus inquiétants et hostiles. Ca commence « gentiment » par quelques bruits de pas
dans les escaliers et des portes qui bougent pour se terminer par une bonne vieille possession démoniaque. Le film accumule ainsi durant un peu moins d’1h30 tous ce que les connaisseurs ont déjà
vus mille fois ailleurs et en mieux. La maison du diable, Poltergeist, L’exorciste et même le
récent Rec sont ainsi pillés pour les besoins de cette bande horrifique au cachet volontairement amateur. Mais le
pire, c’est que ça marche ! Malgré cette accumulation de scènes déjà vues et un petit côté kitsch qui vous fera parfois penser à feu l’émission Mystères, la plupart des scènes
inquiétantes font leur petit effet et risquent bien de vous empêcher de fermer les yeux au moment du dodo. Ce n’est certes pas le grand frisson annoncé ni le film le plus effrayant de l’histoire
du cinéma (faut pas déconner non plus) mais les plus sensibles aux phénomènes fantomatiques et autres poltergeists risquent bien de scotcher sur certaines séquences. On regrettera alors que le
film ne s’attarde pas davantage sur les aspects surnaturels de l’histoire pour se gonfler de quelques scènes quotidiennes d’un couple bien fade qui ne suscite véritablement aucune empathie du
côté du spectateur. On se fout en effet pas mal de leur sort, car on est ici dans le pur cliché du couple américain, riche et sacrément crétin, surtout quand ils doivent affronter
l’indicible.
Paranormal activity reste cependant un bon petit film de hantise qui ne mérite sûrement pas sa flatteuse réputation mais qui fonctionne assez bien sur ses
scènes de frousse nocturne. Il gagnerait même à être vu chez soi, tranquillement (et en couple), plutôt qu’à être visionné dans une salle de ciné où quelques spectateurs insensibles à ce type de
spectacle vont s’esclaffer de rire toutes les cinq minutes. Le genre de phénomène qui casse l’ambiance, quoi.
Note : 3/6
Par Sam's
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6
Jeudi 3 décembre 2009
4
03
/12
/2009
17:23
Sorti le 25/11/2009
Drame/G-B/2009/2h02
Réalisation & Scénario : Andrea Arnold. Production: Kees Kasander. Interprètes : Katie Jarvis, Michael Fassbender, Kierston Wareing, Harry
Treadaway,…
Fish tank, qui reçut le Prix du jury au dernier Festival de Cannes, est le portrait grave et réaliste d’une
adolescente rebelle vouant une passion pour la danse hip hop. Entre les disputes avec sa mère, les mots graveleux échangés avec sa petite sœur et les crises de furie, la vie est loin d’être rose.
Mais, parfois, sur le fumier pousse une fleur…
A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip hop. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles. Est-ce
enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?
Dans une veine sociale proche du cinéma de Ken Loach, Andrea Arnold nous livre un drame réaliste bouleversant qui utilise toutefois une approche plus froide et distante que chez le réalisateur de
Sweet sixteen. Si l’on peut ainsi déplorer un certain manque d’émotion et la présence de quelques petites longueurs dans la première partie du métrage, force est de constater que le
portrait que nous offre la réalisatrice est remarquable. Outre la qualité de la mise en scène et de la photographie, le principal atout du film se situe du côté de son interprète principale,
Katie Jarvis, qui est une véritable révélation. Authentique, la jeune comédienne possède toute l’énergie et la fragilité nécessaire au rôle de Mia. A ses côtés, on retrouve ni plus ni moins que
l’excellent Michael Fassbender (Hunger, Inglourious basterds) dont chaque scène avec la comédienne est
plongée dans une ambiguïté malsaine. Autant de qualités et de talents qui ne vous feront pas oublier de sitôt les frasques de cette ado mal dans sa peau.
Porté par la formidable prestation de la jeune Katie Jarvis, Fish tank est un de ses films qui, s’il nous vous emporte pas instantanément dans un tourbillon
d’émotions, vous marque toutefois de son empreinte durant un bon bout de temps. Un film authentiquement troublant, donc.
Note : 4/6
Par Sam's
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1
Mardi 1 décembre 2009
2
01
/12
/2009
15:26
Sorti le 18/11/2009
Romance/fantastique/USA/2009/2h10
Réalisation : Chris Weitz. Scénario : Melissa Rosenberg d’après l’œuvre de Stephenie Meyer. Production: Mark Morgan, Wyck Godfrey. Musique : Alexandre Desplat.
Interprètes : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner, Ashley Greene, Billy Burke,…
Stephenie Meyer peut être fière d’elle : elle s’en met plein les fouilles grâce à sa bluette pour ados qui pille et
saccage les mythes du fantastique. Et le pire, c'est que ça cartonne grave! Pauvres de nous, nous ne somme pas sortis de l’auberge !
Cette fois, Bella se fait « larguer » par le beau (WaAAAaaaaah qu’il est bôôôôô !) et ténébreux Edward, son copain vampire. Edward, il l’aime quand même bien la Bella mais leur histoire d’amour
est trop compliquée et puis de toute façon, son statut de vampire l’oblige à quitter la ville. Donc, le vampire se tire et Bella, la pauvre (BoOOOooooouh c’est trop triiiiiiiiisteeeeeeuh !) se
retrouve toute seule et toute déprimée, mais pas pour très longtemps car elle va bientôt faire copain-copain avec Jacob, qui est en fait un loup-garou. Bella, alors à la recherche d’adrénaline,
va comprendre peu à peu la situation (il faut quand même plus d’1h30 pour qu’elle capte l’affaire) et la complexité de cette nouvelle relation…
Après avoir bien niqué le mythe des vampires en transformant ceux-ci en tarlouzes végétariennes dans le premier opus, la saga Twilight poursuit son chemin en faisant cette fois du loup-garou un gros chien-chien à sa mémère. Sans surprise, le
werewolf de Twilight se promène torse nu (ça, c’est le côté « nature ») quand il est sous sa forme humaine et devient un gros tas de pixels poilu quand on l’énerve (ça, c’est le côté «
sauvage »). Pour illustrer les émois de Bella ainsi que sa relation naissante avec Jacob, le metteur en scène Chris Weitz (Pour un garçon, A la croisée des mondes : la boussole
d’or) accumule les dialogues naïfs, en ajoutant toujours plus de romantisme à l’eau de rose et de bellâtres aux abdos saillants. Une mise en scène passionnante et trépidante, donc, qui ne
sera pas rehaussée par des comédiens sous sédatifs (Kristen Stewart et Robert Pattinson en tête) ni des effets numériques carrément dégueulasses. Sans parler de la rareté des scènes d’action,
dont la durée n’excède pas les 30 secondes, et qui ne font que rendre le spectacle encore plus insupportable. Autant de qualités qui font donc le charme de ce nouveau Twilight qui, de
toute façon, bat tous les records au box-office. Parfois, il y a des choses comme ça qui ne s’expliquent pas.
D’une mièvrerie à toute épreuve, Twilight chapitre 2 : tentation bat son prédécesseur en réalisant l’exploit d’être deux fois plus mauvais et de détériorer
deux fois plus de mythe (après les vampires, les loups-garous, donc). Les teens jubilent, les fantasticophiles, eux, dépriment (ou n'en ont rien à foutre, c'est selon).
Note : 1/6
Par Sam's
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9
Jeudi 26 novembre 2009
4
26
/11
/2009
16:18
Sorti le 18/11/2009
Conte fantastique/USA/2009/1h36
Réalisation & Scénario : Robert Zemeckis d’après l’œuvre de Charles Dickens. Production: Robert Zemeckis, Jack Rapke, Steve Starkey. Musique : Alan Silvestri.
Interprètes : Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth, Robin Wright Penn, Bob Hoskins, Cary Elwes,…
C’est déjà Noël grâce à Robert Zemeckis et son Drôle de Noël de Scrooge (A Christmas Carol en vo) ! Après
Le Pôle express et La légende de Beowulf, le réalisateur ne lâche plus sa désormais célèbre technique de
performance-capture et nous livre une énième version du classique de la littérature écrit par Charles Dickens en 1843. Rien de neuf sous la neige immaculée de Londres...
Ebenezer Scrooge, un vieillard riche et avare, vit dans l'obsession de ses livres de comptes. Ni la mort de son associé, Marley, ni la pauvre condition de son employé, Bob Cratchit, n'ont jamais
réussi à l'émouvoir. Et ce n’est pas la veillée de Noël qui va le rendre plus guilleret, bien du contraire ! Pourtant, en cette sainte nuit, Scrooge va avoir la visite du spectre de son ancien
associé venu le prévenir que trois esprits, ceux des Noël passé, présent et futur, viendront le voir pour réveiller en lui des blessures profondément enfouies…
…et ainsi modifier radicalement sa façon d’être et de penser ! Sans surprise, la morale est sauve à l’issue du récit, comme le veut le traditionnel conte de Dickens. Sur le fond, rien à signaler
si ce n’est une fidélité absolue (voire académique) envers ce classique de la littérature qu’est A Christmas Carol. La particularité de cette nouvelle adaptation est donc bel et bien
l’utilisation de la performance-capture, technique de plus en plus aboutie en terme de photoréalisme. Même si le rendu reste encore parfois relativement figé et désincarné, force est de constater
que le résultat est souvent assez bluffant, notamment au niveau des lumières, des décors et des mouvements de caméra aériens (Zemeckis n’hésitant jamais à nous offrir quelques superbes plans
séquences). La modélisation des comédiens n’est pas en reste, surtout en ce qui concerne Jim Carrey, qui incarne ici pas moins de 8 personnages possédant tous ses célèbres mimiques. Même sous
l’amas de pixels, le jeu de l’acteur est parfaitement reconnaissable, ce qui est un véritable petit tour de force ! Néanmoins, malgré cette recherche de plus en plus poussée de la perfection
numérique, le film en oublie le principal : l’émotion. A trop vouloir refléter fidèlement l’aspect physique des choses et à jouer sur les profondeurs de champs (à nouveau, un visionnement en 3D
est nécessaire pour en capter toute l’intensité visuelle), Zemeckis livre un film totalement lisse et plat sur le fond. Un comble ! Dommage, au final, Le drôle de Noël de Scrooge
n’impressionnera que les plus jeunes ne connaissant ni le conte original ni les deux précédents films du réalisateur. Quant aux autres, eh bien vaut mieux vous replonger dans La légende de
Beowulf !
Le drôle de Noël de Scrooge est LE conte de Noël inoffensif par excellence, ni trop sombre ni trop mielleux, visuellement resplendissant et parfaitement
adapté pour les plus jeunes. Il y manque clairement de l’audace et de l’émotion mais, en l’état, il satisfera parfaitement la petite famille qui s’y arrêtera juste avant d’aller faire un petit
tour au marché de Noël du coin. Les valeurs véhiculées par les fêtes de fin d’année sont donc parfaitement respectées. Ouf ! Joyeux Noël à tous et bonne année grand-mère !
Note : 3/6
Par Sam's
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5
Jeudi 12 novembre 2009
4
12
/11
/2009
14:56
Sorti le 04/11/2009
Thriller/Science-fiction/USA/2009/1h55
Réalisation & Scénario : Richard Kelly d’après l’œuvre de Richard Matheson. Production : Richard Kelly, Sean McKittrick, Dan Lin. Musique : Win Butler, Régine Chassagne
& Owen Pallett. Interprètes : Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella, Gillian Jacobs, James Rebhorn,…
Véritable plasticien du 7ème art et cinéaste hors norme, Richard Kelly s’attaque pour son troisième long métrage à une
courte nouvelle signée Richard Matheson (Je suis une légende, L’homme qui rétrécit). Un film de commande, donc, pour le metteur en scène incompris de Southland tales qui
se borne toutefois à ne pas marcher sur les sentiers battus hollywoodiens. C’est de bon augure, dirait-on.
Un couple découvre un beau matin au pied de leur porte une boite mystérieuse déposée par un inconnu. Le lendemain, un étrange messager au visage mutilé vient leur rendre visite et leur propose
une offre : en appuyant sur cette boite il leur donnera un million de dollars cash, et net d’impôts. En contrepartie, ce geste provoquera la mort d’un inconnu…
Difficile de traiter de The Box sans en dévoiler une part du mystère qui en fait tout son sel. Flirtant avec des thématiques proches de ses deux précédents films (fin du monde, univers
parallèle,…), Kelly nous plonge en pleine Quatrième dimension (normal, puisque Matheson a inspiré par ses écrits de nombreux épisodes de la série ainsi que les films). Vos repères, aussi
bien moraux que matériels, risquent d’en prendre un sacré coup ! Sans esbroufe (les effets spéciaux sont peu nombreux) ni chichis narratifs, le film joue avant tout sur les axes de caméra, la
composition des cadres. Le réalisateur de Donnie Darko impose une mise en scène très classe, très maîtrisée, qui évoquera peut être chez certains spectateurs le Shining de Kubrick.
Mais malgré la maîtrise formelle dont fait preuve le metteur en scène, The Box laissera plus d’un spectateur perplexe. Son atmosphère entre réalité, rêve et fantasme ainsi que ses zones
d’ombre et donc son côté insondable en laisseront plus d’un sur le carreau. Peut être que le cinéaste tire son film en longueur, étirant une nouvelle de quelques pages à 2h de long métrage. Sur
60 minutes, The Box aurait pu être prodigieux. Sur le double de temps, il s’avère parfois un brin confus (voir les multiples références, aussi bien métaphysiques qu’existentialistes et
bibliques). Mais il n’en demeure pas moins un film passionnant, qui prend la forme d’une parabole glaciale sur la cupidité de l’être humain mais qui renferme en réalité bien plus que cela. La
mythique boîte de Pandore aurait-elle trouvé son équivalent cinématographique ?
Avec sa mise en scène parfaitement maîtrisée et sa direction d’acteur irréprochable (James Marsden et Cameron Diaz n’auront jamais été aussi convaincants), The
Box aurait pu séduire le plus grand nombre. Mais Richard Kelly ne faisant pas les choses comme les autres, son nouveau film en laissera certainement plus d’un distant par rapport à une œuvre
obscure à l’atmosphère anxiogène dont bien d’autres spectateurs s’amuseront à vouloir en sonder les tréfonds.
Note : 4/6
Par Sam's
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3
Vendredi 6 novembre 2009
5
06
/11
/2009
20:14
Sorti le 04/11/2009
Fantastique/USA/2008/1h50
Réalisation : Paul Weitz. Scénario : Paul Weitz & Brian Helgeland d’après l’œuvre de Darren Shan. Production : Ewan Leslie, Lauren Shuler Donner. Musique : Stephen
Trask. Interprètes : John C. Reilly, Chris Massoglia, Ken Watanabe, Josh Hutcherson, Salma Hayek,…
Pour les vacances de Toussaint, on aurait aimé découvrir Halloween 2, Trick or treat ou encore
Zombieland dans nos salles obscures. A la place, on doit bien se contenter de Jennifer et de son body, de la magic Box de Richard Kelly (dont je vous parlerai très prochainement) ainsi que
de ce Cirque du Freak (ou Cirque de l’étrange en vf). Réalisé par Paul Weitz, L’assistant du vampire propose un spectacle riche en monstres et en effets spéciaux. Ok, c’est
cool, mais à part ça ?
Darren, un ado bien sous tous rapports, et son meilleur ami vont un soir assister à un bien curieux spectacle. En effet, une troupe de freaks se produit dans la ville et ceux-ci s’avèrent être
tout à fait authentiques : une femme à barbe extralucide, un loup-garou, un homme-serpent ou encore un vampire font partie du numéro de ce cirque pas comme les autres. Fourrant son nez à l’issue
du numéro dans ce qui ne le regarde pas, Darren va provoquer une série d’incidents qui vont le forcer à devenir à son tour un vampire et ainsi quitter sa vie toute tranquille pour rejoindre la
troupe de monstres. Mais ce qu’il ignore encore, c’est qu’une guerre se prépare entre deux factions de vampires ennemies et que Darren pourrait y jouer un rôle capital…
Ce spectacle se situant entre la comédie pour ado et le film d’épouvante propose une intrigue certes classique mais efficace, remplie de personnages secondaires et de créatures improbables
(Salma Hayek en femme à barbe, ça va en perturber plus d’un !). Les maquillages et autres effets visuels sont
d’ailleurs très convaincants et l’on sent dans ce Cirque du freak une véritable intention de vouloir nous en donner pour notre argent. Ca aurait donc pu être très amusant, mais le problème
majeur du film est qu’il est mis en scène par le réalisateur du tout premier American pie, Paul Weitz donc, et que cela s’en ressent fortement. Les personnages (surtout les ados) sont
stéréotypés à mort, il y a un humour omniprésent qui est franchement lourdingue et, à force à trop vouloir en montrer, le film patauge quelque peu. Les transitions s’avèrent ainsi parfois assez
rudes et le récit propose une tonne d’éléments intéressants qui resteront malheureusement inexploités. Les comédiens sont quant à eux inégaux, avec, en vrac : un John C. Reilly efficace, deux
ados (Chris Massoglia et Josh Hutcherson) au jeu bien fade (c’est moi où ils jouent tous de la même façon ces teenagers ??), un Ken Watanabe dont il n’y a pas que le crâne qui impressionne ou
encore un Willem Dafoe qui cabotine à donf’ en se la jouant Vincent Price. Sans être une abominable croûte, Le cirque de l’étrange est donc un film d’ « horreur » (j’insiste sur les
guillemets) pour ado qui aurait mérité davantage de maîtrise à la réalisation, mais qui possède toutefois un joli potentiel qui, on l’espère, sera mieux exploité à l’avenir puisque, le film étant
tiré d’une série de romans à succès, on peut s’attendre à coup sûr à un deuxième opus très prochainement.
Le cirque du freak est en quelque sorte le chaînon manquant entre Harry Potter, le Freaks de Tod Browning (toute proportion gardée, bien
entendu) et Twilight. Le côté foire aux monstres du film ainsi que son univers s’avèrent sympathiques mais la
mise en scène de Paul Weitz est hélas un peu fade, voire à côté de la plaque. Pour réellement nous impressionner, ce Cirque du freak aurait juste mérité un vrai metteur en scène. Tout
simplement.
Note : 2.5/6
Par Sam's
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2
Samedi 31 octobre 2009
6
31
/10
/2009
11:23
Sorti le 21/10/2009
Epouvante/Fantastique/USA/2007/1h45
Réalisation : Karyn Kusama. Scénario : Diablo Cody. Production : Mason Novick, Jason Reitman, Daniel Dubiecki. Musique : Stephen Barton & Theodore Shapiro.
Interprètes : Megan Fox, Amanda Seyfried, Johnny Simmons, Adam Brody, J.K. Simmons,…
Vendu presque exclusivement sur le physique de la bombe anatomique Megan Fox, Jennifer’s body excitait autant les
jeunes mâles en rut qu’il rendait méfiant les fantasticophiles avertis. Eh bien, en fin de compte, aucuns des deux n’en sortira satisfait, puisque le film de Karyn Kusama (Girlfight,
Aeon flux) est une arnaque, et une belle !
Jennifer est la cheerleader par excellence : belle à mourir, un peu coconne et uniquement préoccupée par les beaux
mâles ténébreux. Un soir de beuverie entre copines, elle embarque avec un groupe de rock et finit ligotée pour les besoins d’un sacrifice de vierge qui va mal tourner. Jennifer revient alors
d’entre les morts sous la forme d’une succube, et commence à manger de l’homme dans tous les sens du terme, sous le regard effaré de sa meilleure amie.
Megan Fox en succube sexy qui dévore à pleines dents du jeune mâle en rut, un retour à la comédie horrifique 80’s et les affres de l’adolescence décrits dans un script malin signé Diablo Cody
(Juno), voilà tout ce qui nous promettait Jennifer’s body. Las, une fois de plus, les intentions initiales
s’avèrent au final bafouées. La bande (pseudo) horrifique de Karyn Kusama enchaîne tant les stéréotypes du film pour ados que ceux du film d’épouvante. La brune sex-symbol amie puis ennemie de
son antonyme, la blonde introvertie ; un tas de teenagers qui ont le slip qui frétille ; du satanisme à deux balles ; des jump-scares foireux ;… Jennifer’s body ne rattrape même pas ces
défauts par une accumulations de séquences joyeusement gores et/ou sexy. Seulement deux séquences un tant soit peu débridées (dont une Jennifer s’abreuvant de sang directement dans le corps
lacéré d’une de ses victimes) et aucune scène nous dévoilant le physique de la brune-biatch ne sont au programme. Megan Fox n’étant pas une actrice très talentueuse (euphémisme), un rien de
nudité aurait peut être rehaussé l’affaire. Eh bien non, le body de la Jennifer, vous n’en verrez même pas un seul téton ! L’arnaque ce film, j’vous l’dit !
Malgré un joli potentiel (les films sur les succubes, ça ne court pas les rues, mine de rien) et son actrice aguichante, Jennifer’s Body vous fera vite
débander car jamais il n’exploite son potentiel à fond, préférant au contraire prendre une voie on ne peut plus stéréotypée et frileuse. Pas excitant du tout, finalement, le body de la Jennifer
!
Note : 2/6
Par Sam's
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Lundi 26 octobre 2009
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26
/10
/2009
19:03
Sorti le 21/10/2009
Science-fiction/Action/USA/2009/1h25
Réalisation : Jonathan Mostow. Scénario : Michael Ferris et John Brancato d’après l’œuvre de Robert Venditti & Brett Weldele. Production : David Hoberman, Todd Lieberman,
Max Handelman. Musique : Richard Marvin. Interprètes : Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, James Cromwell, Ving Rhames,…
Réalisateur prometteur à l’époque de Breakdown (1997 déjà), Jonathan Mostow nous a quelque peu fait déchanter depuis avec Terminator 3 le soulèvement des
machines. Malheureusement avec Clones, le réalisateur ne s’imposera pas davantage en tant que grand cinéaste mais reste en tout cas un bon faiseur. Ce n’est peut être pas reluisant,
mais ça pourrait être pire !
Dans un futur proche, la population est désormais presque entièrement constituée de substituts d’êtres humains qui, commandés à distance par leur propriétaire, effectuent les tâches à leur place
et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette invention révolutionnaire a d’ailleurs presque éradiqué la criminalité de la société.
Mais, bien sûr, un meurtre mystérieux va tout de même se produire et, devinez qui va mener l’enquête et rétablir l’ordre normal des choses ?
Tadâam ! Bruce Willis bien sûr, que l’on retrouve ici dans le rôle d’un agent du FBI aux côtés de la belle Radha Mitchell (Silent Hill, Rogue). En pilotage
automatique dans un rôle qu’il a déjà tenu des dizaines et des dizaines de fois auparavant, notre John McClane déambule dans un récit au sujet intéressant mais qui aurait mérité un traitement
bien plus approfondis. En substance, le film de Mostow nous dit que le virtuel c’est mal et ne creuse guère plus loin. On a déjà vu ça ailleurs et Clones ne révolutionne rien, aussi bien
en terme de contenu que de contenant. Même s’il n’est pas trop mal fichu visuellement (quelques scènes d’action restent efficaces et les clones possèdent une belle artificialité), le déroulement
reste totalement convenu et sans véritables coups d’éclats. Reste que l’ensemble conserve une certaine efficacité et se laisse regarder de bout en bout sans effort. Parfait pour se déconnecter
les neurones, donc.
Clones ne rivalise guère avec les autres grosses sorties S-F de l’année (Terminator Renaissance, District 9 et
bientôt, sur un sujet similaire, Avatar) mais garde la tête haute grâce à des scènes d’action lisibles et une
mise en scène efficace. Rien d’honteux donc, mais on aimerait tout de même que Bruce Willis reviennent à des choses bien plus sérieuses (et sans perruque ridicule parce que là, il rivaliserait
presque avec Nicolas Cage le bougre !)
Note : 2.5/6
Par Sam's
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