Public Enemies

Publié le par Sam's

Sorti le 22/07/2009

Policier/USA/2009/2h13

Réalisation : Michael Mann.  Scénario : Michael Mann, Ronan Bennett & Ann Biderman d’après l’œuvre de Bryan Burrough. Production : Michael Mann, Kevin Misher. Musique : Elliot Goldenthal. Interprètes : Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Channing Tatum, Billy Crudup,…


John Dillinger, ennemi public n°1 aux States durant les années 30 qui reprend vie devant les caméras du génial Michael Mann sous les traits du talentueux Johnny Depp, c’est le genre de projet qui fait rêver. Eh bien réveillez-vous car le fantasme prend désormais vie sur nos écrans, et il s’agit bien d’un des films immanquables de cet été (et même de l’année) !
John Dillinger, braqueur de banque charismatique, se joue sans cesse des autorités en leur filant régulièrement entre les doigts. Pour stopper cet homme annoncé comme étant l’ennemi public n°1 ainsi que sa bande, le FBI lance à leurs trousses Melvin Purvis, agent fédéral d’une efficacité hors norme.
Michael Mann continue ses exploits numériques entamés en 2004 avec Collateral en filmant cette fois, et toujours en HD, un film de gangsters situé dans les années 30 ! Quand la technologie contemporaine sert le film d’époque, cela donne un rendu non académique et incroyablement racé, offrant quelque chose d’assez inédit dans le genre. Et puisqu’en plus, les caméras sont utilisées par un metteur en scène maîtrisant son art, le résultat offre de nombreuses séquences inoubliables. L’exercice de style est donc brillant, puisqu’il est orchestré par un virtuose de la caméra. Fidèle à lui-même, Mann nous offre un film tour à tour tragique, romantique et stylisé parsemé de fusillades mémorables (dont le point culminant est celle de la forêt) aussi belles que détonantes (à nouveau le travail sur le son est remarquable). Inévitablement, Public Enemies fait penser à la fois à Heat et Miami Vice, deux films auxquels le réalisateur emprunte certains éléments, en évitant soigneusement de se singer grossièrement. Seul bémol : si les personnages admirablement campés par Johnny Depp et Christian Bale (sans oublier la belle Marion) sont bien mis en évidence, on regrette que certains personnages secondaires manquent de profondeur. Il en va ainsi pour les acolytes de Dillinger, notamment Pretty Boy Floyd (Channing Tatum) et Baby Face Nelson (Stephen Graham), dont on ne gardera que peu de souvenirs à l’issue de la projection. Dommage, mais ne blâmons pas pour autant Michael Mann qui livre là un tout grand film de gangster aussi élégant que sombre et aussi beau que triste.
S’il est amusant de comparer d’un côté et de l’autre de l’Atlantique les « exploits » de Mesrine mis en scène par Jean-François Richet à ceux de John Dillinger dirigés par Michael Mann, le rapprochement s’avère vite vain tant le faiseur français n’a rien à voir avec l’auteur américain. Avec Richet, c’est divertissant sur le coup tandis qu’avec Mann, c’est du beau grand cinéma qu’on n’oublie pas. Ils ont quand même la classe ces ricains !
Note : 5/6


Publié dans Salles Obscures

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plume 29/07/2009 02:04

je confirme:c'est top classe mais visiblement certains passent à côté de ce film élégant et austère

samom 26/07/2009 00:23

un film énorme.Une vraie histoire servie par un reconstitution historique sans faillesDes situations incroyables et des séquences de flingages inouiesdes personnages attachantsun jeu d'acteur sûret une technique (lumières, sons) au service du filmun vrai grand moment de cinémabravo Monsieur Mann