The Road

Publié le par Sam's

affiche-The-road.jpgSorti le 27/01/2010

Drame/Science fiction/USA/2009/1h59
Réalisation :
John Hillcoat. Scénario : Joe Penhall d’après l’œuvre de Cormac McCarthy. Production : Nick Wechsler, Steve Schwartz, Paula Mae Schwartz. Musique : Nick Cave, Warren Ellis. Interprètes : Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce, Charlize Theron, Robert Duvall,…


La fin du monde sur grand écran, c’est le top du top vous dira Roland Emmerich. On peut se lâcher à tout faire péter sans se soucier un instant du facteur humain. Heureusement pour nous, spectateurs consciencieux, la fin du monde c’est aussi l’occasion pour d’autres réalisateurs moins opportunistes de fouiller dans les méandres de chaque être pour en faire ressurgir les parts les plus sombres. L’adaptation de The Road de Cormac McCarthy (Méridien de sang, No country for old men) est bien sûr de cet acabit.
Du jour au lendemain, le monde tel qu’on le connaît a changé. La faune et la flore ont disparus, les immeubles se sont effondrés et la terre a brûlé. Les derniers survivants rôdent à la recherche de la moindre nourriture, allant même jusqu’à l’extrême pour survivre. Au cœur de ce paysage dévasté où l’humanité est redevenue pure barbarie, un père et son jeune fils errent, poussant devant eux un caddie contenant les vestiges de leur vie antérieure. Voulant rejoindre la côte, le père s’efforce de rester debout pour son enfant, sa seule lueur d’espoir dans ce monde apocalyptique des plus alarmistes.
A la fin de The Road de John Hillcoat (The proposition, toujours pas sorti par ici), on a bien conscience que l’apocalypse, ça n’a rien de fun. Ici, nulle baston cool à la Mad Max ni explosions spectaculaires ne viennent sauver le spectateur de cette noirceur terrifiante et inéluctable qui imprègne la pellicule. La beauté surgit parfois de quelques plans de paysages dévastés où plane la magnifique musique de Nick Cave, mais elle est sombre, toujours sombre. En guise de frissons : une plongée dans une cave jonchée de corps agonisants. L’instant émotion : un père qui apprend à son fils comment se suicider. Tétanisant. Une telle noirceur nous projette à mille lieues du tout-venant hollywoodien, et c’est tant mieux. Même la belle gueule de l’excellent Viggo Mortensen (ainsi que celle de Guy Pearce) en pâtit. L’acteur trouve d’ailleurs ici l’un de ses rôles les plus forts en endossant le rôle de ce père protecteur au destin funèbre. Oserez-vous vous rendre dans une salle obscure pour partager sa tristesse et son parcours désenchanté ? Je l’espère, parce que Avatar c’est bien, mais il y a d’autres films remarquables qui sortent et ce serait dommage de les laisser filer…
Malgré son rythme lent et la quasi-absence de scène d’action, les plus sensibles (et les plus ouverts) traverseront cette Route les larmes aux yeux et le cœur palpitant, à l’image de son émouvant interprète principal. Pas besoin de budget faramineux pour surprendre ou bouleverser, quand on fait de l’art, c’est avant tout le talent qui doit primer. Et The Road n’en manque pas, que ce soit devant ou derrière la caméra.
Note : 4.5/6


Publié dans Salles Obscures

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samom 13/02/2010 13:23


je fais ça ce soir alors

;)


samom 11/02/2010 21:16


salut sam
je ne l'ai absolument pas aimé alors que je l'attendais avec impatience
s j'ai le temps ça va être l'un de mes "j'aime-j'aime pas"


Sam's 13/02/2010 12:29


Salut Samom
pas de souci pour le "pour vs contre"...


Bastien 11/02/2010 12:10



C'est sympa, y a une ambiance, les acteurs sont très bons, la relation père-fils est bien travaillée, le traumatisme post-apocalyptique aussi, et certaines scènes sont assez tendues... Mais pas
tout le film, hélas, qui est assez mou dans l'ensemble, et n'apporte rien de réellement neuf au genre (ce n'est jamais que du Mad Max revisité). Reste que le film est assez simple donc efficace,
et que certains effets spéciaux sont bien foutus.


 


entre 3,5/6