DVD à gagner

SESSION 8
Plus qu'1 dvd à gagner parmi:


(12 points)


Classement:


*1*
Isokilla (12pts)

*2*
PathOogenic Garbage (11pts)

*3*
Movie (10pts)

*4*
Triox (8pts)

*5*
Lomok (7pts)

*6*
Bastien (6pts)
JP13 (6pts)


*7*
Columboy (5pts)
Maydrick (5pts)
Damien (5pts)


*8*
Deadpool_az (4pts)
Harsenik (4pts)
Seb (4pts)


*9*
Urotsukigally (3pts)

Miss_papatte (3pts)
Dr Chainsaw (3pts)
Manu (3pts)
Max (3pts)
CZ (3pts)


*10*
Manu le malin (2pts)
Sphincter (2pts)
Samom (2pts)

Thomas (2pts)
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Intro

WELCOME


Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; des Videogames ; des choses futiles, débiles, informatives, captivantes… (Divers) ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire des commentaires.

...et visitez ma toute nouvelle galerie d'images:

 

Special Thanks to Philippe J.Fry.
Merci mec!

Sam's
COMING SOON:    L'ennemi intime, Resident Evil Extinction, Frontières, Evil Bong, Indiana Jones,...

Règlement des Jeux Ciné

C’est très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié sous le visuel des dvd. Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions suivantes. Ceux qui auront + de 5 points retomberont à 2 points. Plusieurs films sont proposés par Session. Mais attention, seulement 3 dvd partiront ! En effet, seuls les 3 premiers participants à atteindre les 12 points pourront choisir un dvd parmi ceux qui sont en jeu. Il y a un seul exemplaire par dvd, donc le premier arrivé sera le premier servi! S’inscrire à la Newsletter est un atout majeur pour être au courant de la diffusion d’un nouveau jeu. Si aucune proposition valable n'est donnée, des indices seront mis afin de vous aiguiller.
Bonne chance à toutes et tous!


Jeu(x) Ciné à trouver
:  
  ...

Vendredi 9 mai 2008

Sorti le 30/04/2008

Action/Fantastique/USA/2007/2h05

Réalisation: Jon Favreau. Scénario : Arthur Marcum, Matt Holloway, Mark Fergus et Hawk Ostby d’après l’œuvre de Stan Lee. Production : Avi Arad, Kevin Feige. Musique : Ramin Djawadi. Interprètes : Robert Downey Jr., Terrence Howard, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges, Shaun Toub, Leslie Bibb,…

Un nouvel héros issu de l’écurie Marvel prend donc naissance sur grand écran. Etant d’ores et déjà habitué au meilleur (Spider-Man) comme au pire (Les 4 Fantastiques) dans ce domaine, cet Iron Man était attendu au tournant. Bienheureusement, les connaisseurs comme les néophytes devraient apprécier cette transposition car elle s’avère respectueuse envers le comic et envers le spectateur. Ouf, nous voilà sauvé !
Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Afghanistan. Tenu en captivité, il est forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme de destruction redoutable mais va en réalité concevoir une armure révolutionnaire qui va lui permettre de s’échapper. Emballé par l’efficacité de ce prototype, il va décider de l’améliorer afin de faire régner la justice et protéger les innocents.
Mis en scène par le comédien Jon Favreau (c’est lui qui enterre sa vie de garçon dans Very Bad Things), Iron Man doit beaucoup de sa réussite à la présence d’un acteur pas comme les autres : Robert Downey Jr. Certes le réalisateur et les scénaristes ont fait un travail plus qu’honorable en respectant et en condensant les éléments majeurs du comics, mais celui qui nous fait croire par-dessus tout à l’existence d’un Tony Stark se glissant dans des armures high-tech, c’est bien celui-là même qui incarna jadis Chaplin dans le film de Richard Attenborough. Interprétant à la perfection ce personnage qui, d’arrogant et immoral se convertit en vengeur soucieux de réparer ses erreurs (en restant toujours cool), Robert Downey Jr. trouve ici son perso de super héros. Face à lui, l’autre comédien qui fait mouche, c’est Jeff Bridges, quasiment méconnaissable et physiquement imposant dans le rôle d’
Obadiah Stane. Les autres, que ce soit Terrence Howard ou Gwyneth Paltrow, leur prestation reste correcte mais s’efface quelque peu devant les deux acteurs hyper charismatiques.
Après une première partie très soutenue (qui se termine par l’excellente fuite de Tony Stark du camp afghan), le film atteint un rythme de croisière plus posé. Rehaussée de temps en temps par des instants fort sympathiques (les tests d’armures, le retour en Afghanistan), cette seconde partie s’achève par un combat correct (et lisible, ce qui n’est pas négligeable de nos jours) mais manquant tout de même d’intensité. Dommage aussi que la personnalité de Stark ne soit pas plus sombre et ambiguë (il est décidément bien trop cool et amusant), mais, encore une fois, l’omniprésence de Robert Downey Jr. nous fait avaler la pilule plus aisément.
Quoiqu’il en soit, Iron Man est un bon début (et en plus il cartonne auprès du public et de la critique) pour cette franchise qui, espérons-le, nous offrira plus d’action et de turpitudes à l’avenir. En l’état, on a déjà un bon divertissement doublé d’une bonne adaptation live de comic qui parvient à éviter les blagues à deux balles et un surdécoupage de l’action gênant. L’homme de fer (« en réalité mon armure est faite d’un alliage d’or et de titane ») a de beaux jours devant lui.

Note : 4/6

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Lundi 5 mai 2008

Sorti le 23/04/2008

Epouvante/USA/2007/2h17
Réalisation & Scénario :
Frank Darabont d’après l’œuvre de Stephen King. Production : Frank Darabont, Liz Glotzer. Musique : Mark Isham. Interprètes : Thomas Jane, Andre Braugher, Laurie Holden, Marcia Gay Harden, Toby Jones, William Sadler,…


Avec sa troisième adaptation de Stephen King, Frank Darabont (Les Evadés, La Ligne Verte) fait une nouvelle fois des merveilles. Une réussite de plus qui ne fait que confirmer ce que l’on pensait déjà : ce cinéaste est né pour transposer l’univers de l’écrivain sur grand écran.
Alors qu'une brume inquiétante se lève sur une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans le supermarché local. Le père de famille ne tarde alors pas à découvrir que le brouillard à l’extérieur est peuplé de créatures surnaturelles. Mais alors que la solution la plus raisonnable serait de garder son calme et de s’unir, les personnes confinées dans le magasin cèdent à la panique et s’avèrent même hostiles envers elles-mêmes.
Parmi le nombre immense d’adaptations du King, on a, bien heureusement, déjà pu visionner de très bonnes choses (Carrie, Shining, Dead Zone, Christine, pour ne citer que quelques exemples signés par les plus grands). Mais là où Frank Darabont fait plus fort que les autres, c’est qu’il livre une troisième excellente tentative tout en restant fidèle au matériau d’origine. Mieux encore, cette fois, il accède avec The Mist à un récit qui plonge dans le surnaturel et l’épouvante, agrémenté d’une bonne dose de pessimisme.
Au début, le long métrage ne paie pas de mine. A la vision de certains plans, on a même l’impression d’être dans un téléfilm de luxe. Ensuite, progressivement, on assiste à un film d'épouvante classique (dans le bon sens du terme) proposant des scènes « monstrueuses » qualitativement de plus en plus supérieures (celle du drugstore étant la plus réussie) et au final, le metteur en scène nous assène un grand coup dans les jambes qui nous planque au sol sans crier gare. C’est qu’entre le film de terreur pure et l’étude sociologique, Frank Darabont frappe fort. En explorant et en confrontant la nature des personnes réfugiées dans le supermarché, le réalisateur nous démontre que la menace la plus périlleuse pour l’homme, c’est lui-même. Le danger est à l’intérieur comme à l’extérieur, et à partir de ce moment-là, difficile de croire encore à un quelconque espoir. En plus de ce manque de foi en l’espèce humaine, Frank Darabont pointe plus particulièrement du doigt les attitudes extrémistes et la constante paranoïa de notre société moderne, ici véhiculées par le personnage de la bigote Mrs. Carmody, impeccablement interprété par Marcia Gay Harden (Mystic River, Into the wild).
Cette salope de Carmody (excusez le terme mais c’en est vraiment une !) est parfaitement irritante, et plus d’un spectateur ne la supporteront pas (le film a d’ailleurs tendance à être un peu trop redondant à ce sujet). Cependant, elle représente parfaitement tout le danger et la destruction qu’engendre un tel fanatisme, danger trouvant son paroxysme lors de LA scène-clef du film, celle de la « lapidation » du jeune soldat.
Le pamphlet anti-fanatisme et le drame humain font donc partie du film qui, de par son sujet même, est donc également un authentique film d’horreur. La présence de la brume est angoissante à souhait et ce qui s’y cache est parfaitement inquiétant. D’ailleurs, les mystérieuses créatures masquées par le brouillard s’avèrent bien plus efficaces en terme de frayeur indicible que celles montrées plein cadre. Et même si les franches apparitions des créatures sont définies par beaucoup de « SFX foireux », je trouve que les images de synthèse ne sont en vérité pas si pourries que cela. Malgré une première attaque tentaculaire présentant il est vrai des effets numériques bien trop voyants, le reste n’est pas si mal. Ca reste correct sans être ébouriffant.

Film américain ne bénéficiant d’aucune star dans le casting et véhiculant un profond nihilisme, The Mist ne part pas gagnant dans la course au box office. Mais ce n’est de toute façon pas ce qu’il recherche. Et malgré ses petits défauts, il faut bien admettre une chose que les amateurs d’épouvante et de littérature reconnaîtront immédiatement : ça faisait bien trop longtemps qu’on n’avait pas vu un bon Stephen King au cinoche !

Note : 5/6

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Mercredi 30 avril 2008

Sorti le 30/04/2008

Epouvante/Espagne/2007/1h20
Réalisation :
Paco Plaza & Jaume Balagueró. Scénario : Jaume Balagueró, Paco Plaza & Luis A. Berdelo. Production : Julio Fernández. Interprètes : Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Yamam, Carlos Lasarte, Pablo Rosso,…


Quand le réalisateur des Enfants d’Abraham et celui de La Secte sans nom se réunissent pour livrer « une expérience terrifiante dont le but est de garder le public le plus captif possible », ça donne ce film incroyablement immersif et éprouvant dont tout le monde connaît désormais le titre : [Rec]. La réputation et le buzz n’étaient que le début du cauchemar…
Angela et son caméraman travaillent pour une émission de télé-réalité montrant le quotidien des personnes travaillant de nuit. Lors de cette soirée pas comme les autres, ils se rendent dans une caserne de pompiers pour effectuer leur reportage. La nuit est très calme jusqu’au moment où les hommes du feu sont envoyés dans un immeuble où une vieille dame réclame du secours. Suivant de près les pompiers, les reporters vont découvrir sur place des voisins très inquiets par les horribles cris provenant de l’appartement de la dame en détresse. Angela est soulagée : son reportage commence enfin à devenir mouvementé…mais elle ne va pas tarder à le regretter.
« Chef d’œuvre », « …voilà longtemps que l’on avait pas eu aussi peur dans une salle de cinéma », « une petite bombe… », les éloges sur [Rec] sont nombreuses. Attention toutefois à ce qu’elles ne nuisent pas au plaisir de la première vision. Le mieux avant d’aller voir le film en salle (et je conseille vivement de se bouger les fesses pour aller le voir dans une vraie salle de ciné), c’est d’être vierge de tout élément révélateur. Pas facile du tout, je vous l’accorde. Pas évident de résister à l’envie de regarder le trailer, de jeter un œil aux photos d’exploitation ou de lire l’un ou l’autre avis des chanceux qui l’ont vus en avant-première. C’est en réalité si dur que lorsque je me suis installé dans l’obscurité de ma salle de ciné préférée, je savais qu’il s’agissait d’infectés et je savais déjà comment ça se finirait (amitiés à l'imbécile qui m’a spoilé). Néanmoins, durant 70 minutes, j’ai plongé crescendo dans ce trip terrifiant qu’est [Rec]. Sans en être sorti tétanisé (faut pas exagérer non plus), j’ai tout de même eu le battant mis à rude épreuve, surtout lors des dernières minutes (cardiaques s’abstenir, tout de même). C’est que la « pelicula » de Paco Plaza et Jaume Balagueró est diablement immersive. Ca débute tranquilou en faisant la connaissance de nos deux reporters hyper déterminés, et puis, une fois entré dans l’immeuble, la panique s’installe, l’horreur éclate et la tension ne vous lâche alors plus une seconde. La comédienne principale, bien que charmante, n’est pas la bimbo de service (et en plus, Manuela Velasco est réellement présentatrice de ce type d’émissions), le fait que la caméra suive sans cesse l’action est cohérente (contrairement à Cloverfield) et les effets de trouille fonctionnent du tonnerre. Il est d’ailleurs important de souligner toute la cohérence et la crédibilité du produit ici présent. Le travail avec des comédiens (pour la plupart non professionnels) capables d’improviser, le travail sur l’ambiance, la lumière ainsi que les effets visuels, survenant parfois en plein milieu de plans séquences de dingue, tout ça crée l’effet de véracité propre au documentaire. Un travail remarquable pour un film shooté rapidement, et qui plus est bénéficiant d’un budget médiocre. Tout le talent des réalisateurs et de leur formidable équipe fait le reste. [Rec] est un putain de train fantôme aussi éprouvant qu’un grand huit lancé plein pot, faisant vibrer une salle quasiment archi-pleine de spectateurs endurcis aux film d’épouvante depuis l’âge de 6 ans. Si ça c’est pas un exploit !

Note : 5/6

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Mercredi 16 avril 2008

 

Sorti le 16/04/2008

Thriller/USA/2007/1h51
Réalisation & Scénario :
Michael Haneke. Production : Hamish McAlpine, Chris Coen. Interprètes : Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt, Brady Corbet,…

On se souvient tous du cas Psycho réalisé par Gus Van Sant en 1999. Remake au plan près du chef d’œuvre d’Hitchcock, le réalisateur d’Elephant dû alors en découdre avec les critiques et les fans acharnés. Aujourd’hui, Haneke fait le même type de démarche. Sauf que lui s’attaque à son propre film. Y a-t-il un intérêt quelconque à refaire le même film qu’en 1997 ? Cette « nouvelle » version a beau être à destination du public américain, elle sort tout de même sur nos écrans européens. Y a-t-il des changements majeurs qui valent la peine que les spectateurs francophones se déplacent en salle pour revoir la même chose ? Toutes ces questions resteront malheureusement en suspens dans cet article car je n’ai pas vu le film original (j’ai bien niqué le poussin dans l’œuf, là !).
Alors qu'ils s’apprêtent à passer de paisibles vacances près d'un lac, George, Ann et leur fils Georgie reçoivent la visite de deux adolescents qui vont les séquestrer et les torturer à mort.
C’est un euphémisme de dire de Funny Games U.S. qu’il est dérangeant à plus d’un titre. Rien que le pitch de départ où la très propre petite famille américaine va en morfler psychologiquement et physiquement sans raison aucune, ça fait mal. Haneke désirait montrer la violence telle qu’elle est vraiment et on peut dire que c’est réussi. Dès que le petit jeu commence, les victimes subissent des tortures surtout morales et ensuite physiques qui vont les plonger dans une humiliation sans nulle autre pareille. Pourtant, là où le réalisateur fait fort, c’est qu’il parvient à choquer sans jamais montrer de façon frontale les scènes de meurtres. Dans ces « jeux amusants », la vraie violence est montrée hors champ mais s’avère tout aussi éprouvante. Haneke fait très bien monter la tension, passe à l’acte en détournant volontairement sa caméra et s’éternise ensuite à nous montrer les réactions post-traumatiques de ses victimes. Dans sa démarche, son montage et ses plans parfois interminables, le metteur en scène perdra plus d’un spectateur en cours de route. Car il faut bien le dire, il n’est pas rare de s’emmerder à la vision de Funny Games U.S. Adeptes de montage syncopé, de mouvements de caméra expéditifs et de scènes d’action pétaradantes, s’abstenir. Le réalisateur allemand aime faire durer le plan fixe et n’a pas peur de s’éterniser sur un plan de coupe. Cela participe évidemment de façon cohérente à la sensation de malaise transmise au spectateur mais cela est aussi parfois rudement ennuyant. A un moment ou un autre, on en vient à demander que tout cela cesse. Partagé entre un malaise bien réel et un ennui profond, on ne sait pas très bien ou se situer. Et lorsqu’à un moment, l’histoire semble nous libérer enfin, Haneke nous joue un tour de passe-passe qui en frustrera plus d’un. On se sent alors révolté, trompé, manipulé par ce film qui n’a finalement aucune pitié ni pour ses protagonistes ni pour ses spectateurs. Dans le genre nihiliste, ça tape fort.

Funny Games U.S. est donc une drôle d’expérience. Eprouvante, frustrante, ennuyante et puissante à la fois. Un tel panel de sentiments contradictoires n’émerge pas de tous les films présents sur nos grands écrans, alors si, comme moi, vous n’avez pas vu l’original et que vous aimez être secoué au ciné, tentez Funny Games U.S. Ou alors procurez-vous l’original. Encore une dernière chose : les acteurs sont formidables et les prestations de Michael Pitt (Bully, Last Days) ainsi que Brady Corbet (Thirteen, Mysterious Skin) font vraiment froid dans le dos.
Note : 4/6

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Lundi 7 avril 2008

Sortie le 02/04/2008

Thriller/USA/2007/1h45
Réalisation:
Chris Sivertson. Scénario: Jeff Hammond. Production : Frank Mancuso Jr. Musique : Joel McNeely. Interprètes : Lindsay Lohan, Julia Ormond, Neal McDonough, Brian Geraghty, Spencer Garrett,…

Pire film, pire scénario, pire actrice, pire réalisateur,...les Razzie Awards 2008 n’ont pas été tendre avec I Know who killed me. Certes, le film est mauvais (ben oui, fallait pas rêver non plus !) mais un tel acharnement sur un film de genre n’est peut être pas nécessaire. Surtout qu’il y a des films bien pires que celui-là qui sortent dans nos salles, et ce, en toute quiétude.
Aubrey Fleming, une jeune lycéenne toute innocente, est enlevée et torturée par un maniaque. Retrouvée au bord d’une route dans un sale état, elle reprend conscience à l’hôpital et affirme qu’elle n’est pas Aubrey mais Dakota, une strip-teaseuse qui a chaud aux fesses. D’autre part, elle croit que la véritable Aubrey est toujours en danger de mort, séquestrée quelque part.
Commençons par ce qui est franchement pas mal dans le film. Un travail sur la lumière très appliqué, des maquillages réalistes et l’une ou l’autre scène de danse avec une Lindsay Lohan lascive (défoncée ?). Malheureusement, le reste craint. L’histoire se veut tarabiscotée à souhait mais, en réalité, les pseudo-révélations sont rapidement décelées par les spectateurs un tantinet observateurs et habitués à ce genre de produit. Mais ce qui enfonce le film dans la stupidité la plus pure, ce sont les idées ridicules mises en scène de façon risibles. Le pompon revient sans nul doute aux membres mécaniques que le personnage se doit de recharger sous peine de tomber en rade. Amputée d’un avant-bras et d’une jambe, Aubrey est en effet affublée de nouveaux membres à la pointe de la technologie. Ainsi, lors d’une poursuite claudicante, elle a sa jambe qui bipe, signal qui la prévient qu’il est temps de recharger les batteries. Grotesque. Ajoutez à cela des influences mal digérées (de Brian De Palma à Dario Argento en passant par Saw) et une interprétation complètement naze (Lindsay Lohan n’est pas terrible mais le reste du casting est bien pire !), et vous avez un film qu’il faut absolument fuir lors de sa sortie en salles. A la limite, louez le dvd quand le moment sera venu et bourrez-vous la gueule avant avec des potes pour supporter, sinon ça risque d’être pénible.

Note : 1.5/6

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Samedi 5 avril 2008

 

Sortie le 16/04/2008

Action/Grande-Bretagne/2008/1h45
Réalisation & Scénario:
Neil Marshall. Production : Benedict Carver, Steven Paul. Musique : Tyler Bates. Interprètes : Rhona Mitra, Bob Hoskins, Adrian Lester, Alexander Siddig, Malcolm McDowell,…

Après le film de loup-garou et le survival furieux, Neil Marshall s’attaque cette fois au genre post-apocalyptique. Sans réaliser le film du siècle, le metteur en scène signe là un film hyper jouissif qui ravira en premier lieu les passionnés de série B des eighties. Un film de fan fait pour les fans, donc.
Suite à une abominable épidémie, le gouvernement érige un mur infranchissable qui isole L’Ecosse, devenue désormais un no man’s land barbare et violent. Mais ces mesures s’avèrent quelque peu vaine puisque le virus réapparaît 30 ans plus tard au cœur de Londres. C’est alors qu’un commando de choc est envoyé dans la zone interdite afin d’y trouver un éventuel vaccin…
Pas une seule seconde à perdre, faut que ça pète ! Le réalisateur britannique n’est pas là pour disserter sur l’état de ce monde, il est là pour aller droit au but et nous en mettre plein les mirettes. Du coup, les personnages n’ont que peu de consistance et le scénario empile les moments de bravoure en évitant soigneusement les longs dialogues soporifiques tout en ne se souciant guère des incohérences. Ce n’est absolument pas profond et c’est parfois too much mais c’est tellement généreux qu’on s’en tape. Neil Marshall va même jusqu’à jouer de l’anachronisme sans éprouver aucune gêne. La première partie du film est un bel hommage au New York 1997 de Carpenter tandis que la seconde est elle ancrée dans le médiéval, faisant là référence à Excalibur et pour terminer, la poursuite finale (et infernale) fait quant à elle écho à Mad Max. Rhona Mitra trouve ici son rôle le plus marquant mais ce personnage de Snake Plissken féminin manque toutefois d’ampleur pour prétendre rivaliser avec l’anti-héros si bien interprété par Kurt Russell. La générosité excessive de Marshall ne pouvait se suffire à elle-même. Quelque chose devait foirer. N’empêche, ça saigne, ça cogne, ça explose, plus d’une scène dépotent sévèrement et marquent les esprits (la barbecue humain, la poursuite finale), ce qui fait qu’on s’éclate comme des petits fous devant ce non-stop action movie qui n’oublie pas d’être violent. Le pied.

Note : 4/6

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Mercredi 26 mars 2008

affiche-MR73.jpgSorti le 19/03/2008

Drame/Policier/France/2007/2h04
Réalisation & Scénario :
Olivier Marchal. Production : Jean-Baptiste Dupont, Cyril Colbeau-Justin. Musique : Bruno Coulais. Interprètes : Daniel Auteuil, Olivia Bonamy, Gérald Laroche, Catherine Marchal, Philippe Nahon,…

L’ex-flic Olivier Marchal clôt donc avec MR 73 son triptyque sur la solitude et la souffrance de policiers hantés et dévorés par leur carrière. Du réalisme, de la noirceur, de la hargne mais aussi une grande humanité émanent de ces œuvres renouant avec la tradition des plus grands films policiers. Et cela fait un bien fou dans le paysage français malheureusement trop souvent ankylosé par des flics insupportables ou complètement cons (bonjour Taxi, kikoo Gomez & Tavarèz !).
Louis Schneider, flic au SRPJ, est un homme brisé qui noie son désespoir dans l'alcool. Alors qu’un tueur sévit à Marseille, il va, envers et contre tout, mener l’enquête de manière officieuse. Parallèlement, la jeune Justine est confrontée à l’imminente libération de Charles Subra, l’homme qui a assassiné ses parents 25 ans plus tôt. Louis avait arrêté Subra à l’époque. Ces évènements vont réunir le policier et la jeune femme, qui tentent tous deux de survivre aux drames terribles survenus dans leurs vies.
Immédiatement, Schneider, magnifiquement interprété par un Daniel Auteuil littéralement possédé, nous apparaît comme un type au bout du rouleau, imbibé d’alcool et prêt à prendre feu à la moindre étincelle. Néanmoins, malgré ses écarts, il reste un enquêteur fabuleux, qui ne peut, malgré les ordres de ses supérieurs, abandonner ses propres recherches. L’homme est hanté par ses démons et son boulot de flic. MR 73, tout comme l’excellent 36, quai des orfèvres, en comporte tout un lot de ses personnages rongés par la culpabilité et les affres de la vie. Mais aucun n’arrive à la cheville de Schneider et de la force d’interprétation (et du charisme) de Daniel Auteuil. Olivia Bonamy est correcte sans être extraordinaire dans le rôle de la jeune femme traumatisée dont la vie semble s’être arrêtée le jour de la mort de ses parents. Elle sera cependant la seule à apporter un brin d’espoir au récit. Personnellement, je lui préfère le personnage de Marie, jouée par l’épouse du réalisateur, Catherine Marchal, qui en un regard transmet bien plus de choses que l’ex-Bloody Mallory. Philippe Nahon est quant à lui toujours parfait même si, une fois de plus, il prête sa gueule à un rôle de psychopathe. Les meilleurs moments sont donc ceux mettant en scène notre flic alcoolo. Tant bien qu’on en oublierait presque les intrigues parallèles. Mais Olivier Marchal parvient très bien à jongler avec la densité de son script. Régulièrement parsemés d’expressions et d’un jargon appartenant au milieu policier, les dialogues sont savoureux. La photo très contrastée accentue quant à elle toute la noirceur de ce film duquel on ressort la tête basse et chargé d’amertume. De toute façon, je n’avais pas envie de rire. « Les ch’tis », ce sera pour une autre fois…ou jamais.

Note : 4/6

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Mercredi 12 mars 2008

affiche-L-Orphelinat.jpgSorti le 05/03/2008

Drame/Fantastique/Mexique/Espagne/2007/1h40
Réalisation :
Juan Antonio Bayona. Scénario: Sergio G. Sanchez. Production : Alvaro Augustin, Guillermo del Toro, Joaquin Padro, Mar Targarona. Musique : Fernando Vélazquez. Interprètes : Belén Rueda, Fernando Cayo, Géraldine Chaplin, Montserrat Carulla, Mabel Rivera,…

Produit par Guillermo del Toro, récompensé par une pluie de Goyas, plébiscité par les critiques, L’Orphelinat fait l’unanimité. A l’issue de la projection, je ne peux effectivement que m’incliner à mon tour et admettre qu’ils sont forts ces espagnols, très forts !
Laura revient vivre dans l’orphelinat où elle a grandi dans l’intention de restaurer la bâtisse pour en faire une maison d’accueil pour enfants handicapés. Entourée de son mari et de Simon, son fils adoptif de sept ans atteint du virus HIV, elle ne prête pas trop attention aux jeux de ce dernier, qu’il réalise avec ses « amis invisibles ». Jusqu’au jour où Simon disparaît et que Laura, alors déterminée à le retrouver, va plonger dans les mystères qui se tapissent dans l’orphelinat…
Une grande baraque inquiétante, des portes qui font gnîîîîîîîîîîîrk, des silhouettes qui apparaissent de ci de là, des âmes en perdition qui errent dans de sombres couloirs,…. Primairement, L’Orphelinat ressemble à n’importe quel film de fantômes. Peut être, mais quelle Ghost story ! Quand J.A. Bayona livre ses scènes de frousse, non seulement elles fonctionnent à merveille (1, 2, 3, soleil !) mais en plus, elles parviennent même parfois à faire plus fort que les modèles dont elles s’inspirent (la scène avec les médiums, faisant écho à Poltergeist). Tout comme dans le film de Hooper, il est aussi question de la disparition d’un enfant. Mais le film de Bayona se vit plus comme un drame bouleversant que comme un festival d’effets chocs et effrayants. Le réalisateur a bien compris que pour faire frissonner le spectateur, il ne faut pas abuser de maquillages et de CGI en tous genres, mais bien conserver une approche réaliste. Ainsi, il n’hésite pas à s’attarder sur toute la détermination de son personnage principal, la bouleversante Laura (superbe Belén Rueda), prête à utiliser tous les moyens pour retrouver son fils. Convaincue que son enfant est bel et bien détenu dans sa propre demeure, elle fera tout pour rentrer en contact avec « les autres » et ainsi participer à un jeu dont l’issue s’avèrera absolument terrifiante pour elle. Très inspiré, le récit comporte plus d’une idée merveilleuse (la chasse au trésor) et se révèle au final d’une cohérence à toute épreuve. La mise en scène très classe (on sent aussi beaucoup l’influence de del Toro), la photographie merveilleuse et l’interprétation parfaite de l’actrice principale qui porte véritablement le film sur ses épaules font qu’on entre corps et âme dans cet orphelinat pour se retrouver, lors de la « révélation » finale, aussi anéanti que son héroïne. Ils sont donc franchement très forts ces ibériques, et Juan Antonio Bayona vient de nous livrer là des débuts plus que prometteurs.

L’Orphelinat parvient donc à effrayer tout en touchant à l’être humain via le drame provoqué par la perte d’un enfant. Il oppose le monde des adultes (les vivants), coincés dans leurs préoccupations, et le monde des enfants (les morts), réunis dans l’imaginaire et le jeu. Il montre qu’il ne faut pas rester obtus dans ses pensées. Il montre qu’il faut avancer et persévérer, même lorsque le pire survient. Bref, il montre bien plus que des spectres qui foutent la trouille et des portes qui claquent. Il faut juste se donner la peine d’observer. L’Orphelinat, il faut y croire pour y voir toute sa beauté.
Note : 4.5/6

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Lundi 10 mars 2008
affiche-Redacted.jpgSorti le 27/02/2008
 
Drame/USA/2007/2h38
Réalisation & Scénario : Brian De Palma. Production : Mark Cuban, Jason Kliot, Simone Urdl, Joana Vicente, Todd Wagner, Jennifer Weiss. Interprètes : Kel O’Neill, Ty Jones, Daniel Sherman, Izzy Diaz, Rob Devaney,…
 
Lion d’Argent lors de la 64ème Mostra de Venise, le nouveau film de Brian De Palma est un choc visuel et émotionnel qui fusionne cinéma et documentaire. Tourné en HD, Redacted relate donc en usant de moyens documentaires un incident effroyable perpétré par une poignée de soldats américains en mission en Irak. La réalité pure et dure (re)mise en scène par l’un des plus grands maîtres de l’image et du point de vue au cinéma. Attention, ce film secoue rudement les mentalités.
Redacted suit petit groupe de soldats américains en garnison à un poste de contrôle en Irak. Journaux intimes filmés, documentaires, images de vidéosurveillance, témoignages en lignes,… les points de vue différents se succèdent et permettent de confronter l’expérience de jeunes soldats avec celle de la communauté irakienne locale afin de faire la lumière sur les conséquences désastreuses que le conflit actuel a eu sur chacun d’eux.
Les conséquences désastreuses sont ici notamment le viol et le meurtre d’une jeune irakienne de 14 ans. Le sujet est le même que dans Outrages (Casualties of War, 1990) et les choses n’ont pas changées, nous dit Brian De Palma. Les horreurs se répètent et les leçons n’ont pas été retenues depuis cette fichue guerre du Vietnam. Pourtant, bien des choses sont différentes. Parmi celles-ci, la médiatisation des images. S’attardant dans sa recherche sur le flot d’images inondant Internet, De Palma a décidé d’utiliser, ou plutôt de retourner (car il lui était impossible d’utiliser le matériel original), de nombreuses vidéos et images postées sur des blogs ou des sites tels que You Tube. En résulte un film fragmenté, adoptant divers points de vue, utilisant des images à peine shootées et déjà visionnées par des millions de personnes. Le résultat n’en est que plus surprenant et interpellant. A nouveau, le film ne bénéficie que d’une très faible distribution en salles (comme ce fut le cas en Amérique, où il s’est par ailleurs fait violemment conspuer), alors si il passe par chez vous, ne perdez pas un instant.
Plus encore qu’un regard tétanisant sur les troupes américaines déployées en Irak, c’est une œuvre sur le point de vue, sur l’image et sa diffusion par les médias actuels. Cet objet cinématographique se doit d’être vu et ne vous lâchera pas de sitôt, soyez-en sûr.
Note : 5/6

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Jeudi 6 mars 2008

affiche-There-will-be-blood.jpgSorti le 20/02/2008

Drame/USA/2007/2h38
Réalisation & Scénario :
Paul Thomas Anderson d’après l’œuvre de Upton Sinclair. Production : Paul Thomas Anderson, Daniel Lupi, Joanne Sellar. Musique : Jonny Greenwood. Interprètes : Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier, Russell Harvard, Ciaran Hinds,…

Pour pouvoir visionner en salle There will be blood, il faut impérativement habiter la capitale ou être sacrément motivé. Et puisque rien ne m’arrête lorsque j’ai envie de voir un film au cinoche, je me suis rendu dans l’un des deux complexes de Bruxelles qui programment le dernier Paul Thomas Anderson (Magnolia, Boogie Nights). Je ne regrette pas le déplacement!
Lorsque le pétrolier Daniel Plainview est averti qu’il existe une petite ville dans l’Ouest où le pétrole suinte du sol, il s’y rend avec son fils, H.W., afin de saisir sa chance. Dans la ville misérable de Little Boston où le principal divertissement tourne autour de l’église populaire et mystique du prêcheur Eli Sunday, Plainview et son fils s’installent et découvrent un gisement. Alors que le pétrole s’extrait généreusement et que leur entreprise est de plus en plus florissante, les conflits s’aggravent et les valeurs humaines se voient de plus en plus menacées par la corruption et la tromperie.
Comment se fait-il qu’un film qui est encensé par la critique et qui a été récompensé aux Golden Globes ainsi qu’aux Oscars (meilleur acteur et meilleure photographie) soit distribué sur un parterre de salles aussi ridicule ? Alors que d’infâmes daubes auxquelles je n’oserai jamais jeter un œil distrait sont jouées dans toutes les salles du pays (Jumper, PS I Love You, Benjamin Gates, oui je suis de mauvaise foi, je cite les titres !), les vrais films, eux, dans le meilleur des cas, restent deux semaines à l’affiche ou, dans le pire des cas, sont distribués n’importe comment. Ohé les distributeurs, on se réveille là ! Vous voulez que je vienne vous carrer une copie 35 d’Astérix dans le fion pour vous faire réagir ? Hein ?! Peine perdue…c’est à nous et à nous seul de réagir en faisant vivre les petits ciné qui récupèrent ces copies des semaines après leurs sorties ou en remplissant les salles où se jouent les vrais bons films et ce, dès leur sortie nationale. Petit soulagement, ce fut le cas pour There will be blood. C’est donc dans une salle archi-bondée de la capitale que j’ai pu apprécier l’œuvre de Paul Thomas Anderson (à ne pas confondre avec W.S. Anderson). Ca débute par près de 12 minutes sans dialogue, où aucun mot n’est prononcé. Tout de suite on est happé, jamais on ne va décrocher. La mise en scène d’Anderson semble avoir atteint une certaine apogée, avec une maîtrise absolue du cadrage et un sens du rythme parfait. Pourtant le film est lent et ne comporte aucune action (si ce n’est la scène d’incendie du derrick). Mais Anderson fait ce qu’il veut et le fait bien, renouant avec une époque où le cinéma était posé, faisait vivre des personnages et racontait une histoire. Ce qui propulserait presque le film au rang de classique (seul l’avenir et d’autres visions nous le confirmeront). Composée par le guitariste de Radiohead, la musique est superbe et planante, elle donne presque un cachet surnaturel aux magnifiques images éclairée par Robert Elswit. Et évidemment, il y a Daniel Day-Lewis (qui tourne peu mais bien), habité comme jamais, magistral dans ce rôle étonnant. Interpréter un personnage qui n’aime personne et qui tombe dans une folie sans nom, il fallait le faire. Impossible d’imaginer le film sans sa présence, il y est absolument dément. Face à lui, Paul Dano (Little Miss Sunshine, Fast Food Nation) est lui aussi pas mal possédé dans la peau du prédicateur évangéliste. Tout est permis pour obtenir gain de cause. Les valeurs, mêmes familiales, s’écroulent pour obtenir le pouvoir absolu. L’argent et la foi se confrontent dans un duel estomaquant, où les excès éclatent à la face du spectateur qui ne sait plus s’il doit sourire ou verser une larme. Peut être les deux. Trop tard, le titre vient d’apparaître à l’écran. C’est terminé. Chef d’œuvre !

Note : 6/6

par Sam's publié dans : Salles Obscures recommander
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