L'attaque du métro 123

Publié le par Sam's

Sorti le 29/07/2009

Thriller/Action/USA/2008/1h45

Réalisation : Tony Scott.  Scénario : Brian Helgeland d’après l’œuvre de John Godey. Production: Todd Black, Jason Blumenthal, Tony Scott, Steve Tisch. Musique : Harry Gregson-Williams. Interprètes : Denzel Washington, John Travolta, Luis Guzman, John Turturro, James Gandolfini,…



Les pirates du métro (The Taking of Pelham One Two Three, 1974) de Joseph Sargent qui inspira Quentin Tarantino qui en emprunta les noms de code des personnages pour son Reservoir Dogs (Mr Blue, Mr Brown, etc.) est aujourd’hui réactualisé par Tony Scott qui retrouve pour la quatrième fois Denzel Washington depuis USS Alabama en 1995 (vous suivez?). Bref, une histoire de (grande) famille (du cinéma)!
Comme chaque jour, Walter Garber veille au bon déroulement du trafic dans le métro new-yorkais, lorsque la rame Pelham 123 s'immobilise soudain sans explication. C’est qu’une bande de criminels bien préparés on détourné la rame, prenant ainsi en otage ses passagers, et réclamant par ce fait une rançon conséquente au maire de la ville. Entre Ryder, chef des pirates, et Garber, c’est un incroyable face-à-face qui débute, fait de défiance, de secrets mais aussi d’une étrange connivence…
S’affranchissant largement du film original, le script signé Brian Helgeland (scénariste de L.A. Confidential, Mystic River ou encore Man on fire) joue la linéarité et l’efficacité, sans tomber dans les travers d’un récit plombé de twists interminables. Même la mise en scène de Tony Scott est plus calme que sur ses derniers films (Domino étant un petit sommet en matière de cinéma d’action visuellement « tripant ») et gagne ainsi en lisibilité et en intensité dramatique. Il n’y a pas à chier, L’attaque du métro 123 (bien relou ce titre français !) propose un suspense rondement mené qui nous tient en haleine presque tout du long grâce à sa mise en place, ses dialogues, ses regards échangés et ses silences chargés de tension. Hélas, le film nous perd quelque peu dans sa dernière partie qui aurait dû normalement nous mener à un climax extraordinaire. Ce dernier acte semble en effet quelque peu forcé, nous montrant alors un Denzel Washington (impeccable tout du long, comme d’hab’) transformé en héros coursant les bandits dans la ville, alors que rien ne l’y oblige. Une petite anomalie dans un film pourtant jusque là très prenant, mais rien de véritablement condamnable tant le frère Scott maîtrise son art, connaissant par cœur les ficelles du suspense et de l’actioner. L’homme, plus subtil qu’il n’en a l’air, balance même par-ci par là quelques piques grinçantes comme cet instant où le maire de New-York (James Gandolfini) apprend la prise du métro alors qu’il est sur le point d’aller faire la lecture dans une école ! Ajoutons à cela l’excellente prestation de Travolta ici parfait en bad guy tour à tour menaçant et attachant ainsi que la présence d’une jolie brochette de seconds rôles charismatiques (John Turturro, James Gandolfini, Luis Guzman) et nous obtenons le parfait divertissement pour un été jusqu’ici plutôt chiche en honnêtes productions cinématographiques.
Rondement mené, L’attaque de métro 123 tient en haleine malgré un final quelque peu poussif. L’art de Tony Scott fait une fois de plus des merveilles, le cinéaste s’avérant des plus efficaces, entouré qu’il est par un scénariste de talent et des comédiens tout simplement parfaits.

Note : 4/6

Publié dans Salles Obscures

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samom 11/08/2009 17:43

ahhhhhhhnous sommes d'accord sur un filmchouetteexcellent film