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Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a aussi bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; de la bande dessinée, des vidéos, des clips musicaux, des Videogames ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire des commentaires.

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Special Thanks to Philippe J.Fry.
Merci mec!

Sam's



Titre(s) Mystère à découvrir:
  n°492  ...

Salles Obscures


Vendredi 6 novembre 2009
Sorti le 04/11/2009

Fantastique/USA/2008/1h50

Réalisation : Paul Weitz. Scénario : Paul Weitz & Brian Helgeland d’après l’œuvre de Darren Shan. Production : Ewan Leslie, Lauren Shuler Donner. Musique : Stephen Trask. Interprètes : John C. Reilly, Chris Massoglia, Ken Watanabe, Josh Hutcherson, Salma Hayek,…


Pour les vacances de Toussaint, on aurait aimé découvrir Halloween 2, Trick or treat ou encore Zombieland dans nos salles obscures. A la place, on doit bien se contenter de Jennifer et de son body, de la magic Box de Richard Kelly (dont je vous parlerai très prochainement) ainsi que de ce Cirque du Freak (ou Cirque de l’étrange en vf). Réalisé par Paul Weitz, L’assistant du vampire propose un spectacle riche en monstres et en effets spéciaux. Ok, c’est cool, mais à part ça ?
Darren, un ado bien sous tous rapports, et son meilleur ami vont un soir assister à un bien curieux spectacle. En effet, une troupe de freaks se produit dans la ville et ceux-ci s’avèrent être tout à fait authentiques : une femme à barbe extralucide, un loup-garou, un homme-serpent ou encore un vampire font partie du numéro de ce cirque pas comme les autres. Fourrant son nez à l’issue du numéro dans ce qui ne le regarde pas, Darren va provoquer une série d’incidents qui vont le forcer à devenir à son tour un vampire et ainsi quitter sa vie toute tranquille pour rejoindre la troupe de monstres. Mais ce qu’il ignore encore, c’est qu’une guerre se prépare entre deux factions de vampires ennemies et que Darren pourrait y jouer un rôle capital…
Ce spectacle se situant entre la comédie pour ado et le film d’épouvante propose une intrigue certes classique mais efficace, remplie de personnages secondaires et de créatures improbables (Salma Hayek en femme à barbe, ça va en perturber plus d’un !). Les maquillages et autres effets visuels sont d’ailleurs très convaincants et l’on sent dans ce Cirque du freak une véritable intention de vouloir nous en donner pour notre argent. Ca aurait donc pu être très amusant, mais le problème majeur du film est qu’il est mis en scène par le réalisateur du tout premier American pie, Paul Weitz donc, et que cela s’en ressent fortement. Les personnages (surtout les ados) sont stéréotypés à mort, il y a un humour omniprésent qui est franchement lourdingue et, à force à trop vouloir en montrer, le film patauge quelque peu. Les transitions s’avèrent ainsi parfois assez rudes et le récit propose une tonne d’éléments intéressants qui resteront malheureusement inexploités. Les comédiens sont quant à eux inégaux, avec, en vrac : un John C. Reilly efficace, deux ados (Chris Massoglia et Josh Hutcherson) au jeu bien fade (c’est moi où ils jouent tous de la même façon ces teenagers ??), un Ken Watanabe dont il n’y a pas que le crâne qui impressionne ou encore un Willem Dafoe qui cabotine à donf’ en se la jouant Vincent Price. Sans être une abominable croûte, Le cirque de l’étrange est donc un film d’ « horreur » (j’insiste sur les guillemets) pour ado qui aurait mérité davantage de maîtrise à la réalisation, mais qui possède toutefois un joli potentiel qui, on l’espère, sera mieux exploité à l’avenir puisque, le film étant tiré d’une série de romans à succès, on peut s’attendre à coup sûr à un deuxième opus très prochainement.
Le cirque du freak est en quelque sorte le chaînon manquant entre Harry Potter, le Freaks de Tod Browning (toute proportion gardée, bien entendu) et Twilight. Le côté foire aux monstres du film ainsi que son univers s’avèrent sympathiques mais la mise en scène de Paul Weitz est hélas un peu fade, voire à côté de la plaque. Pour réellement nous impressionner, ce Cirque du freak aurait juste mérité un vrai metteur en scène. Tout simplement.
Note : 2.5/6

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Samedi 31 octobre 2009
Sorti le 21/10/2009

Epouvante/Fantastique/USA/2007/1h45

Réalisation : Karyn Kusama. Scénario : Diablo Cody. Production : Mason Novick, Jason Reitman, Daniel Dubiecki. Musique : Stephen Barton & Theodore Shapiro. Interprètes : Megan Fox, Amanda Seyfried, Johnny Simmons, Adam Brody, J.K. Simmons,…


Vendu presque exclusivement sur le physique de la bombe anatomique Megan Fox, Jennifer’s body excitait autant les jeunes mâles en rut qu’il rendait méfiant les fantasticophiles avertis. Eh bien, en fin de compte, aucuns des deux n’en sortira satisfait, puisque le film de Karyn Kusama (Girlfight, Aeon flux) est une arnaque, et une belle !
Jennifer est la cheerleader par excellence : belle à mourir, un peu coconne et uniquement préoccupée par les beaux mâles ténébreux. Un soir de beuverie entre copines, elle embarque avec un groupe de rock et finit ligotée pour les besoins d’un sacrifice de vierge qui va mal tourner. Jennifer revient alors d’entre les morts sous la forme d’une succube, et commence à manger de l’homme dans tous les sens du terme, sous le regard effaré de sa meilleure amie.
Megan Fox en succube sexy qui dévore à pleines dents du jeune mâle en rut, un retour à la comédie horrifique 80’s et les affres de l’adolescence décrits dans un script malin signé Diablo Cody (Juno), voilà tout ce qui nous promettait Jennifer’s body. Las, une fois de plus, les intentions initiales s’avèrent au final bafouées. La bande (pseudo) horrifique de Karyn Kusama enchaîne tant les stéréotypes du film pour ados que ceux du film d’épouvante. La brune sex-symbol amie puis ennemie de son antonyme, la blonde introvertie ; un tas de teenagers qui ont le slip qui frétille ; du satanisme à deux balles ; des jump-scares foireux ;… Jennifer’s body ne rattrape même pas ces défauts par une accumulations de séquences joyeusement gores et/ou sexy. Seulement deux séquences un tant soit peu débridées (dont une Jennifer s’abreuvant de sang directement dans le corps lacéré d’une de ses victimes) et aucune scène nous dévoilant le physique de la brune-biatch ne sont au programme. Megan Fox n’étant pas une actrice très talentueuse (euphémisme), un rien de nudité aurait peut être rehaussé l’affaire. Eh bien non, le body de la Jennifer, vous n’en verrez même pas un seul téton ! L’arnaque ce film, j’vous l’dit !
Malgré un joli potentiel (les films sur les succubes, ça ne court pas les rues, mine de rien) et son actrice aguichante, Jennifer’s Body vous fera vite débander car jamais il n’exploite son potentiel à fond, préférant au contraire prendre une voie on ne peut plus stéréotypée et frileuse. Pas excitant du tout, finalement, le body de la Jennifer !

Note : 2/6

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Lundi 26 octobre 2009
Sorti le 21/10/2009

Science-fiction/Action/USA/2009/1h25

Réalisation : Jonathan Mostow. Scénario : Michael Ferris et John Brancato d’après l’œuvre de Robert Venditti & Brett Weldele. Production : David Hoberman, Todd Lieberman, Max Handelman. Musique : Richard Marvin. Interprètes : Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, James Cromwell, Ving Rhames,…



Réalisateur prometteur à l’époque de Breakdown (1997 déjà), Jonathan Mostow nous a quelque peu fait déchanter depuis avec Terminator 3 le soulèvement des machines. Malheureusement avec Clones, le réalisateur ne s’imposera pas davantage en tant que grand cinéaste mais reste en tout cas un bon faiseur. Ce n’est peut être pas reluisant, mais ça pourrait être pire !
Dans un futur proche, la population est désormais presque entièrement constituée de substituts d’êtres humains qui, commandés à distance par leur propriétaire, effectuent les tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette invention révolutionnaire a d’ailleurs presque éradiqué la criminalité de la société. Mais, bien sûr, un meurtre mystérieux va tout de même se produire et, devinez qui va mener l’enquête et rétablir l’ordre normal des choses ?
Tadâam ! Bruce Willis bien sûr, que l’on retrouve ici dans le rôle d’un agent du FBI aux côtés de la belle Radha Mitchell (Silent Hill, Rogue). En pilotage automatique dans un rôle qu’il a déjà tenu des dizaines et des dizaines de fois auparavant, notre John McClane déambule dans un récit au sujet intéressant mais qui aurait mérité un traitement bien plus approfondis. En substance, le film de Mostow nous dit que le virtuel c’est mal et ne creuse guère plus loin. On a déjà vu ça ailleurs et Clones ne révolutionne rien, aussi bien en terme de contenu que de contenant. Même s’il n’est pas trop mal fichu visuellement (quelques scènes d’action restent efficaces et les clones possèdent une belle artificialité), le déroulement reste totalement convenu et sans véritables coups d’éclats. Reste que l’ensemble conserve une certaine efficacité et se laisse regarder de bout en bout sans effort. Parfait pour se déconnecter les neurones, donc.
Clones ne rivalise guère avec les autres grosses sorties S-F de l’année (Terminator Renaissance, District 9 et bientôt, sur un sujet similaire, Avatar) mais garde la tête haute grâce à des scènes d’action lisibles et une mise en scène efficace. Rien d’honteux donc, mais on aimerait tout de même que Bruce Willis reviennent à des choses bien plus sérieuses (et sans perruque ridicule parce que là, il rivaliserait presque avec Nicolas Cage le bougre !)
Note : 2.5/6

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Vendredi 16 octobre 2009
Sorti le 07/10/2009

Animation/USA/2009/1h35

Réalisation & Scénario : Pete Docter & Bob Peterson. Production: Jonas Rivera. Musique : Michael Giacchino. Interprètes (voix françaises) : Charles Aznavour, Tom Trouffier, Guillaume Lebon, Richard Leblond,…


Voici que, plus de deux mois après sa sortie en France, nous pouvons enfin admirer le dernier Pixar. L’attente en valait la peine puisqu’il s’agit à nouveau d’une vraie petite perle (mais ça, on commence à en avoir l’habitude) doublée d’un beau moment d’émotions. Là-haut trône Pixar, les rois de l’animation contemporaine…
Carl, un septuagénaire râleur qui vit seul depuis que sa femme Ellie est décédée, va devoir, sous l’impulsion de promoteurs immobiliers sans scrupules, quitter la maison dans laquelle il a vécu toute sa vie. Il va alors décider de réaliser son rêve en équipant sa maison de milliers de ballons et s’envoler pour un voyage extraordinaire vers l’Amérique du Sud, en compagnie d’un boy scout envahissant qui va se retrouver là tout à fait par hasard…
Un vieux type bougon s’envole à bord de sa propre maison tandis qu’un gamin frappe à sa porte… Voilà le teaser que l’on connaît depuis plus d’un an et qui sert de point de départ à une aventure fantastique où se mêleront bien d’autres fantaisies. Y a pas à dire, chez Pixar, ils ont l’art d’appâter le spectateur à partir d’une idée toute simple mais néanmoins attractive (une famille de super héros, un rat d’égout qui fait la cuisine, un robot qui ramasse des ordures dans un no man’s land,…) pour ensuite le séduire et le surprendre à plus d’un titre lors du visionnement de l’œuvre finie. Que nous réserve donc Là-haut dans son intégralité ? Sans trop en dévoiler à ceux qui ne l’auraient pas encore découvert (mais qu’est-ce que vous foutez, bordel ?!), l’œuvre de Pete Docter et Bob Peterson est un trépidant et émouvant voyage initiatique qui vous fera passer du rire aux larmes en un temps record ! Sans nul doute il s’agit là de l’un des Pixar les plus émouvants jamais vu. Venant de la part d’un des réalisateurs de Monstres & cie (dont rien que l’évocation du plan final me fait monter les larmes aux yeux), on ne s’en étonnera pas ! Et malgré un rythme et des situations parfois convenues, de nombreuses idées sont au rendez-vous (le collier pour chien, invention irrésistible !) et, surtout, les niveaux de lecture sont multiples. Petits et grands y trouveront leur bonheur, à coup sûr (et comme à l’accoutumée) ! Puis, faut-il encore mentionner que visuellement, ce nouveau Pixar est à tomber ? L'animation, les textures, les lumières,…Là-haut est vraiment splendide ! Plus qu’un film d’animation, un grand moment de cinéma !
On ne cesse de le répéter mais chez les artistes du studio Pixar, le cinéma d’animation est d’abord considéré comme une démarche artistique et non commerciale, contrairement à certains de leurs concurrents. Il en résulte donc logiquement une nouvelle perle du genre, pourvue cette fois d’une dose supplémentaire d’émotions. Indispensable !
Note : 6/6

P.S. : n’arrivez surtout pas en retard à la séance, sous peine de louper l’habituel court-métrage, intitulé Passages nuageux, proposé en avant programme. Un joli petit condensé de tendresse et de rigolade.


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Lundi 12 octobre 2009
Sorti le 23/09/2009

Guerre/Action/USA/ 2008/2h04
Réalisation: Kathryn Bigelow. Scénario : Kathryn Bigelow & Mark Boal. Production: Kathryn Bigelow, Mark Boal, Nicolas Chartier, Greg Shapiro. Musique : Marco Beltrami & Buck Sanders. Interprètes : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, David Morse, Ralph Fiennes,…


Kathryn Bigelow, je l’aime bien. En plus d’être une femme très élégante, elle a fait des putains de films qui trouent le cul : approche originale du vampirisme (Near Dark), film d’action fun et branché (Point break) ou récit d’anticipation désespéré (Strange days), chacune de ses oeuvres possède une personnalité unique et un savoir-faire indéniable. Gonflé à bloc d’adrénaline pure, son nouveau film, Démineurs, est à classer d’emblée parmi ses meilleurs titres, qu’on se le dise.
Bagdad. Le lieutenant James, véritable tête brûlée, vient d’arriver au commandement de la meilleure unité de déminage de l'US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre et ce, au péril de leur vie. Dans quelques dizaines de jours, leur rotation de service va s’achever…
Sans chichis, Démineurs nous plonge directement dans le feu de l’action, au cœur du danger, là où l’adrénaline et la tension sont presque insoutenables. Utilisant majoritairement la caméra portée, Kathryn Bigelow colle à ses personnages et aux situations extrêmes dans lesquelles ils sont envoyés, sans s’attarder sur une quelconque explication politico-militaire du conflit présent à l’image. Ces hommes sont en zone de guerre et doivent y survivre. Nous y sommes avec eux. Point. Le défi du film est donc de maintenir la tension durant près de 2h, sans presque aucun temps mort. De ce point de vue, la réalisatrice assure comme jamais. Sa façon d’installer en seulement quelques plans chaque nouvelle intervention confère au génie. Le danger transpire dans chaque petit plan, dans les regards, les attentes (à ce titre, je trouve la scène dans le désert très réussie) et, lorsque ça pète, on ressent les explosions comme si on y était. Rarement les effets pyrotechniques auront été parfaitement magnifiés sur un grand écran. Loin de n’être qu’un film dédié à l’action pure et dure, Démineurs se focalise aussi sur l’humain en collant de près à un trio de soldats aux personnalités diverses et fouillées. L’aspect psychologique est donc au cœur du film et certains comportements montrés à l’écran ne sont pas là pour caresser le spectateur dans le sens du poil. Kathryn Bigelow ose donc des tas de choses avec son nouveau film et va même jusqu’à réduire à l’écran la présence des acteurs les plus connus s’y exposant (Guy Pearce, Ralph Fiennes, David Morse) afin de mettre en avant de « nouvelles » têtes telles que le formidable Jeremy Renner (28 semaines plus tard) qui écrase tout sur son passage dans le rôle du sergent James. Non, vraiment, Kathryn Bigelow je l’aime bien parce qu’en plus d’être une réalisatrice de talent, elle possède des couilles grosses comme ça !
Avec son suspense insoutenable et ses personnages se shootant à l’adrénaline, Démineurs propose une immersion immédiate et sans nul autre pareil où la peur suinte à chaque coin de l’écran et les idées de mise en scène fourmillent. Sans aucun doute, il s’agit là de l’un des films les plus aboutis de la réalisatrice qui possède, faut-il encore le rappeler, une filmographie des plus passionnantes.
Note : 5/6

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Jeudi 1 octobre 2009
Sorti le 30/09/2009

Science fiction/ USA/Nouvelle-Zélande/2009/1h50
Réalisation: Neill Blomkamp. Scénario : Neill Blomkamp & Terri Tatchell. Production: Peter Jackson. Musique : Clinton Shorter. Interprètes : Sharlto Copley, David James, Jason Cope,…


En 2009, les amateurs de SF ont été gâtés avec, entre autres, les membres de l’Enterprise qui ont faits leur reboot, Terminator Renaissance qui nous a plongé dans l’après-guerre cybernétique, les Watchmen qui ont éblouis nos mirettes et les Transformers qui nous ont emmerdés une seconde fois. Mais les fans du genre ne sont pas dupes et savent parfaitement que quantité ne rime pas systématiquement avec qualité. Heureusement, District 9 sort sur nos écrans et va mettre (presque) tout le monde d’accord.
Prolongation du court métrage Alive in Joburg, District 9 nous emmène à Johannesburg où, il y a plus de vingt ans, les extra-terrestres ont arrêtés leur vaisseau. Affaiblis, ceux-ci furent installés dans le District 9, une zone délabrée bientôt transformée en véritable bidonville. Depuis, la situation est gérée par le MNU (Multi-National United), une société privée dont le seul but est de parvenir à maîtriser l’extraordinaire technologie (et notamment en matière d’armement) des aliens. Mais tout va bientôt basculer par le biais d’un certain Wikus van der Merwe, un agent de terrain dont la mission consiste à évacuer les « crevettes » (surnom dévalorisant donné aux E.T.) du District 9…
Après avoir dû abandonner l’adaptation du célèbre jeu vidéo Halo, Neill Blomkamp, solidement soutenu par Peter Jackson et sa compagne Fran Walsh, s’est logiquement tourné vers la mise en chantier de District 9, version gonflée d’Alive in Joburg. Producteur du court métrage, Sharlto Copley obtient ici le rôle de Wikus van der Merwe, un pur anti-héros de série B qui acquiert au fil du récit une aura de plus en plus attachante. D’abord petit crétin chassant les extra-terrestres de leur domicile sans l’ombre d’un scrupule, l’homme va devenir suite à un malencontreux accident le cobaye de ses employés pour finir dans le camp des aliens où il se fera un allié. Un parcours incroyable, bénéficiant d’une mise en scène énergique et fluide parsemée d’images diverses (prises de vue télévisuelles, documentaire, caméras de surveillance, etc.) qui s’enchaînent dans un rythme absolument trépidant. Peu à peu le style documentaire et la métaphore évidente sur l’apartheid (Neill Blomkamp, originaire d’Afrique du Sud, ayant assisté à sa chute alors qu’il n’avait que 14 ans) fait place à de la grande série B bourrine et jouissive jusqu’à ce final sensationnel où les corps de soldats humains éclatent littéralement (car oui, le film n’est pas chiche en effusions de sang) sous les assauts d’un mécha armé jusqu’aux dents. Pour une fois, le buzz n’est pas démystifié : en mêlant habilement réalité et science-fiction, District 9 possède bel et bien tout ce que l’on attend d’une grande série B de SF en offrant une dose plus que bienvenue de fraîcheur et de virtuosité. On réfléchit, on rit (un peu), on jubile (beaucoup)  et au final on est même touché et tout ça, sans voir le temps passer. Mieux encore, on en redemande ! Vivement la suite !
A l’heure des innombrables suites et remakes/reboot inondant sans cesse nos écrans, District 9 fait preuve d’une fraîcheur inouïe et s’impose comme l’un des meilleurs films de science-fiction vu depuis des lustres, faisant de Neill Blomkamp un réalisateur à suivre de très près. Tout bonnement mon-stru-eux !
Note : 6/6

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Lundi 28 septembre 2009
Sorti le 16/09/2009

Drame/Epouvante/Danemark/France/2009/1h44

Réalisation & Scénario : Lars von Trier. Production : Meta Louise Foldager. Interprètes : Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg,…

Le nouveau Lars von Trier, ça passe ou ça casse. A la manière d’une bonne vieille sodomie, ça passe mieux avec une bonne dose de lubrifiant. Sodomie-Antichrist, quel est le rapport ? A vrai dire, il n’y en a pas. Quoique…
Suite au décès de leur jeune enfant, un couple se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où, dans un but thérapeutique, ils espèrent guérir leurs coeurs. Mais la nature reprend ses droits et un nouvel affrontement commence...
Attention! Spoilers choquants ci-dessous!
Que dire d’Antichrist, film terriblement obscur et nihiliste (misogyne diront certains) ? Lars von Trier, qui renoue ici avec une esthétique chiadée proche d’Europa, l’avoue : son film est né en pleine période post-dépressive, les images et idées proviennent de ses rêves les plus sombres et l’ensemble ne contient aucun code moral particulier. En résulte un film dur à avaler, une expérience parfois indigeste, un long métrage trop souvent incompréhensible. Divisé en chapitres, le film nous montre le long et pénible travail de guérison d’un couple (et plus particulièrement celui de la femme) suite au décès accidentel de leur petit garçon. Le mari, thérapeute, prend en charge ce suivi psychologique, tandis que sa femme plonge de plus en plus dans la folie, l’emportant ainsi avec elle. La mise en scène de Lars von Trier est excessive en tous points : musique hyper dramatique, longs dialogues bavards, super ralentis (plutôt jolis au demeurant), distorsions d’images et symbolisme appuyé sont au programme. Sans oublier les scènes chocs : coït explicite, éjaculation de sang, chair torturée, découpage de clitoris à l’aide d’une paire de ciseaux,… autant d’instants qui semblent être là essentiellement pour secouer le spectateur jusqu’à l’écoeurement. Mais si, bien souvent, Antichrist provoque le rejet pur et simple, il peut aussi intriguer et marquer plus d’un spectateur qui tentera (en vain ?) d’élucider les parts obscures du film. Le personnage de Charlotte Gainsbourg (parfaite dans ce rôle on ne peut plus physique), brûlée à l’issue du film telle une sorcière, est-elle possédée par l’esprit du malin ? A-t-elle consciemment torturé son enfant (les chaussures mises à l’envers) pour ensuite le laisser mourir ? Sommes-nous vraiment dans la réalité ? Un inconscient ? Un cauchemar ? En enfer ? Et puis, que signifie ce plan final ? Autant de questions (et bien d’autres) qui peuvent nous tarauder l’esprit ou nous passer carrément par-dessus la tête, distant que nous sommes alors par rapport à l’horrible spectacle se déroulant devant nos yeux. Passerez-vous facilement à autre chose après vu Antichrist ? Pas sûr.
Antichrist est un cauchemar insondable qui peut obséder ou provoquer un violent rejet. Choquant et excessif, Lars von Trier n’a pas décidé de nous caresser dans le sens du poil mais plutôt de nous retourner violemment afin de nous la mettre bien profond. Y a de quoi en sortir tout chamboulé, avouez.
Note : 2/6

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Lundi 14 septembre 2009
Sorti le 26/08/2009

Drame/Policier/France/2008/2h35

Réalisation : Jacques Audiard. Scénario : Jacques Audiard, Abdel Raouf Dafri, Nicolas Peufaillit & Thomas Bidegain. Production : Martine Cassinelli. Musique : Alexandre Desplat. Interprètes : Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif, Reda Kateb, Hichem Yacoubi,…


Grand Prix au dernier Festival de Cannes, Un prophète n’aligne aucune star à la distribution et propose une intrigue se déroulant dans un univers pas franchement joyeux. Pas vraiment le type de film qu’on a envie de voir lorsque, à peine rentré de vacances, il y a le boulot qui vous saute à la gueule ! Et pourtant, le nouveau long métrage de Jacques Audiard est assurément le meilleur film de genre français de cette année !
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des “missions”, il s’endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...
Film carcéral à la française, Un prophète pouvait franchement susciter la crainte des amateurs de films de genre. Mais c’était sans compter sur le talent de Jacques Audiard, réalisateur qui a su allier avec brio film d’amour et polar noir (Sur mes lèvres) ou carrément remaker les américains avec audace (De battre, mon cœur s’est arrêté qui revisite Mélodie pour un tueur de James Toback). Un prophète prend le parti de placer un « héros » d’origine maghrébine en tête d’affiche sans pour autant sombrer dans la caricature du drame sociologique. Porté par le jeune Tahar Rahim, véritable révélation, le rôle de Malik suscita un travail complexe et fouillé tant le personnage évolue au fil du film, passant de l’oppressé forcé de sauver sa peau à l’individu totalement autonome. Le parcours du personnage, dur et violent, est passionnant à suivre, d’autant que le metteur en scène maintient une tension constante tout du long, aidé il est vrai par une photo magnifiquement sombre. L’adrénaline et l’émotion sont au rendez-vous, l’interprétation incroyablement juste (signalons également la prestation de l’impressionnant Niels Arestrup en criminel corse) et la bande-son, ultra travaillée, participent à l’immersion dans cet univers carcéral à la française sans nul autre pareil.
Parfaitement écrit et mis en scène, magnifiquement interprété, Un prophète est l’exemple à suivre en matière de cinéma de genre français. Emotionnellement intense, le nouveau film de Jacques Audiard dégage une atmosphère violente et tendue, rendant le tout cohérent et passionnant tout du long (2h30 quand même !). Avec des cinéastes de cette trempe, le cinéma français ne peut que s’enrichir !
Note : 5/6

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Mardi 1 septembre 2009
Sorti le 19/08/2009

Guerre/USA/Allemagne/France/2009/2h33
Réalisation & Scénario : Quentin Tarantino. Production: Lawrence Bender. Musique : Ennio Morricone. Interprètes : Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Brad Pitt, Eli Roth, Diane Kruger, Daniel Brühl,…


Il était une fois…un employé de vidéoclub qui rêvait de faire des films. Quelques années plus tard, le cinéphile est devenu réalisateur, devenant au fil des films un cinéaste culte obtenant récompenses et faveurs en tous genres. Quentin Tarantino fait aujourd’hui ce qu’il lui plaît, élargissant sa filmographie à des genres qui le fascinent depuis des lustres. Après les gangsters, la blacksploitation, les arts martiaux ou encore le « grindhouse movie », le voilà de retour sur nos écrans avec un film qui parle de juifs, de soldats et de nazis. Mais la Tarantino’s touch étant ce qu’elle est, Inglourious basterds n’est pas un film de guerre comme les autres…
Dans une France occupée par les allemands, la jeune Shosanna (Mélanie Laurent) assiste à l’exécution de sa famille et réchappe de peu au massacre. Quatre ans plus tard, à Paris, elle tient une salle de cinéma sous une nouvelle identité. Ailleurs, en Europe, le Lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt, génial) rassemble huit soldats juifs américains pour terroriser et tuer du nazi. Leur surnom : les bâtards. Grâce à l'aide de l'actrice et agent secret Bridget von Hammersmarck (la belle Diane Kruger), ils vont tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich rassemblés au sein du cinéma de Shosanna, où cette dernière est en train de mettre en place sa propre vengeance…
Dès l’intro, Tarantino nous scotche avec une scène tendue à mort aux relents Sergio Leonien où le formidable Christoph Waltz (Prix d’interprétation masculine amplement mérité à Cannes) torture psychologiquement un pauvre français qui cache sous son plancher des réfugiés juifs. Une scène forte, aux dialogues et à l’interprétation magnifiques, qui se terminera par la fuite de la jeune Shosanna (Mélanie Laurent, très à l’aise dans l’univers tarantinesque). Ensuite, nous retrouvons la jeune femme quelques années plus tard dans son cinéma, non sans avoir fait au passage la connaissance des « basterds » dont le seul et unique but est de zigouiller sadiquement du nazi. Le film est ainsi scindé en divers chapitres mettant en scène nombre de personnages tour à tour émouvants, sadiques, impressionnants, impitoyables ou attachants, bien que toutes et tous soient au final de véritables « basterds ». Que ceux et celles qui se plaignent du manque de présence des vrais « basterds » regardent le film une seconde fois : il n’y a QUE des « basterds » dans le nouveau Tarantino ! Intense, dramatique, drôle (le dialogue en italien), ultra-référentiel et jouissif à souhait, Inglourious basterds est peut être l’un des Tarantino les mieux écrits (le film est certes bavard mais les dialogues sont ici loin d’être dépourvu d’enjeux). Le réalisateur fait progressivement monter la tension avant des éclats de violence aussi brefs qu’ahurissants. Et comme toujours chez le cinéaste, la direction d’acteurs est irréprochable (à peut être une exception près en la personne de Jacky Ido dont les scènes avec Shosanna sonnent étrangement fausses) et la B.O. majoritairement signée par il maestro Ennio Morricone est parfaite. Bref, c’est à ne manquer sous aucun prétexte…mais en v.o. uniquement !
Tarantino étonne et emballe une fois de plus ses fans en revisitant la seconde guerre mondiale comme peu de cinéastes l’ont faits. Inglourious basterds passe comme une lettre à la poste malgré (ou grâce, serait-on tenté de dire) sa durée, son aspect bavard, ses libertés et ses anachronismes. Le réalisateur de Kill Bill délivre même des atmosphères sacrément intenses et dramatiques tout en restant à d’autres instants totalement fun et décomplexé. Plus qu’un film, un nouveau coup de maître !
Note : 5/6

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Jeudi 20 août 2009
Sorti le 05/08/2009

Action/Science fiction/USA/2009/2h

Réalisation : Stephen Sommers.  Scénario : Stuart Beattie, David Elliot, Paul Lovett, Michael Gordon & Stephen Sommers. Production: Lorenzo di Bonaventura, Bob Ducsay, Stephen Sommers. Musique : Alan Silvestri. Interprètes : Channing Tatum, Marlon Wayans, Sienna Miller, Rachel Nichols, Ray Park,…


Quand on va voir G.I. Joe, on sait précisément où on met les pieds : en plein dans le pop-corn. Avec un tel film, inspiré de jouets créés par Hasbro en 1964 (eux-mêmes tirés d’une BD datant de 1942), et orchestré par le réalisateur de Van Helsing, on sait d’avance que le produit, opportuniste à crever, sera exempt de toute profondeur et que le spectacle sera calibré pour tous les publics. Formatage, quand tu nous tiens…
Ripcord et Duke, deux soldats d’élite dont la mission est de défendre des ogives dévastatrices d’un nouveau type, vont faire la connaissance et intégrer l’armée secrète des G.I. Joe (Global Integrated Joint Operating Entity). Disposant d'un équipement militaire et de techniques d'espionnage futuristes, ces soldats d’un nouveau type affrontent le trafiquant d'armes Destro ainsi que la mystérieuse organisation terroriste Cobra, qui menacent de plonger le monde dans le chaos.
Rappelons qu’avant de plonger corps et âme au sein des productions clinquantes qui ne visent qu’à rapporter un max de fric (au hasard : La Momie, Le retour de la Momie, Van Helsing), Stephen Sommers avait fait un petit film fantastique bien sympatoche avec Treat Williams et Famke Janssen : Un cri dans l’océan (Deep Rising) que ça s’appelait. Mais cela fait déjà bien longtemps (1997) et désormais, ce film de monstre marin fait presque figure d’intrus au sein de la filmographie du monsieur. Aujourd’hui, avec G.I. Joe, Sommers atteint un sommet dans l’art de l’entertainment décérébré et semble désormais empêtré dans le milieu jusqu’au cou. On voit mal comment l’homme pourrait revenir à quelque chose de plus simple, de plus authentique. G.I. Joe c’est l’apologie du numérique et de l’action non-stop. Michael Bay a du souci à se faire, Sommers joue dans la même catégorie et il fait presque mieux que son concurrent ! Malheureusement pour ce dernier, il n’a pas la Megan Fox au générique qui lui permet d’attirer en plus quelques millions de spectateurs en rut (vous seriez étonné de voir le nombre de mâle qui vont voir Transformers 2 rien que pour cette pouffe !). Néanmoins, Sommers, lui, fait moins de blagues pourries et livre des scènes d’action presque lisibles, ce qui rend son film beaucoup plus sympathique que l’étron mécanique de Bay. En plus, son casting est aussi touffu qu’inégal, voire même improbable : Channing Tatum (Public enemies) ainsi que Marlon Wayans sont tour à tour inconsistant et insupportable dans les rôles principaux, Ray Park (X-Men) assure comme une bête dans les bastons acrobatiques, Sienna Miller (Layer cake) n’est pas vraiment à sa place, Dennis Quaid s’éclate comme un petit cabotin, la gueule d’Arnold Vosloo (La Momie himself !) traverse les scènes en sifflotant, Saïd Taghmaoui (La Haine) joue le cerveau de l’équipe, Brendan Fraser fait un petit caméo non crédité, etc. etc. Un joli mélange qui reflète bien le projet, aussi généreux qu’opportuniste et aussi con que factice. Le grand enfant qui sommeille ressurgira peut être par instants (la poursuite dans Paris, Waouw !!), l’adulte que vous êtes devenus sera gavé par le trop-plein d’action et le cinéphile qui reste se dira : putain, qu’est-ce que c’était con!
Stephen Sommers s’amuse avec ses G.I. Joe de chair comme nous jouions avec nos soldats de plastique à l’époque de l’insouciance. En résulte un gros plaisir de gamin pour les (grands) gamins, bourré d’action et bien con comme il faut. Même si on aurait pu souhaiter une intrigue plus fouillée mêlant espionnage et action, on ne peut pas vraiment en vouloir au réalisateur. Merde, c’est G.I. Joe, à quoi vous vous attendiez d’autre !?
Note : 2.5/6

Par Sam's - Recommander
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