127 heures

Publié le par Sam's

affiche-127-hrs.jpgSorti le 16/02/2011
Drame/Thriller/USA/G-B/2010/1h34
Réalisation : Danny Boyle. Scénario: Simon Beaufoy d’après l’œuvre d’Aron Ralston. Production : Danny Boyle, Christian Colson, John Smithson. Musique : A.R. Rahman. Interprètes : James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara, …

Deux après l’incroyable succès populaire de Slumdog millionaire, Danny Boyle revient avec une histoire nettement plus casse-gueule (et c’est bien le cas de le dire !), tirée du récit authentique d’Aron Ralston, un jeune alpiniste qui s’est retrouvé piégé dans les gorges de l’Utah, le bas coincé sous un rocher.
Après avoir fait son sac et pris sa voiture pour se rendre à proximité des canyons, et ce sans prévenir quiconque, voilà le sportif de l’extrême sur son Mountain bike, traçant comme un fou pour battre son record perso de vitesse. Il croise sur sa route deux jeunes filles avec lesquelles il fait un concours de plongeons vertigineux, puis repart en solo pour une séance d’alpinisme entre les roches. Tout d’un coup, il glisse dans une crevasse et dévale sous un gros caillou qui lui bloque le bras. Sans nourriture et avec très peu d’eau à sa disposition, il tente par tous les moyens de se libérer de cette prison naturelle où il restera plusieurs jours.
A la manière du récent Buried, le défi de Danny Boyle était de pouvoir maintenir l’intérêt du spectateur dans un espace étriqué où un personnage est immobilisé et tente tout pour s’échapper. Force est de constater que le réalisateur s’en tire à merveille. En multipliant les points de vue (prises de vue en caméras traditionnelles et numériques, appareil photo compris), et en entremêlant plusieurs genres (on passe du film de survie pur et dur au drame, en passant par la comédie ou même le film d’épouvante…), il livre un film étonnement riche et éprouvant. La prestation remarquable de James Franco (la trilogie Spiderman, Milk) ajoute à l’immersion et l’on vit véritablement l’enfer aux côtés de ce personnage poussé dans ses derniers retranchements. Assoiffé, épuisé, l’homme commence à délirer sérieusement, hallucinant grave (Scooby-Doo where are you?), jusqu’à la mutilation libératrice (âmes sensibles s’abstenir !). Rien de véritablement original dans le déroulement des évènements mais, une fois de plus, le talent de Boyle fait la différence. Les images et le travail effectué sur le son rendent les scènes de plus en plus intenses jusqu’à l’issue finale où l’on peut enfin souffler, non sans avoir nous aussi souffert. Et en regardant un peu plus au-delà du film de survie et de l’expérience extrême, on pourra même voir dans 127 heures une légère réflexion sur les souvenirs que l’on laisse derrière soi (et je ne parle pas du bras laissé dans le canyon mais bien du souvenir laissé aux autres et à nos proches dans notre vie quotidienne).
Certains bloqueront peut être sur l’intrigue assez mince et sur le manque d’originalité dans le déroulement des évènements, voire encore sur le style clipesque et publicitaire du réalisateur, mais peu importe, car au final 127 heures est bien une expérience éprouvante et sensorielle rare qui est à vivre…bien à l’abri dans un siège de cinéma.
Note : 4/6

 

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Publié dans Salles Obscures

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thierry 30/11/2011 21:23


un prologue plus long aurait attenué une attente peu suportable .......mais james franco est tres bon

Wilyrah 10/03/2011 20:25



Avec plaisir :)



Wilyrah 07/03/2011 12:24



Perso je bloque sur ce scénario pas plus long qu'un article de fait divers et surtout sur cette réalisation maniérée et l'omniprésence de la musique.



Sam's 10/03/2011 17:35



Je peux comprendre, merci d'avoir exprimé ton opinion sur ces pages, ça fait toujours plaisir.


Très sympa ton blog, par ailleurs!