Survival of the dead

Publié le par Sam's

affiche-Survival-of-the-dea.jpgEpouvante/USA/2009/1h30
Réalisation & Scénario : George A. Romero. Production: Paula Devonshire. Musique : Robert Carli. Interprètes : Alan Van Sprang, Athena Karkanis, Kathleen Munroe, Kenneth Welsh, Devon Bostick,…


Papy Romero nous ressert du mort-vivant à la sauce aigre-douce avec un Survival of the dead tourné en toute décontraction. Le spécialiste tente ainsi de redémarrer une nouvelle saga sous forme de spin-off, mais cette fois, il laisse presque entièrement de côté la critique sociale et semble ne plus trop s’intéresser à ses zombies. Ceux et celles qui avaient été déçu par Diary of the dead risquent une fois pour toute de décrocher…
On retrouve un sein de l’intrigue de ce Survival of the dead l’un des gardes nationaux qui volaient les héros de Diary of the dead lors d’une courte séquence. Il s’agit du seul lien qui permet de relier les deux derniers films du cinéaste, car ce nouveau long-métrage part vers d’autres horizons, plus enjoués et nettement moins critiques. On y fait la rencontre d’un vieux marin banni de son île pour avoir agit à l’encontre d’un consensus empêchant les vivants de tuer leurs proches devenus zombies, et qui va rejoindre un groupe de survivants à la recherche d’un havre de paix. Forcés de se rendre sur l’île la plus proche suite à une nouvelle attaque des morts, ils découvrent une société où humains et zombies tentent d’avoir une vie normale en cohabitant les uns avec les autres…
Même les fans purs et durs du maître constateront que ce dernier semble fatigué de ses propres zombies. Plus aucun soin ne leur est apporté, leur caractérisation étant proche du zéro et les maquillages en dessous de tout. Si l’aspect cheap des effets visuels est le prix à payer pour obtenir une meilleure liberté artistique, on se demande bien où elle est. Certes, Romero semble s’amuser à parodier pas mal de situations qui ont fait la gloire de ses films, mais il le fait de manière assez maladroite, laissant la plupart des spectateurs embarrassés devant ces tentatives humoristiques. Le scénario, presqu'entièrement dépourvu de véritable critique sociale, prend bien trop de temps à s’installer et ne propose au final qu’un affrontement entre deux meneurs de clans, que leurs comportements envers les morts-vivants opposent, permettant au passage au maître de lorgner vers le western. Le mélange d’humour et de drame ne fonctionne donc que par bribes, et la médiocrité du jeu des comédiens ainsi que la vacuité des dialogues ne font hélas qu’enfoncer le clou : Survival of the dead est plus qu’une déception, il ne semble pas avoir été réalisé par celui qui nous as pourtant offert les plus beaux métrages du genre.
Survival of the dead, en cherchant un nouveau départ, perd toute l’âme et la qualité qui faisaient le charme des précédentes pellicules du maître. Cette tentative de renouvellement est donc un échec, se traduisant à l’image par un film accablant pour le spectateur. Peut être est-ce là le signe pour le réalisateur de laisser définitivement de côté ses zomblards pour explorer d’autres horizons fantastiques, comme il l’a si bien fait dans le passé avec les excellents Creepshow et Incidents de parcours.
Note : 2.5/6

 

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Sékateur 01/11/2010 00:09



Je trouve la conclusion un peu sévère, je lui mettrais un peu plus de la moyenne. Ok, ce n'est pas un grand film, mais Romero ne fait plus de grands films depuis longtemps. Je préfère voir ce
film, certes imparfait, mais avec un peu de substance, qu'un remake de daube qui n'apporte rien à l'original... 



Sam's 02/11/2010 11:43



Oui j'ai été un peu sévère c'est vrai, mais comme je l'ai déjà dit, j'ai vu le film dans des circonstances particulières (BIFFF) et je lui donnerai volontiers une
seconde chance maintenant qu'il est dispo en dvd.


Merci en tous cas d'être passé par ici Sékateur!


 



samom 28/10/2010 22:06



en conclusion


 


Romero doit-il s'arrêter là avec ses zombies ?


ps : en comparaison je prendrais l'exemple de Dario Argento. Je suis en train de me revoir les films historiques ("phenomena", "ténèbres", "suspiria") et quand je pense aux films plus récents je
suis outré. Le maître italien n'a pas retrouvé le feu sacré des années 70 et 80.



gally 27/10/2010 23:14



romero me laisse perplexe , d'un côté j'ai toujours envie de croire en lui et de l'autre ben ses derniers films me navrent , j'ai été totalement insensible a diary même si quelques fulgurances
plutôt agréables ( le clown et l'amiche :p ) baignant dans un marasme et un ennui total avec des persos inintéressants et j'ai détesté survival of the dead qui m'a juste emmerdée avec encore une
fois une galerie de persos tous plus cons et fades et creux les uns que les autres et des dialogues ridicules et super le coup de l'ile qui si il avait été mieux exploité aurait déchiré ...


 


BREF ...



Sam's 28/10/2010 09:59



Dans tous les cas, un petit Romero, on est bien d'accord. Merci en tous cas d'être toujours présent et de réagir les ami(e)s, parce que c'est un peu la dèche de ces
temps-ci...



samom 27/10/2010 19:44



bon j'ai enfin vu l'objet du délit et je dois dire qu'au final le film n'est pas si mal que ça en définitive.


Il y a de bons passages (je trouve que la séquence du ferry boat est pas mal du tout aurait du être plus longue)


 


c'est vrai que les zombies ne sont pas coriaces. Les maquillages sont plus que légers.


Et de bonnes idées (la haine qu'entretiennent ces deux familles, les jumelles) sont sous exploitées


 


mais en fait le plus grave défaut de ce film de Romero est d'être de Romero justement


 


si le film était une première oeuvre d'un type inconnu on aurait crié au vribrant hommage, à la réussite mais là forcément on compare avec 40 ans d'oeuvres zombiesques et forcément la comparaison
tue.



Bastien 16/04/2010 01:17



Moi je trouve justement que la critique sociale est assez forte ici car discrète, contrairement à Diary of the dead par exemple : cette île dominée par un bad guy texan, c'est bien évidemment les
USA de Bush. On peut même aller plus loin en disant que le père Romero ne croit pas en Obama : pour lui, la guerre continue, même les leaders morts (en l'occurence Bush privé de pouvoir).