Les aventures de Tintin: le secret de La Licorne

Publié le par Sam's

affiche-Tintin.jpgSorti le 26/10/2011
Aventure/Animation/USA/Nouvelle-Zélande/2011/1h47
Réalisation : Steven Spielberg. Scénario : Steven Moffat, Joe Cornish, Edgar Wright d’après l’œuvre de Hergé. Production : Kathleen Kennedy, Steven Spielberg, Peter Jackson. Musique : John Williams. Interprètes : Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Nick Frost, Simon Pegg,…

Mille millions de mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest! Voilà que le papa d’E.T. nous propose sa version des aventures du célèbre reporter belge, condensant pour lancer ces hostilités (deux suites étant programmées) l’intrigue des albums Le secret de La Licorne et Le trésor de Rackham le Rouge (ainsi que des éléments du Crabe aux pinces d’or). Tintin version Spielberg, ou quand Indiana Jones s’européanise, Tintin s’américanise.
Qu’on se le dise, les libertés prises par rapport aux bandes dessinées sont ici nombreuses : Tintin ne connaît pas encore Haddock en début d’aventure (alors que dans l’album il achète la maquette de la Licorne pour ce dernier), l’exploration sous-marine grâce au submersible en forme de requin est éliminée (le professeur Tournesol, inventeur de l’engin, n’étant d’ailleurs pas de l’aventure), Spielberg nous offre un final inédit gonflé de scènes d’action virevoltantes,…les puristes ont de la matière pour jaser ! Néanmoins, ces différences s’avèrent tout à fait judicieuses, le film s’imposant au final comme une aventure trépidante où l’on ne s’ennuie pas une seconde, où les premiers contacts sont bien amenés (la rencontre avec Haddock, aussi efficace que jubilatoire), où l’action est épatante et où Tintin reste Tintin, où Haddock est toujours aussi alcoolique et colérique, et où Milou s’impose comme un indispensable compagnon d’enquête. Certes, on peut chicaner sur le final très Indiana Jones avec ces pans entiers de murs qui se détachent sous les effets de l’incroyable poursuite dans la ville de Bagghar, mais force est de constater que Spielberg nous montre là des scènes d’action inventives et trépidantes comme peu de blockbusters en livrent. La forme entièrement numérique ainsi que les techniques de mocap sont parfaitement utilisées pour offrir au film des plans-séquences et autres mouvements de caméra aussi hallucinants que totalement impossibles dans un environnement réel. Ainsi, l’autre grande scène du film retraçant l’histoire de François de Hadoque et se déroulant sur la fameuse Licorne rentre immédiatement au panthéon des meilleures scènes de swashbuckler. Alliant de la sorte scènes de bravoure (notons également le très joli générique de début, condensé de toutes les aventures du reporter) tout en faisant exister ses personnages, le papa d’E.T. prouve qu’il est encore et toujours le maître du divertissement grand public. Une seule envie nous éprend dès la sortie de projo : voir les suites des aventures de Tintin, avec cette fois Peter Jackson aux commandes pour une adaptation des albums Les sept boules de cristal et Le temple du Soleil. On a hâte !
Anxieux et bédéphiles, soyez rassurés : Tintin n’a pas perdu de son âme sous la houlette du grand Spielberg, bien au contraire, le réalisateur emmenant ces premières aventures au firmament du divertissement populaire (dans le bon sens du terme), divertissement à d’ailleurs savourer, comme le veut l’adage, de 7 à 77 ans.
Note : 4.5/6

 

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Publié dans Salles Obscures

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