Terminator 2, le Jugement Dernier

Publié le par Sam's

Science fiction/Action/USA/1991/2h15
Réalisation: James Cameron. Scénario : James Cameron & William Wisher Jr. Production: James Cameron. Musique : Brad Fiedel. Interprètes : Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick, Joe Morton,…



Début des années 90, James Cameron met en scène la suite de Terminator, juste après avoir livré deux chefs d’œuvre de la science fiction : Aliens le retour et Abyss. Cette suite, sous-titrée Judgment Day, passe aisément la barre symbolique des 100 millions de dollars de budget (un nouveau record pour l’époque !) en justifiant parfaitement cette somme colossale : bigger, faster & louder, Terminator 2 n’est pas seulement le meilleur film d’action des 90’s, c’est une putain de révolution !
Ayant échoué lors de leur première tentative, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, et l'envoient dans le passé pour tuer directement John Connor, futur leader de la résistance humaine. Au même moment, ce dernier envoie du futur un T-800, le modèle qui avait tenté de tuer sa mère treize ans plus tôt, afin de le protéger de cette nouvelle menace. Une course-poursuite infernale débute entre les deux redoutables machines et le jeune John, bientôt rejoint par sa mère, jusqu’alors enfermée dans un hôpital psychiatrique.
On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. Si l’on retrouve plus ou moins la même équipe devant et derrière la caméra et que le scénario possède en gros le même canevas que précédemment (le futur envoie un exterminateur et un protecteur pour s’occuper de John Connor, entraînant une course-poursuite infernale), ici, différence notoire, le T-800 se fait ange gardien tandis que l’exterminateur prend la forme d’une nouvelle arme redoutable : le T-1000. Ce tueur cybernétique à la froideur implacable interprété par un Robert Patrick débutant mais néanmoins impeccable offre, d’un point de vue visuel, quelque chose d’unique en son genre. Le concept est génial : la robustesse de l’acier (le T-800, un poil désuet face à cet ennemi) rencontre la souplesse du métal liquide (le T-1000, nouvelle technologie redoutable). Résultat de ce clash titanesque : les empoignades sont homériques, les gunfights démentiels et les effets numériques, assurés par ILM, surprennent tous les spectateurs, même les plus blasés. On parle alors à l’époque de révolution, et c’en est bien une, et une fameuse !


Mais plus encore que des SFX hallucinants, T2 bénéficie du talent et de la verve de James Cameron, ici également scénariste et producteur. L’homme maîtrise la situation, mettant parfaitement en scène la moindre fusillade et la plus petite des poursuites, faisant de chaque péripétie un véritable moment de bravoure (combien de films n’ont pas essayé, en vain, de montrer des scènes de poursuite avec des camions aussi impressionnantes que dans ce film ?). Mais pour que tout cela tienne la route et s’élève au-dessus de n’importe quel blockbuster lambda, il faut qu’un réel enjeu soit créé et que les personnages existent à l’écran, afin d’emporter littéralement le spectateur d’un bout à l’autre de l’aventure. Et c’est parfaitement le cas ici : Cameron distille une atmosphère pré et post-apocalyptique du tonnerre (les combats entre les rebelles et les machines de Skynet, les visions de Sarah Connor) et étoffe de bien belle manière les caractéristiques de ses personnages. Les deux exemples les plus flagrants sont bien entendu le T-800 et Sarah Connor qui, pour le premier, s’humanise et trouve grâce à l’interprétation d’Arnold Schwarzenegger une étonnante dimension attendrissante (voir les échanges avec John) tandis que la seconde devient carrément guerrière avec une Linda Hamilton physiquement transfigurée. De leurs côtés, les deux petits nouveaux assurent dans leurs rôles respectifs : Edward Furlong interprète parfaitement un John Connor adolescent dans lequel on perçoit déjà un futur chef de la rébellion tandis que Robert Patrick assure dans le lancé de regard froid dans la peau du T-1000. Diablement efficace.
Révolutionnaire d’un point de vue visuel et incroyablement jouissif grâce aux idées et à la maestria de son réalisateur, Terminator 2, le Jugement Dernier est ce que l’on appelle une séquelle bigger and louder et ce, dans le bons sens du terme. Plus que jamais, le film d’action fantastique a gagné ses lettres de noblesse avec ce titre qui aura ouvert la voie à de nombreuses nouvelles possibilités d’un point de vue purement technique mais aussi dans l’approche conceptuelle du blockbuster qui débourre. Merci qui ? Merci Jim !



Publié dans Cult

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Gally 20/06/2009 16:34

Moskau : traumatisé a vie par le Dark Knight :pTerminator 2 est mon préféré de la saga ( tjrs pas vu le 4éme opus , pas super envie et encore moins depuis certains spoilers madmoviesesques -_- ) , le personnage de sarah connor est trippant avec son côté obsessionnel et brûlant , le gamin est infect ( furlong me plaisait quand j'étais ado mais j'ai vieilli :-| ) quand a Arnold , il est PARFAIT de bout en bout !Et que dire des effets spéciaux révolutionnaires a l'époque et de ces scénes cultissimes qui ont sidéré des générations de cinéfiles ??? Ce film a été un événement majeur dans ma tite vie ...

Moskau 16/06/2009 21:04

Le blockbuster par excellente, indétroné pour moi jusqu'à un certain Dark Knight...