SESSION 10

Classement:
*1*
PathOogenic Garbage (5pts)
Maydrick (5pts)
Isokilla (5pts)
Damien (5pts)
*2*
Urotsukigally (4pts)
Deadpool_az (4pts)
Harsenik (4pts)
Samom (4pts)
JP13 (4pts)
Seb (4pts)
*3*
Miss_papatte (3pts)
Dr Chainsaw
(3pts)
Sphincter (3pts)
Lomok (3pts)
Manu (3pts)
CZ (3pts)
*4*
Manu le malin (2pts)
Columboy (2pts)
Sbaline
(2pts)
P.J. Fry (2pts)
Bastien (2pts)
Thomas (2pts)
Nicolas (2pts)
VaDiD (2pts)
Jerem
(2pts)
Dyaus (2pts)
Lionel (2pts)
Stéph (2pts)
Louis (2pts)
Triox (2pts)
*5*
Celtoc (1pt)
Movie (1pt)
Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des
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Sorti le 06/06/2007
Thriller/Policier/Drame/USA/2006/2h36
Réalisation : David Fincher.
Scénario : James Vanderbilt. Production : Cean Chaffin, Brad Fischer, Mike Medavoy, Arnold Messer, James Vanderbilt. Musique :
David Shire. Interprètes : Jake Gyllenhaal, Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Anthony Edwards, Brian Cox, Elias Koteas,…
Après Seven, David Fincher s’attaque une nouvelle fois au film de serial killer en changeant toutefois sa façon de filmer. Fini le tape-à-l’œil et
la caméra qui traverse les murs et suit les conduites de gaz comme dans Fight Club. Ici, le style est sobre et épuré, mais cela n’empêche nullement Zodiac d’être
un long métrage captivant et parfois même très angoissant. Bien au contraire.
Entre 1966 et 1978, un tueur répandit la terreur en Californie. Appelé le Zodiac, celui-ci semait les indices et prenait un malin plaisir à narguer la police et la presse. Malgré les efforts
déployés par les inspecteurs Toschi et Armstrong, le jeune dessinateur de presse Robert Graysmith ainsi que son collègue Paul Avery du San Francisco Chronicle, l’assassin ne fut jamais retrouvé
mais il marqua à jamais les esprits d’une bien triste façon.
Les meurtres du Tueur du Zodiaque, l’une des plus célèbres affaires criminelles de l’Histoire des Etats-Unis, ont marqués leur époque ainsi que nombre de policiers, écrivains,
journalistes et autres. Se rapprochant plus du documentaire que de la grosse fiction hollywoodienne, Fincher s’attaque avec brio à ce dossier complexe et passionnant sur cette vague de
meurtres qui s’est répandue à l’époque dans la région de San Francisco. S’étant minutieusement documenté, le réalisateur livre un film très dense et long où toutes les pièces du puzzle ont leur
importance. Même si l’on est souvent assommé par tant de noms et d’éléments d’enquête obscurs, il est toutefois difficile de trouver des séquences inutiles à Zodiac. Si le film
est long et utilise de nombreuses ellipses, c’est parce que l’enquête fut interminable et éprouvante…comme peut l’être la vie elle-même. D’ailleurs, la vie et la reconstitution historique est à
ce titre exemplaire : de l’intérieur des bureaux fourmillant du San Francisco Chronicle à un magnifique plan aérien de la ville en passant par l’une de ses rues lugubres, le travail sur les
décors et la photographie sont exemplaires. Et les scènes de meurtres, tournées sur les vrais lieux des crimes, sont glaçantes d’effroi. Courtes, brutales et réalistes, elles marquent l’esprit
bien après être sorti de la salle (le massacre aux abords du lac, brrr). Ces scènes et bien d’autres encore (la visite chez le projectionniste m’a réellement foutu les boules) ne bénéficient
pourtant pas d’effets criards ou d’excès sanguinolents et pourtant, elles en demeurent d’autant plus efficaces. C’est là toute la force de Zodiac : une mise en scène
relativement épurée (même si on a droit à quelques très beaux plans séquences, on est à l’opposé des bidouillages numériques d’un Panic Room) au service d’une histoire
passionnante. Et pour couronner le tout, le casting est impeccable. Jake Gyllenhaal est nickel, Robert Downey Jr. est parfait (comme toujours), Anthony Edwards est agréablement surprenant (à part
ses prestations dans Urgences dans le rôle de Dr Green, je ne savais pas trop de quoi il était capable) et Mark Ruffalo (Collateral, Eternal sunshine of
the spotless mind) est génial. Franchement, j’ai du mal à voir ce qui cloche dans Zodiac et je pense même que les futures visions s’avéreront d’autant plus
captivantes.
Zodiac aborde avec réalisme une longue et obsédante affaire
criminelle qui n’a jamais été classée. Ce n’est pas un secret mais il faut le savoir. Inutile de s’attendre à un film de psycho killer avec des scènes chocs survenant toutes les 20 minutes. Ici,
on s’attarde sur les tonnes d’indices et les dossiers ainsi que sur le parcours d’êtres humains sacrifiant leur vie pour élucider une sordide affaire de meurtres. De plus, le film est ponctué de
délicieuses références (Dirty Harry, Bullitt,…) et bourré de petits détails inquiétants qui continuent de semer le doute dans l’esprit du spectateur. Une très
belle réussite !
Note : 4.5/6
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