Predator

Publié le par Sam's

affiche-Predator.jpgAction/Science fiction/USA/1987/1h34
Réalisation: John McTiernan. Scénario : Jim Thomas & John Thomas. Production : Lawrence Gordon, Joël Silver, John Davis. Musique : Alan Silvestri. Interprètes : Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Bill Duke, Jesse Ventura, Sonny Landham,...

Après s'être fait remarquer avec Nomads (où il mettait déjà en scène l'indicible), John McTiernan est propulsé sur son premier gros tournage hollywoodien. A l'époque, les films d'action musclés et la science-fiction cartonnent au box-office. Predator (initialement titré Hunter) sera donc en quelque sorte  la rencontre entre Commando et Aliens. A partir de ce postulat aussi simpliste qu'opportuniste, le réalisateur obtient pourtant l'une des œuvres phares du survival, souvent imitée mais jamais égalée. Une saga était née mais plus encore, un génie était révélé.
Une bande de mercenaires envoyés en mission au cœur de la jungle latino-américaine est confrontée à une entité invisible les décimant les uns après les autres. Des soldats plongés en pleine jungle face à un extra-terrestre belliqueux, voilà pour ce qui est de l'histoire. Il n'en faut pas plus à John McTiernan, qui rêvait à l'époque de mettre en scène un film d'action à l'ancienne, remplit d'hommes plus grands que nature, de se faire un nom à Hollywood. En y apportant toute son énergie (le tournage fut loin d'être une sinécure), sa personnalité et sa virtuosité, il remplit non seulement son cahier de charges mais il crée également une nouvelle référence en la matière. Presque entièrement tourné en décors naturels dans les forêts mexicaines de Puerto Vallarta et Palanque, McT exploite parfaitement la topographie des lieux, ne renonçant jamais devant les difficultés présentes sur le terrain pour obtenir le plan séquence qu'il a en tête. Un véritable tournage « commando » où personne ne fut épargné, et surtout pas les comédiens qui suivirent un entraînement des plus sérieux avant de se lancer dans l'aventure. La plupart sont des gros bras ou de véritables durs à cuire, comme Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers (Rocky, Action Jackson), Bill Duke (déjà aux côtés de Schwarzy dans Commando), Sonny Landham (Haute sécurité, Best of the best 2) ou encore le catcheur Jesse Ventura (Running Man). D'autres sont moins enclin à l'exercice, comme le scénariste Shane Black (L'arme fatale), au demeurant tout à fait crédible, et qui apporte son grain de sel en improvisant quelques répliques juteuses. Tous apportent leur  contribution au film, et leur caractérisation forte à l'écran les rend tous plus ou moins inoubliables quand arrive leur grande scène (le sacrifice de Billy, le monologue au clair de lune de Mac,...). Arnold Schwarzenegger y trouve d'ailleurs le rôle de sa vie, le personnage de Dutch étant parfaitement conçut pour son jeu, rehaussé par des échanges tendus face à Dillon (Carl Weathers, son contrepoint idéal) et atteignant des sommets lors d'un affrontement final monumental, aussi bestial que naturaliste, contre le predator.

 

 

C'est à ce moment là seulement que l'on découvre le look complet du chasseur intergalactique, une créature qui bénéficie dans sa conception de tout le talent de Stan Winston qui lui apporte ses éléments les plus célèbres (le look rasta, les mandibules,...) alors qu'à l'origine l'extra-terrestre s'apparentait davantage à une dinde géante (!). C'est à ce génie des maquillages que l'on doit cette incroyable créature, l'une des plus originales et impressionnantes de l'histoire du cinéma fantastique. Quant à sa gestuelle, on la doit en grande partie au talent de l'acteur Kevin Peter Hall (Bigfoot et les Henderson), un géant de 2m28 bien plus courageux qu'un certain Jean-Claude Van Damme qui devait endosser le rôle et qui abandonna devant les multiples difficultés liées au costume. Après avoir endossé le rôle une seconde fois pour les besoins du deuxième opus, l'afro-américain décéda tragiquement peu de temps après le tournage du film, cette fois dirigé par Stephen Hopkins (Freddy 5, L'ombre et la proie). Une suite qui ne parviendra pas à retrouver tout le savoir-faire du premier opus, mais qui aura le courage d'en proposer d'intéressantes alternatives (l'action située en milieu urbain, un héros à l'opposé du tas de muscles,...). Mais ça, c'est une autre histoire...
Avec Predator John McTiernan offre non seulement un spectacle musclé entièrement jouissif, mais il ouvre également une nouvelle voie au genre survival. Grâce à toute sa virtuosité, il rend la jungle incroyablement étouffante, livre des plans séquences étonnants et magnifie ses acteurs comme peu l'ont fait avant lui. De la mise en scène au casting 100% badass en passant par la superbe musique tribale d'Alan Silvestri, les punchlines inoubliables et le look invraisemblable du predator (« you're one ugly motherfucker »), ce premier film consacré au chasseur intergalactique reste à ce jour une œuvre culte insurmontable qui ne trouvera pas,à ce jour d'égal. Un sommet du genre.


Publié dans Cult

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gally 24/07/2010 15:35



100 fois imité jamais égalé , casting irréprochable avec gueules cassées comme on n'en voit plus ( spéciale cassdédi a Billy *____* )  , punch line cultissimes ( s'il peut saigner on peut
l'tuer *____* ) , arnold en grande forme et ptain une chasse comme on en voit plus au ciné , un duel puissant qu'on revoit sans jamais s'lasser , putain de film kwa *____*



max 23/07/2010 19:37



COOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNTTTTTTTAAAAAAAAAAAAAAAAAACCCCCCTTTTTTT ! !  !



...NM... 22/07/2010 20:41



Clap ! Clap ! Clap ! Clap ! Clap ! Clap ! Clap ! Clap ! Clap !



...NM... 22/07/2010 20:37



Amen...

c'est tellement vrai



samom 22/07/2010 16:19



le seul, le vrai, l'unique


à voir sans modération