Interview Gaspard Ulliel

Publié le par Sam's

Hannibal-rising.jpgIl est l’amant recherché par Audrey Tautou dans Un long dimanche de fiançailles ou bien encore le terrifiant Hannibal Lecter dans le film retraçant les origines du célèbre psychopathe. Lui, c’est bien sûr Gaspard Ulliel, venu présenter au FIFA The Vintner’s luck, nouveau film de la réalisatrice Niki Caro (L’affaire Josey Aimes) où il incarne un ange portant conseil à un vigneron joué par notre Jérémie Renier national. Bien que possédant un joli côté naturaliste, le film s’avère hélas inégal voire même carrément ridicule en ce qui concerne les apparitions de l’ange (ralentis, images floutées, mouvements théâtraux). Qu’importe finalement, puisque l’occasion était belle pour votre serviteur de rencontrer le jeune comédien pour l’interroger sur ce film et sa carrière.

Il y a une jolie dimension naturaliste dans le film de Niki Caro…
Gaspard Ulliel : « C’est vrai qu’il y a quelque chose de très naturaliste, d’assez cru même dans le traitement. C’est un projet assez atypique qui m’a attiré justement par cet aspect là. Il y a un mélange de différentes cultures, de différents pays, et c’était un peu inquiétant pour nous. Mais elle nous a dit qu’elle transgressait toutes ces règles, qu’elle était dans quelque chose de spirituel. Je pense qu’elle a réussi à faire un film très personnel parce qu’il lui ressemble beaucoup. C’est une femme très profonde, très sensible et qui est beaucoup dans le ressenti, dans les échanges humains. »

La relation entre votre personnage et celui interprété par Jérémie Renier est assez ambiguë …

G.U. : « Oui, c’est un des reproches qu’elle a eu en Nouvelle-Zélande parce que le film est adapté d’un roman qui a très bien marché là-bas et dans lequel l’histoire est assez différente. C’est beaucoup plus complexe, il y a plus de décors, il y a des passages qui se situent en Enfer, etc. La relation entre les deux personnages est beaucoup plus homosexuelle. Ici, on est plus dans quelques chose d’évoqué, c’est plus de l’amitié un peu exacerbée. Elle nous disait que cet aspect là ne l’avait pas forcément séduite dans le roman, elle s’intéressait plus à la relation spirituelle des deux personnages. Parfois, il y a une symbiose totale et il font presque un, il y a une vraie union, plus spirituelle que physique. »


Comment avez-vous abordé ce rôle, il y a un vrai côté envoûtant et physique, je pense notamment à la scène où vous vous envolez avec Sobran (Jérémie Renier), en tournoyant…
G.U. : « Oui, on a travaillé avec l’équipe du Cirque du soleil pour cette chorégraphie qui est au final assez courte. Cette scène c’est l’apothéose de leur union, c’est le moment où il ne font qu’un. L’aspect physique était très important dans ce rôle, au début j’étais un peu angoissé et le pari avec Niki c’était de le rendre plus banal, plus masculin que l’image de l’ange qu’on voit d’habitude, et surtout de le rendre le plus simple possible ».

Le cinéma de genre est-il un cinéma que vous appréciez particulièrement ?
G.U. : « Non mais c’est vrai que j’ai toujours eu la volonté d’essayer de naviguer un peu entre un style de cinéma et un autre, une catégorie de spectateur et une autre, et effectivement différents genres de cinéma. Je trouve que c’est ça qui est génial, c’est quand on arrive, en tant qu’acteur, à explorer un large panel de cinéma et de cinéastes (…) J’ai tendance à ne pas vraiment écouter les autres. Je me fie plutôt à mon instinct. Mais c’est quelque chose d’atrocement difficile, à la lecture d’un script on peut difficilement se rendre compte de ce qu’il va donner au final. L’étape du tournage est déterminante. Il faut une part d’imagination et puis parfois il faut prendre des risques ».


Pouvez-vous nous parler de votre expérience aux States sur « Hannibal Rising » ?

G.U. : « Hannibal ça a été assez magique, assez simple en fait. J’avais une petite pression au départ qui s’est vite dissipée, j’avais affaire à une équipe agréable avec de vrais professionnels. C’est une autre façon de travailler là-bas, plus intense mais en même temps plus cadrée d’une certaine façon. Parfois on pourrait dire moins humaine, mais en même temps plus efficace. Ce sont deux méthodes, ça va plus vite, c’est plus précis, donc ça peut être assez agréable pour l’acteur. C’était une expérience que je ne regrette pas du tout. En tout cas le personnage était exquis et je me suis régalé à travailler dessus même si j’aurai adoré travailler de façon plus élaborée. Le rythme était soutenu, avec peu de préparation,… J’ai mis un petit pied là-bas, j’ai quelques relations, trouvé des agents, mais ce n’est pas ma priorité de travailler à Hollywood, autant attendre d’avoir un autre projet intéressant. »

Et pour achever cette rencontre, ben, j’ai pas pu m’en empêcher :



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Alex W 22/03/2010 12:28



Bien joué mon Sam...



Sam's 22/03/2010 14:02





Gally 06/03/2010 07:51


mékilébôoooooooooooooo !!!!

Bon je sais s'pas super constructif comme commentaire mais il est 7h49 du matin aussi hein -_-