Paranormal activity

Publié le par Sam's

affiche-paranormal-activitySorti le 25/11/2009

Fantastique/Epouvante/USA/2009/1h26

Réalisation & Scénario : Oren Peli. Production: Christine Peters, Jason Blum. Interprètes : Katie Featherston, Micah Sloat, Mark Fredrichs,…


Y a pas meilleur moyen qu’un gros buzz bien placé pour vous booster un film. Vous vous souvenez de tout le tintouin autour du Projet Blair Witch ? Paranormal activity, c’est du même acabit. Résultat : pour 15.000 dollars de budget, le film d’Oren Peli en a rapporté plus de 100 millions, et cela rien que sur le territoire ricain ! C’est ce qu’on appelle une action marketing éclatante. Mais bon, tout ça on s’en fout un peu car la question essentielle que tout amateur de frissons se pose est la suivante : Paranormal activity, ça fout la trouille ou pas ?
Soit disant inspiré de faits réels, Paranormal activity prend la forme d’un documenteur horrifique où un jeune couple, persuadé que leur maison est habitée par un esprit, va décider de placer une caméra afin de capter tous les évènements nocturnes se déroulant à proximité de leur grand lit douillet…
A partir de ce pitch tout simple, le film d’Oren Peli propose un crescendo d’évènements paranormaux de plus en plus inquiétants et hostiles. Ca commence « gentiment » par quelques bruits de pas dans les escaliers et des portes qui bougent pour se terminer par une bonne vieille possession démoniaque. Le film accumule ainsi durant un peu moins d’1h30 tous ce que les connaisseurs ont déjà vus mille fois ailleurs et en mieux. La maison du diable, Poltergeist, L’exorciste et même le récent Rec sont ainsi pillés pour les besoins de cette bande horrifique au cachet volontairement amateur. Mais le pire, c’est que ça marche ! Malgré cette accumulation de scènes déjà vues et un petit côté kitsch qui vous fera parfois penser à feu l’émission Mystères, la plupart des scènes inquiétantes font leur petit effet et risquent bien de vous empêcher de fermer les yeux au moment du dodo. Ce n’est certes pas le grand frisson annoncé ni le film le plus effrayant de l’histoire du cinéma (faut pas déconner non plus) mais les plus sensibles aux phénomènes fantomatiques et autres poltergeists risquent bien de scotcher sur certaines séquences. On regrettera alors que le film ne s’attarde pas davantage sur les aspects surnaturels de l’histoire pour se gonfler de quelques scènes quotidiennes d’un couple bien fade qui ne suscite véritablement aucune empathie du côté du spectateur. On se fout en effet pas mal de leur sort, car on est ici dans le pur cliché du couple américain, riche et sacrément crétin, surtout quand ils doivent affronter l’indicible.
Paranormal activity reste cependant un bon petit film de hantise qui ne mérite sûrement pas sa flatteuse réputation mais qui fonctionne assez bien sur ses scènes de frousse nocturne. Il gagnerait même à être vu chez soi, tranquillement (et en couple), plutôt qu’à être visionné dans une salle de ciné où quelques spectateurs insensibles à ce type de spectacle vont s’esclaffer de rire toutes les cinq minutes. Le genre de phénomène qui casse l’ambiance, quoi.
Note : 3/6

Publié dans Salles Obscures

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Oo 16/12/2009 11:45


@ sam :
Mouhahahahahaha :D
*te balance un tiroir de chOossettes alors*

Plus sérieusement, j'ai ri (nerveusement) aussi quand elle se fait chopper le jambonneau (j'avais omis ce détail tiens). Pour ce qui est des "cons irrespectueux", arf, ce sont des plaies
effectivement. Personnellement je ne supporte pas grand chose au ciné : ceux qui parlent, ceux qui chuchottent tout au long du film, ceux qui mangent bruyamment du pop corn (ça devrait être
interdit de manger dans une salle de cinéma), ceux qui jouent avec leurs emballages de bonbons, ceux qui n'éteignent pas leurs portables (sonnerie ET vibreur), ceux qui regardent leurs écrans de
tel régulièrement (parce que ça crée une source lumineuse "agressive" et que du coup on n'est plus dans le noir total), les gens qui reniflent (mais mouchez-vous bordel !) etc. On pourrait croire
que je suis vachement intolérante, pourtant ce n'est pas le cas. C'est juste que je n'aime pas qu'on m'emmerde. Du coup, ma solution c'est d'aller voir les films lors de leurs derniers jours
d'exploitation et si je peux lors d'un créneau assez désert = pas de cons !

Sinon, bonne idée le pour/contre !


@ samom : uhuh dis donc merci samom
@ sam qui répond à samom : uhuh bis ^^ merci zaussi :)



Killem 14/12/2009 20:53



Moi aussi, tu me me solliciter si t'as besoin d'un participant, par contre je n'irai pas voir ce truc, désolé !



Sam's 14/12/2009 21:01


Cool, j'en prend note et ferai une annonce officiellement sur le blog très prochainement alors!


samom 11/12/2009 21:12


intéressé

très

(par tout ce qui fait avvancer le schmibilik)

j'ai déjà tenté l'expérience depuis 2 ans avec "vos avis" (les publications ne sont pas nombreuses) mais ça fait tooujours plaisir de publier un autre avis que le sien


samom 11/12/2009 20:36


bon bien évidemment je ne suis pas d'accord avec la Miss mais je respecte entièrement son avis et sa chronique est on ne peut plus bien foutue
car là on est au-delà du simple "avis"
c'est carrément une chronique qui mériterait d'être publiée en tant que telle
bravo à elle
:)

plus les ami(e)s


Sam's 11/12/2009 21:05


Oui, tout à fait d'accord avec ça, Samom. Ca me donne d'ailleurs des idées de "pour/contre" pour dynamiser un peu le blog: proposer aux visteurs de m'envoyer leur avis
qui irait à l'encontre d'une de mes critiques publiées, pour que je puisse ensuite la mettre en page sur mon espace. Une idée qui se réalisera peut être...avis aux amateurs...


Oo 11/12/2009 19:35



Bon, pas mal de personnes que j'apprécie ont été inspirées par ce film mais comme j'arrive en fin de semaine, je réagis sur la critique la + récente.

Attention, spoilers !

-------------


Mais quelle merde ! Sérieusement, ils nous ont bien pris pour des abrutis (gros cons ?) avec tout leur buzz à la noix (petit budget, cachet amateur, réaction de grands tels Spielberg, festival X,
enregistrement des réactions de spectateurs lors de premières, spectateurs que j'ai de plus en plus de mal à croire sincères, etc). Mais, bercer d'illusions est peut-être aussi l'une des acceptions
de "docu-menteur".

Déçue n'est pas un terme assez fort pour décrire mon sentiment. Et qu'on ne me dise pas : tu n'as pas aimé parce que ce n'était pas ci, parce que ce n'était pas ça, parce que c'est différent... Je
n'ai pas aimé, point barre, simplement parce que c'était pour naze (et pourtant je suis ouverte) : téléphoné et surtout banal au possible.

Et même si je suis d'accord pour dire que cela dérange (y compris moi), qu'on ne mette pas l'échec des rares tentatives de frousse sur les gens qui ont ri parce que, pour le coup, je peux les
comprendre (si j'avais du rire personnellement, ca aurait été nerveusement). Et puis au moins la projection a suscité quelque chose en eux. Je me suis fait mortellement chier => j'hallucinais
tellement sur la daubitude du bordel que je n'ai même pas pu m'assoupir (dieu sait que j'aurais aimé pourtant, ça m'aurait évité de longues minutes bien pénibles).



Mon résumé personnel :


Tout d'abord, les deux crétins hypes insupportables. Le mec, gros con hyperactif, à qui on a envie de foutre une droite en lui disant "ta gueule bordel" (et lui
faire bouffer sa cam, son pc et son putain de ouijaaaa). La nenétte, sorte de Katy Perry sous cortisone, à qui on a envie de foutre une tarte pour qu'elle se remue le c*l et sorte de sa
miévrerie existentielle (bouuuh j'suis poursuivie depuis que j'suis petiteuuu / mais tu ne comprends paaas / demaiiin j'appelle le docteur / me filmeu pas aux toilettes...) et la faire
accessoirement s'étouffer avec sa brosse à quenottes (sorte de promesse rassurante qu'il n'y aurait donc pas de séquelle oh yeah !)




Et puis, les personnages secondaires qui rajoutent une couche de niaiserie : le spécialiste fadasse dont on ne comprend pas le pourquoi de la présence (à deux
reprises qui plus est) et la sympathique kyrielle de copines co-connes.


Les acteurs m'ont tapé sur le système, tout autant que le scénario et les partis pris filmiques : mais n'importe quel abruti -avec des sponsors bucco-dentaires pour le coup- peut se déclarer
réalisateur alors ?



Le "crescendo" est lent, long, grossier, aucune finesse ni originalité. Je me refuse d'ailleurs de parler de "crescendo".




Les clichés s'accumulent (p'tain mec, mais si t'es nul au point de ne proposer qu'une terne succession de stéréotypes, fais-le bien au moins) : le grain amateur
(très très mauvais car trop soigneusement grossier), la photo du couple, les bruits dans le grenier, le lustre, le ouija (hou ! qui prend feu ! très effrayant dis donc -_-), le lavage de dents,
la caméra éteinte pendant le coït (bordel ! caser une paranale activity aurait peut-être donné + de profondeur au bazar, queue diantre !), l'exorciste pédant mais parfaitement incapable, le
lavage des dents bis, l'insomniaque restant debout des heures, l'atelier perles entre fillasses (hohohoho ! qu'est-ce qu'on rigole à enfiler des p'tites perlouzes), la scène nocturne en
extérieur, la farine, le lavage de dents ter, la voix de la possédée, la morsure (make-up similaire vu dans un vieux X-Files au passage) et ENFIN (car on n'y croyait plus) deux ultimes minutes
d'action avec le meurtre du petit ami (qui fermera donc enfin sa gueule à partir de maintenant) et TANTAAAAAAAAAAN l'ultime regard "with the appropriate smile" qui ponctue cette daube (ça y
est, elle a agi la conne et cessera donc de geindre en permanence).


Je passe outre l'ennui des multiples nuits filmées dont on nous offre en plus un re-mattage sur écran de pc (au cas où l'on soit vraiment trop idiots)... Bonjour la torture...


-_-  Affligeant mais dans la digne lignée des Twilight and co, à savoir un "cinéma" discount sur le plan qualitatif = de bas étage. 
Faudrait vraiment qu'on redéfinisse le genre cinématographique...

Moralité donc : si tu ne veux pas perdre tes sous mais surtout ton temps, passe ton chemin car, me concernant, une indifférence totale tant pendant la projection qu'à posteriori.

Bien entendu, et comme d'hab, ce que je viens d'écrire est mon point de vue personnel (= il vaut ce qu'il vaut), je ne l'érige pas en vérité absolue et surtout, malgré toute la médiocrité de ce
long métrage à mes yeux, je ne porte absolument aucun "jugement" sur les personnes l'ayant apprécié.





Nota bene pour Gally :
- un très grand plaisir de te revoir ci et là :]
- en référence à ta critique bullesque, ce n'est pas un film qui aurait suscité en moi l'envie de me rapprocher charnellement de mon voisin mâle car pas le moindre sursaut pour ma part. Et, à part
lui bailler dessus, j'aurais été bien incapable d'autre chose. Heureusement d'ailleurs puisque c'était mon frangin soit-dit en passant ^^

 


Sam's 11/12/2009 20:24


Inspiré est un grand mot. Le film a fait son petit effet sur moi car je suis sensible à ce genre de phénomène et que même une chaussette qui vole me ficherait la
trouille (j'exagère mais bon, tu comprends l'idée).
Pour ce qui est des rires, j'ai moi-même parfois sourit devant certaines scènes (j'ai failli avoir un fou rire quand elle se fait choper par la jambe), je peux donc les accepter sans problème. Par
contre, ceux dont j'ai été victime durant la séance provenaient de gros cons irrespecteux qui n'en avaient rien à foutre du film ou des autres spectateurs (c'est à croire qu'ils ont du fric à
claquer rien que pour venir faire chier les autres). J'uis sûr que ces personnes riraient également devant L'exorciste...