Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion :
le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles
Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art
(Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités
du 7ème art (Rencontres/Photos).
Dans la lignée de la BDVendredi 13dont je vous avais parlé précédemment, Panini Comics a logiquement sorti un album de son ennemi juré intituléFreddy, Les griffes de la nuit.
Springwood est une petite ville américaine comme il en existe tant d'autre, mais elle cache un terrible secret...que
l'on nomme Freddy Krueger! Il hante les rêves des adolescents de la ville, moyen parfait pour lui de harceler et mettre à mort ses jeunes victimes dans des situations aussi originales que
répugnantes.
L'album contient deux récits mettant le célèbre croquemitaine aux trousses d'adolescents. Dans
« Freddy s'en va t-en guerre », deux jeunes qui viennent d'emménager à Springwood avec leur père vont se mettre à rêver de Freddy Krueger et d'une fillette se trouvant dans un coma
artificiel. Dans la seconde histoire, « Le démon du sommeil », des étudiants sont confrontés au tueur aux lames acérées et vont invoquer un démon aztèque pour le défier sur son propre
terrain.... Écrites par Chuck Dixon et illustrées par Kevin West, ces deux histoires, bien que respectueuses de l'univers créé par Wes Craven, ne sont guère exceptionnelles. Il est hélas bien
difficile d'éprouver une quelconque once de frousse en parcourant les pages de cet album. On aurait pu alors se rattraper sur l'aspect fun des choses mais, alors queVendredi
13l'était assurément, bénéficiant en sus de très bons dessins,
ceFreddy, les griffes de la nuitdéçois et ne parvient jamais à être aussi jouissif. L'ensemble est correct mais il manque de folie et
d'originalité, autant au niveau de l'histoire que du dessin. Dommage, la nuit sera douce et calme pour une fois.
Avant d’être remaké, notre bon vieux Jason Voorhees se voit offrir l’opportunité de sévir dans une BD dédiée à ses célèbres talents de dépeceur. On
pourrait se dire à la vue d’un tel objet qu’il s’agit d’un énième et fadasse portage d’une célèbre saga horrifique en graphic novel, mais en y prêtant davantage d’attention, on se rend vite
compte qu’il s’agit là d’une adaptation se hissant sans peine au niveau de la saga ciné, parvenant même à la transcender lors de certaines fulgurances (gores, essentiellement).
L’histoire, dans la grande traditionVendredi 13, est très simple et comporte tout ce qui fait
le charme de cette saga meurtrière. Une jolie jeune femme est retrouvée couverte de sang sur la route menant au mystérieux lac Crystal. C’est la dernière survivante d’un groupe d’adolescents
employés pour remettre en ordre les infrastructures du camp (les tâches de sang tenaces, tout ça…). L’endroit fut en effet le lieu d’un massacre orchestré par le légendaire Jason Voorhees
accompagné de sa machette turgescente…
Le récit joue ainsi du flash-back pour nous illustrer un nouveau et magnifique carnage orchestré par le tueur au masque de hockey. Et dans
cette aventure, le « gros » n’a jamais été aussi en forme ! Affublé d’une bande de jeunes cons prêts à se jeter dans ses bras, il tranche et découpe à tout va. On a rarement vu
unVendredi 13aussi débridé ! C’est ultra gore (peut être bien l’épisode le plus sanglant de toute la série !), ça s’insulte à tout va, c’est trash, c’est
cul, c’est irrévérencieux et en plus c’est bourré de références aux films. Les dessins sont d’excellente facture et s’avèrent réjouissants à plus d’un titre puisque quand on n’y voit pas le
célèbre tueur ou ses sanglants méfaits, les cases débordent de jolies bimbos aux poitrines aguichantes. Bref, vous l’aurez compris, les meilleurs ingrédients de Friday The 13th sont mixés
et détournés par les auteurs pour le plus grand bonheur de tous les fans. Un vrai petit régal.
Gore, sexy et irrévérencieux, Vendredi 13 - le comic book a tout pour séduire. A la lecture de cet opus jouissif, on espère vraiment
que Nispel se soit autant appliqué pour son remake ciné. En attendant, réjouissez-vous, Jason charcle plus que jamais et ça se passe en BD !
Il n’y a pas que le cinéma et les dvd’s dans la vie ! Il y a aussi les jeux vidéo et les bandes dessinées !! C’est pourquoi j’ai décidé, à
l’instar de la catégorie Videogames, de vous parler épisodiquement de dessinateurs, de planches, de strips, de comics ou encore de mangas dans une section adroitement nommée 9ème Art
(quel talent !). Vous pouvez y retrouver un précédent article publié sur le blog concernant le formidableThe Goond’Eric Powell
mais aujourd’hui, comme c’est d’actualité et que je suis moi aussi contaminé par le phénomène, je vais vous causer d’un comic book qui a attiré mon attention dans les rayons de mon revendeur
favori : Batman & Dracula.
Ces deux-là devaient bien se rencontrer un jour ou l’autre. Même s’ils évoluent dans des milieux bien distincts, le Chevalier noir et le
Prince de la nuit, de par leur aura ténébreuse et leur charisme animal, étaient fait pour se rencontrer et, plus encore, s’affronter. Sorti originellement en 1991 sous le titre Batman :
Red Rain, ce récit que Panini a eu la bonne idée de ressortir est un cross-over des plus sympathique. Si le récit signé Doug Moench n’est pas hyper original et est surtout prétexte à
la rencontre tant attendue, le dessin, signé Kelley Jones, vaut quant à lui le détour. Très stylé et chargé en ombres, allongeant les silhouettes et jouant avec la cape du héros masqué, le
graphisme « old school » de Batman & Dracula est une petite merveille qui plonge directement le lecteur dans une atmosphère sombre et gothique du plus bel effet.
L’histoire se déroule à Gotham où Dracula a décidé de sévir. Batman, malgré ses multiples talents, ne réussit pas à l’arrêter, surtout quand
le Seigneur des vampires jette son dévolu sur des sans-abri pour former une redoutable armée de goules. Afin d’éviter le chaos, le justicier masqué décide alors de former une alliance avec un
groupe de vampires renégats…
Même si le scénario n’est pas des plus surprenants, il nous gratifie toutefois d’instants inoubliables qui participent à l’ambiance si
particulière de l’oeuvre (les fameuses « pluies de sang », la transformation de Batman,…). Un album à (enfin) découvrir pour tous les fans de super héros et de monstres.
A noter que deux suites furent sorties à l’époque, espérons dès lors que Panini poursuivra son chemin éditorial.
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de bande dessinée et plus précisément d’un comic qui, à mon avis, devrait vous plaire autant qu’à moi :
The Goon d’Eric Powell. Publié chez nous par Delcourt, le comic nous plonge dans les aventures de The Goon et de son meilleur ami Franky dans une ville gangrenée par le gang des
zombis dirigés par le vil prêtre zombi. The Goonn’est pas le genre de type à discutailler durant des plombes, sa méthode à lui, c’est le bourre-pif intempestif, la charge dans le tas, le coup de boule
sans sommation, le tout agrémenté d’insultes virevoltantes. Il faut dire que le Goon a eu une éducation plutôt rustre : élevé dans un cirque par sa tante Kizzie, une « madame
muscle », il tâta très tôt du meurtre et partit seul faire fortune dans d’horribles activités. Sur sa route, il croisa Franky et bientôt ils formèrent un duo de choc massacrant zombis,
loups-garous et autres goules puantes se mettant en travers de leur chemin. Des créatures purulentes et des personnages ineffables, il y en a un paquet dans The Goon : lycanthropes,
zombis dégoûtants, vampires effrontés, monstres tentaculaires, singes géants puants, robots destructeurs, savants fous,… il y a de quoi s’amuser ! Et on s’amuse beaucoup : si The
Goon est un comic violent et vulgaire il est surtout terriblement fun et drôle. Les personnages ne mâchent pas leurs mots et les situations sont souvent cocasses, ce qui ne manque pas de
réjouir le lecteur. Les scénarios sont vraiment très sympas, le ton est souvent irrévérencieux, les références sont nombreuses et le dessin est, je trouve, superbe. Cerise sur le gâteau, il y a
même Hellboy qui vient saluer notre duo de durs à cuire dans un des tomes (n°3 : « Tas de Ruines »). Chaque volume contient son lot d’histoires courtes, de fausses pubs
hilarantes (le « Kit de lobotomie Billy », toutes nos têtes proviennent de forçats et de païens sans âme !) ainsi que des croquis préparatoires et d’autres illustrations du
Goon réalisée par certains artistes de la BD. Si ce n’est pas déjà fait, je vous conseille vivement de découvrir cette série et, pourquoi pas, de vous offrir quelques tomes pour Noël (il
y en a quatre de sorti jusqu’à présent, si je ne m’abuse). Faites-vous plaisir, vous ne le regretterez pas !
Et en cadeau, voici quelques pages issues (et provenant d’histoires différentes) du
volume 1 : « Rien que de la Misère ». J’espère que ça vous donnera envie !
Commentaires