RocknRolla

Publié le par Sam's

Sorti le 19/11/08

Crime/Angleterre/2008/1h54
Réalisation et scénario: Guy Ritchie. Production: Guy Ritchie, Joel Silver, Steve Clark-Hall, Susan Downey. Musique : Steve Isles. Interprètes : Gerard Butler, Tom Wilkinson, Thandie Newton, Mark Strong, Toby Kebbell,…


Après les disgrâces provoquées par A la dérive et Revolver, Guy Ritchie retrouve les arnaques londoniennes et les bandes de malfrats qui vont avec pour un RocknRolla qui devrait le réconcilier avec les fans d’Arnaques, crimes et botanique et de Snatch.
Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid, rock star toxico que l’on croyait mort, qui a les cartes bien en main.
En gros, Rocknrolla c’est la rencontre de l’old school et de la nouvelle génération en matière d’arnaques immobilières, donc. A cela s’ajoute le thème du « rock’nrolla », une rock star déjantée du nom de Johnny Quid qui n’en fait qu’à sa tête, ici interprété par le très bon Toby Kebbell (Wilderness, Control). Finalement peu exploité dans un récit fourmillant de personnages (une habitude chez Ritchie), l’adage sex, drugs & rock’n’roll manque à l’appel. Du sexe, il n’y en a pour ainsi dire pas du tout, de la drogue oui un petit peu et du rock’n’roll en effet un peu plus. Mais c’est vraiment pas grave car l’ex-mari de Madonna (il était temps qu’il la lourde, celle-là !) nous propose, en vrac : une scène de danse trop amusante (une fois de plus, la B.O. est terrible), des braquages qui partent régulièrement en couilles ou une course-poursuite à la Terminator mettant en scène des personnages haut en couleurs et irrésistibles. Au casting, on trouve ainsi Gerard Butler (mais si, le gars en slip dans 300 !), Tom Wilkinson (Michael Clayton et prochainement Valkyrie), la craquante Thandie Newton (Run fatboy run, W.), l’impressionnant Mark Strong (l’un des points forts du Mensonges d’état de Ridley Scott), Jeremy Piven (Very bad things, Smokin’ Aces) ou encore le rappeur Ludacris (ben ouais…). Forcément, Guy Ritchie en laisse parfois certains de côté et s’attarde souvent sur du hors sujet mais le fun et l’humour omniprésent font de ce RocknRolla une œuvre éminemment sympathique qui nous prouve que le réalisateur a repris du poil de la bête. Allez, vivement Sherlock Holmes !
Avec sa belle brochette de personnages, ses dialogues percutants, ses rebondissements et ses situations improbables, RocknRolla marque le retour de Guy Ritchie aux affaires sérieuses. Ses détracteurs peuvent continuer de geindre : le réalisateur est toujours un sale gosse et ses films (en tous cas les meilleurs) lui ressemblent.
Note : 4/6


Publié dans Salles Obscures

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