Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead)

Publié le par Sam's

Horreur/USA/1985/1h37
Réalisation & Scénario :
George A. Romero. Production : David Ball, Richard P. Rubinstein. Musique : John Harrison. Interprètes : Lori Cardille, Terry Alexander, Joseph Pilato, Jarlath Conroy, Howard Sherman,...


Comparé au Zombie version Argento, Day of the dead lève quelque peu le pied. Néanmoins, il ne s’avère pas moins virulent et désespéré dans sa représentation d’une humanité déchue et cruelle. Aux côtés des humains, les zombies, toujours très avides de tripailles, se feraient presque passer pour des gentils sur ce coup-là.
A l’abri des morts-vivants, un groupe de scientifiques cohabite avec des militaires dans une base souterraine. Ils n’ont plus aucun contact avec le monde extérieur et pour aggraver le tout, ils sont désormais sous les ordres d’un chef psychotique. La tension monte alors entre les deux camps et, au milieu, les zombies rôdent, toujours affamés de chairs humaines malgré les expériences parfois concluante du Dr. Logan, une sorte de Dr. Frankenstein maboul qui tente d’apprivoiser les revenants.
Le troisième opus de la saga de tonton Romero est tout aussi succulent que les précédents. Pourtant parfois un peu moins apprécié à cause de ses « longueurs » (en réalité des scènes de dialogues pourtant très intéressantes), il véhicule tout du long une tension insupportable qui éclate lors d’un final où sang et tripailles (blood n’ guts comme on dit là-bas) envahissent l’écran de part en part. Déjà excellent comme on le connaît, Le Jour des morts-vivants s’avérait pourtant au départ dantesque dans la tête de Romero. En effet, dans le premier jet du scénario, l’artiste y voyait une bande de guérilleros affronter une armada de zombies sur une île tropicale. Les quelques survivants humains d’un massacre qui devait être monumental découvraient alors en pleine jungle un ascenseur menant à une base militaire souterraine. A l’intérieur, des soldats et des scientifiques tentent de dompter les zombies. Les scientifiques les étudient tandis que les soldats en font des alliés en leur apprenant à se servir d’armes. La tension monte entre les différents groupes et tout se termine en véritable carnage. Malheureusement, les restrictions budgétaires ont forcés Romero à revoir sa copie.



Au final, on retrouve tout de même les éléments-clefs du premier scénario dont cette immense pression, cet affrontement psychologique et violent entre les militaires menés par le mégalo Rhodes (Joseph Pilato, parfait en crapule de première catégorie) et les scientifiques dont font partie la valeureuse Sarah (Lori Cardille, impeccable dans la peau de LA femme forte de toute la saga) ainsi que l’excentrique Dr Logan (l’épatant Richard Liberty). Une fois de plus, les personnages sont interprétés par des comédiens inconnus, principalement issus du théâtre indépendant. Mais si ils sont tous fabuleux, celui que l’on retient le plus est probablement Howard Sherman alias le « docile » zombie Bub. Car l’un des évènements de taille de ce Jour des morts-vivants est que le revenant évolue, change de statut. Il n’est plus sans personnalité ni totalement décérébré, il existe et change d’attitude (ce que développera aussi quelque peu Land of the Dead avec son Big Daddy). Mais attention ! Un zombie reste un zombie et vaut mieux ne pas trop le titiller sous peine de se faire mâchouiller le cul !
A nouveau responsable des maquillages, Tom Savini, épaulé par les non moins talentueux Howard Berger et Greg Nicotero, livre des effets spéciaux criant de réalisme. Entre les prothèses chiadées (pas un zomblard ne se ressemble) et les impressionnantes éviscérations du final en passant par les abominables résultats des expériences de « Frankenstein », l’artiste livre ici un panel de monstruosités que l’on pourrait qualifier aisément de chef d’œuvre. Un travail remarquable et remarqué, puisque notamment célébré à l’époque par l’obtention d’un Saturn Award (prix décernés chaque année pour récompenser les œuvres touchant au fantastique, à l’horreur et la science-fiction).
Une fois de plus, Romero garde toute son intégrité artistique pour livrer un troisième opus zombiesque de très grande qualité. Les vivants sont de plus en plus mauvais, les morts de plus en plus intelligents et les tripes se font allégrement éparpiller. L’apocalypse se poursuit, tout va bien dans le plus pourri des mondes.


Publié dans Cult

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Gally 07/07/2008 20:45

Je suis la seule a trouver Bub craquant ? >_< Nan sérieux il a un côté Médor qui m'fait craquer ...Hein?Oui je sais que c'est un zombie mais bon j'le trouve craquant ...Mais ou ai je rangé mon valium ???

samom 04/07/2008 23:52

bubu président lolblague mise à partfaut vraiment que vous arrêtiez de rédiger ces chroniques monsieur ROMERO en prenant le pseudo de sam's. C'est trop voyantje plaisante bien sûrque c'est plaisant de te lire. Il n'y a qu'à fermer les yeux et de penser aux méchants militaires, aux scientifiques qu font ce qu'ils peuvent et au salut militaire de bubu....trop top

Sam's 06/07/2008 12:51


Merci Samom