Speed Racer

Publié le par Sam's

Action/USA/2008/2h07
Réalisation & Scénario : Andy & Larry Wachowski d’après l’œuvre de Tatsuo Yoshida. Production : Joel Silver, Grant Hill, Larry et Andy Wachowski. Musique :
Michael Giacchino. Interprètes : Emile Hirsch, Christina Ricci, John Goodman, Susan Sarandon, Matthew Fox,...

Après le joli bide obtenu lors de son exploitation en salle, Speed Racer fait un arrêt ravitaillement au rayon dvd. Peut être que la friandise des frères Wachowski y gagnera un boost pour passer la ligne d’arrivée juste devant la lanterne rouge, qui sait...
Speed Racer est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque, il n'y a connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer, fauché en pleine gloire et dont il est aujourd'hui l'héritier. Loyal à la firme de son père, Pops Racer, concepteur de sa puissante Mach 5, Speed a rejeté une alléchante proposition de la Royalton Industries. Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton, Speed découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont truquées par une poigné d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte plus une seule course... Pour sauver l'entreprise familiale et sa carrière, Speed n'a d'autre issue que de battre Royalton à son propre jeu. Soutenu par sa famille et sa fidèle compagne Trixie, le pilote s'associe à un ancien rival, le mystérieux Racer X, pour remporter la course mythique qui coûta la vie à son frère : le terrifiant rallye "Crucible"...
Situé quelque part entre le manga, Les fous du volant et Mario Kart, Speed Racer est une œuvre qui a un peu de mal à trouver son public, il faut bien l’avouer. Trop poussif et enfantin dans les gags (l’insupportable gosse et son chimpanzé là…), parfois visuellement psychédélique et jouissif mais aussi quelque fois franchement dégueu, le film des frères Wachowski vacille entre l’éblouissant et le nanardesque. Il s’agit donc d’un vrai OFNI que les frangins ont livré là. Leur désir de mixer film de course, jeux vidéo et bande dessinée offre quelques moments inouïs assez agréables, à condition bien sûr d’adhérer au style et surtout de ne pas être allergique aux couleurs vives. Ainsi, certains plans ressemblent à des cases survoltées de BD ou à des séquences de jeux vidéos (les réalisateurs allant même jusqu’à intégrer dans une scène un pilote « fantôme », élément bien connu des gamers). Entre deux courses, le film perd malheureusement parfois de la vitesse en s’attardant dans de longs couloirs de dialogues franchement ennuyants, ce qui fera décrocher les plus jeunes. Au final, personne n’y trouve donc vraiment son compte et c’est bien dommage. Néanmoins, l’expérience est loin d’être désagréable et parvient même à sacrément détendre l’atmosphère après une bonne journée de boulot. Et parfois, le peuple n’en demande guère plus.
Il n’est pas rare que l’esthétique de Speed Racer provoque de l’écoeurement. Entre le nanar et le chef d‘œuvre, tour à tour jouissif et agaçant, le film des frères Wachowski ne méritait toutefois certainement pas le bide retentissant reçu lors de son exploitation en salle. Il gagnerait même à trouver une seconde jeunesse en dvd, c’est bien là tout le mal qu’on peut lui souhaiter…

Note : 3/6

Publié dans Home Cinema

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