Dying God

Publié le par Sam's

Horreur/France/Argentine/2008/1h25

Réalisation: Fabrice Lambot. Scénario : Fabrice Lambot, Jean Depelley, Nicanor Loreti & Germán Val. Production : Jean-Pierre Putters. Musique : S.U.P. Interprètes : James Horan, Lance Henriksen, Agathe de La Boulaye, Erin Brown, Victoria Maurette,…

 

Déjà acteur et producteur sur le Time Demon du zédard Richard J. Thomson (dont on attend avec impatience son Bloody Flowers avec un certain Fabrice Colson !), Jean-Pierre Putters tâte à nouveau du long métrage en engendrant avec son pote Fabrice Lambot ce Dying God mettant en scène un monstre possédant une libido incommensurable ainsi que l’engin qui va avec.

Sean Fallon est prêt à passer une journée comme les autres. Quelques rails de coke, une passe ou deux, un détour par le commissariat, la routine, quoi… No chance, le « Kurupi » en décide autrement. Notre flic corrompu se retrouve face à une série de viols et de meurtres atrocement barbares. Les victimes, pour la plupart des prostituées, sont retrouvées éventrées, dévorées de l’intérieur…

Tourné en DV à Buenos Aires en une vingtaine de jours, Dying God est un petit Z forcément fauché surtout mis en scène par envie et amour du genre. Fabrice Lambot est un grand mangeur de série B et pour son premier long (l’homme a notamment fait deux courts précédemment : Insanity et Le Sang du châtiment), il voulait à tout prix y inclure du giallo, du polar urbain et du stremon. Tout à fait conscient de ses limites artistiques et financières, le réalisateur fonce malgré tout et met tout ce qu’il peut dans son coup d’essai. Trop peut être, surtout quand il s’agit de jongler avec de nombreux rôles parlants, une vingtaine de lieux de tournage, un paquet de références à placer ainsi qu’un sujet propice aux débordements en tous genre. Mais Lambot tient bon et son film aussi. Malgré ses bonnes intentions, on regrette que Lambot se soit un peu trop retenu et qu’il n’ait pas versé un peu plus dans l’humour noir et les effets monstrueux. Car, je ne sais pas vous, mais moi quand je vois un film comprenant des créatures ou des bad guys, j’aime quand ceux-ci ont une vraie présence et/ou en jettent. Hors ici, le nombre de plans (toujours très furtifs) comprenant le monstre sont rares. On ne le voit jamais dans toute son horreur et ses agissements manquent de punch. C’est quand même dommage surtout quand on fait un film avec le "Kurupi", un démon issu de légendes indiennes qui est à la recherche de jeunes femmes fertiles afin de les poinçonner avec son membre qui fait 2m de long ! Ben oui, c’est bien de ça qu’il s’agit dans Dying God (« Le Godemiché mourant », comme dirait J.P.P.). Avec un sujet aussi délirant, on regrette vraiment que le réal ne se lâche pas plus avec sa créature en ne versant que dans le 1er degré. Néanmoins, le gars a notamment réussi à obtenir un petit casting bien sympa pour son film (Lance Aliens Henriksen, Agathe Alien vs Predator De la Boulaye, James Star Trek Horan, Erin « Misty Mundae » Brown), qu’il fait évoluer dans des décors craspecs baignés de lumières primaires. Ca n’a l’air de rien comme ça, mais à défaut d’être véritablement enthousiasmant, ça possède son petit charme délétère.

Beaucoup d’envies et paradoxalement trop de retenue émergent de cette première œuvre qui a le postérieur entre deux sièges. Dying God a cependant le mérite d’exister, de se consommer sans mal et surtout d’être le premier long métrage de Metaluna Productions, la boite spécialisée dans le petit budget créée par Fabrice Lambot et J.P.P. A coups sûrs, leurs activités futures seront à suivre pour tous les fans de B et de Z qui se respectent et s’assument.

Note : 2/6

 

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Triox 02/09/2008 22:31

Moi aussi je suis dans Bloody Flowers ! Boooooooo ! En tout cas faut que je le voit ce "Dying God"...

Sam's 03/09/2008 20:17


J'avais oublié que tu étais aussi de la partie, effectivement