Milk

Publié le par Sam's

Sorti le 25/02/2009

Biopic/Drame/USA/ 2008/2h07
Réalisation : Gus Van Sant. Scénario : Dustin Lance Black. Production : Michael London, Bruce Cohen, Dan Jinks. Musique : Danny Elfman. Interprètes : Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch, James Franco,…



Passant d’oeuvres intimistes (Gerry, Last Days) à des produits plus accessibles (Prête à tout, Will Hunting), Gus Van Sant fait partie de ces réalisateurs « hype » qui créent inévitablement l’évènement. Milk ne déroge pas à la règle puisque à peine sorti sur nos écrans, le voilà déjà couronné d’un oscar, plus précisément attribué au merveilleux travail d’acteur de Sean Penn. C’est vraiment dommage pour Mickey Rourke mais il faut bien admettre que Sean Penn ne l’a pas volé !
Harvey Milk, élu conseiller municipal de la mairie de San Francisco, fut le premier homme politique américain ouvertement homosexuel. Assassiné en 1978 par son collègue Dan White, Milk s’est érigé en défenseur charismatique et en médiateur, ne baissant jamais les bras lorsque s’accumulaient les défaites électorales.
Après le documentaire The Times of Harvey Milk réalisé par Robert Epstein en 1985, Gus Van Sant signe ici un biopic au casting reluisant sur ce célèbre militant de la cause homosexuelle. Assassiné le 27 novembre 1978, Harvey Milk, interprété à l’écran par un Sean Penn transfiguré, fut un personnage emblématique de son époque (les seventies) et de sa ville (San Francisco, berceau de la culture gay). A l’heure du renouvellement politique américain illustrant l’actualité, la vie ainsi que le combat de ce politicien engagé contre toutes formes d’exclusions résonne de bien belle manière. Gus Van Sant, jamais en reste quant il s’agit de traiter des troubles de l’identité sexuelle (et ce, dès son premier long métrage Mala Noche) livre là non seulement un récit politique décrivant un combat noble et courageux mais aussi une sublime histoire d’amour déchue.
Magnifiquement interprété (Josh Brolin, James Franco ainsi que Emile Hirsch, pour la plupart méconnaissable, gravitent brillamment autour d’un Sean Penn au sommet de son art), émouvant et bouleversant, Milk fait partie des films les plus conventionnels de son auteur. Mais il n’en est pas moins poignant.

Note : 4/6

Publié dans Salles Obscures

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Bastien 06/03/2009 22:31

Attention, je n'ai rien de particulier contre Van Sant, c'est juste qu'il devrait apprendre à trouver le juste milieu entre ses films limite expérimentaux et ses films d'un classicisme affligeant ^^Sinon, perso, je ne suis pas adepte de cette théorie rétrospective : justement, dans le film, on souligne bien que c'était pas bon de s'afficher comme gay. Puis bon, je dis pas, il y en a qui sont vraiment comme ça, même aujourd'hui, mais pas tous ! Quand tu regardes les docs de l'époque, ils étaient comme aujourd'hui : normaux ! Alors le doute persiste dans mon petit esprit sur la démarche de Van Sant...Cela dit, impatient de lire tes textes sur Gran Torino (que j'ai adoré !) et Watchmen (que je crève de voir !)

Sam's 06/03/2009 23:00


Tiens, pour s'en remettre et en restant dans le thème, je t'offre ceci Bastien:

http://www.lesbianvampirekillersmovie.co.uk/

et puis ça aussi tant qu'à faire

http://link.brightcove.com/services/player/bcpid14345031001?bctid=14342244001


Bastien 06/03/2009 21:48

Ok pour la perruque Pour les gays c'est affligeant je trouve (les hétéros aussi d'ailleurs) : donc en gros les homos aiment le rose, agitent les mains en l'air quand ils sont contents (ou pas), parlent avec des vois de faussets, font la petite mèche sur le côté, roulent des patins énormes devant tout le monde à leur boyfriend, marchent en dandinant du cul ; les hétéros eux sont tous des gros connards qui aiment casser de la pédale en prônant les valeurs de la famille avant tout. Bullshit !Je préfère encore revoir Mala Noche et Elephant tiens !!!

Sam's 06/03/2009 22:10


Dis donc tu m'as l'air particulièrement remonté contre ce film Bastien (normal, c'est du Van Sant )!
Mais plus sérieusement, c'est vrai que les agissements des gays dans le film peuvent paraître caricaturaux aujourd'hui mais je me suis dis qu'à cette époque et dans cette ville, c'était peut être
exactement comme cela. Ils affichent pleinement leur gaytitude (avec une pointe d'exagération) pour la revendiquer davantage et mettre encore plus les boules aux bigots contre qui ils se battent.
Je ne me rappelle pas non plus que l'on décrive TOUS les hétéros comme des homophobes dans le film, je pense que tu exagères un petit peu (néanmoins il devait en avoir un paquet à l'époque, plus
que de nos jours, et ils ne s'en cachaient pas non plus).
Enfin, peut être me trompe-je et que je n'ai pas ressenti le film de la même manière que toi, c'est sûr. En tous cas, ça fait deux semaines que je l'ai vu et depuis j'ai visionné Gran Torino
et Watchmen, entre autres. Et depuis, Milk, j'en garde déjà peu de souvenirs!


Bastien 06/03/2009 21:31

La gerbe : suite de stéréotypes (les homos sont toutes des grandes follasses : wouah ! Dire que ce sont deux homos au scénario et à la caméra !), mal cadré (y a même un plan où on voit le micro du perchman !!), résolument kitsch (même si à l'époque c'était pas mal, ici les perruques sont affreuses) et Sean Penn, s'il est bon (c'est pourquoi je mets le film si haut), ne casse pas la baraque non plus (en tout cas je l'ai déjà vu plus inspiré). L'avantage, c'est qu'ici il sourit tout le temps, ça le change de d'habitude Sinon récit convenu, enfilade de clichés navrants et je dirais même offensants (et dire que c'est un gay qui a fait le film !) sans parler de la scène pour que Van Sant se branle où Penn roule un patin à James Franco. Ridicule, affligeant, vansantien dans le mauvais sens du terme, celui qui vise uniquement les Oscars.

Sam's 06/03/2009 21:43


Alors là je ne suis pas d'accord!! Point de vue perruques affreuses on ne peut pas faire pire que Nicolas Cage dans Ghostrider!
Pour une fois que j'aime bien un film de Gusgus...


teresa 04/03/2009 19:59

Je comptais aller le voir, là je suis convaincue merci...