MOH2: Pelts (J'aurais leur peau!)

Publié le par Sam's

affiche-Pelts.jpgRéalisation : Dario Argento. Scénario : Matt Venne d’après la nouvelle de F. Paul Wilson. Musique : Claudio Simonetti. Interprètes : Meat Loaf, Ellen Ewusie, John Saxon, Link Baker, Brenda McDonald,…


Dario Argento revient en seconde saison avec une gâterie sexy-gore complètement décomplexée sous le bras. Inutile de chercher un éventuel message politique ici, le maestro est juste revenu pour nous éclabousser de ses délires rouge sang. Avertissement : une bonne douche après visionnement est de mise.
Jake Feldman, le directeur d’une manufacture de fourrures, tombe sur une série de fourrures de ratons laveurs exceptionnelles. Cette acquisition le pousse à confectionner un manteau de valeur qui devrait lui apporter tout ce qu’il désire (et en particulier se faire la bandante Shana). Mais manque de bol, les peaux s’avèrent être maudites et toutes les personnes qui s’en approchent de trop près meurent de façon horrible.
Voilà pour l’histoire qui ne va guère plus loin. Pas très grave en soi, puisque ça suffit amplement à Dario pour offrir un conte extrême sur l’obsession, la vanité et le désir. Nous retrouvons devant la caméra l’orgueilleux Jake (Meat Loaf dans son premier grand rôle) convoitant le joli petit cul de la sexy Shana (Ellen Ewusie). Deux comédiens au service de la perversité d’un cinéaste nous offrant quelques scènes gores plutôt inédites dans le genre. Et encore, les exécutifs ont probablement dus le freiner le père Argento, puisqu’il a révélé au cours d’une interview donnée au BIFFF qu’il avait en tête de filmer une scène où la caméra aurait littéralement plongé dans l’intimité de sa comédienne ! Il est dingue ce Dario ! En tous cas, ça prouve que l’homme a encore de la pêche et, au détour de quelques séquences, il montre aussi qu’il sait encore créer ces atmosphères si particulières et colorées qui ont fait sa renommée (voir les scènes dans le sous-sol où l’on découvre les peaux ou encore le final dans l’appartement). En attendant La Terza Madre (dont on attend tout de même plus qu’une simple débauche de sexe et de sang), le réalisateur s’amuse comme un gosse à nous exciter et à nous dégoûter dans ce Pelts tout à fait divertissant pour les amateurs de bobines extrêmes.

Note : 3.5/6

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