Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des
personnalités du 7ème art (Rencontres/Photos).
Mais il y a bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; des Videogames ; des choses futiles, débiles, informatives, captivantes… (Divers) ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!
Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire
des commentaires.
C’est
très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié
sous le visuel des dvd.Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions
suivantes.Ceux qui auront + de
5 points retomberont à 2 points.Plusieurs films sont proposés par Session. Mais attention, seulement 3 dvd partiront !En
effet, seuls les 3 premiers participants à atteindre les 12 points pourront choisir un dvd parmi ceux qui sont en jeu. Il y a un seul exemplaire par dvd, donc le premier arrivé sera le premier
servi!S’inscrire à la Newsletter est un atout majeur pour
être au courant de la diffusion d’un nouveau jeu. Si aucune proposition valable n'est donnée, des indices seront mis afin de vous aiguiller.
Bonne chance à toutes et tous!
Petit retour en arrière puisque je vais brièvement évoquer avec vous la soirée du 06.06.06 où j’ai eu la chance d’assister (mais non…pas à la naissance de l’antéchrist, bande de zouaves !) à la projection du dernier film de Terry Gilliam, Tideland (critique demain, si tout va bien). Une séance particulière puisque le cinéaste était venu en personne présenter sa dernière oeuvre au Palais des beaux-arts de Bruxelles. Etant un grand amateur de l’artiste, je ne pouvais manquer l’évènement. Malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité d’obtenir une dédicace (pourtant j’avais pris avec moi mon joli dvd de Sacré Graal) mais ce fut un réel plaisir de le voir parler de son film avec un tel enthousiasme. Petits instantanés...
Action/Polar/USA/2006/2h15.
Réalisation et Scénario:Michael Mann. Production :
Michael Mann et Pieter Jan Brugge. Musique : John Murphy. Interprètes : Colin Farrell, Jamie Foxx, Gong Li, Luis Tosar, Tom Towles, John Ortiz,
Elizabeth Rodriguez, Naomie Harris,…
Créateur et producteur dans les années 80 de la série culte Deux flics à Miami, le grand Michael Mann
(Heat, Collateral) porte aujourd’hui lui-même l’adaptation au cinéma de son œuvre. Une entreprise qui fut traversée de nombreux problèmes (des dégâts furent
causés par le cyclone Katrina, un inconnu armé a fait intrusion sur le plateau provoquant une fusillade et Colin Farrell a fait sa petite overdose de coke durant le tournage) mais qui donne au
final une parfaite relecture contemporaine du feuilleton.
Suite à l’exécution de deux agents fédéraux, les agents Sonny Crockett et Ricardo Tubbs se retrouvent sur une nouvelle enquête où ils devront infiltrer un puissant cartel de la
drogue. Durant leurs investigations, ils prendront contact avec la séduisante Isabella, l’administratrice financière du réseau avec laquelle Sonny Crockett entreprendra une relation amoureuse
plus que risquée…
J’ai été quelque peu déçu par ce Miami vice. Pour commencer, le scénario, bien qu’efficace, est très conventionnel et linéaire. L’idée d’y insérer cette histoire
d’amour entre Sonny et Isabella (ainsi que le parallèle fait avec le couple Rico/Trudy) n’est pas renversante mais elle apporte quelques séquences attachantes. Hélas, cela apporte aussi des
scènes un peu longues (les 20 minutes où ils partent tous deux à La Havanne) voir peu cohérentes (mais pourquoi s’exhibent-ils de la sorte en face de José Yero, ils sont cons ou quoi ?!).
Ensuite, je ne suis pas tout à fait convaincu par l’utilisation de la haute définition. Certains plans sont très beaux (on a droit à de très belles scènes nocturnes pourvues de lumières
splendides) tandis que d’autres ne sont pas terribles du tout (heureusement, celles-ci sont plus rares). Là aussi, j’étais à la fois séduit et désappointé. Visuellement cela donne un aspect
expérimental au métrage qui, même s’il ne m’a pas complètement persuadé, en fait indéniablement son charme. Et puisqu’on parle d’ambiance, il faut tout de même soulever que le film de Michael
Mann est hautement immersif. Dès les premières minutes, on est sur le terrain (pas de générique ni d’intro). On a droit à très peu de scènes d’action mais celles-ci sont fracassantes (l’exécution
dans la voiture vue de l’arrière, la séquence de l’enlèvement ainsi que la fusillade finale). Niveau interprétation, le tandem Farrell/Foxx fonctionne à merveille et l’on a droit à quelques
seconds rôles très intéressants (dont un Tom Towles physiquement impressionnant ou un Luis Tosar en baron de la drogue assez mystérieux). La B.0. est quant à elle parfaitement dans le ton et le
travail sur le son énorme (chaque impact de balle est une claque prise en pleine tronche). Attention, Miami vice n’est pas le film bourré d’action et de cool attitude que la bande annonce semble
vanter. Véritable blockbuster contemplatif et expérimental, le nouveau film de Michael Mann est une plongée immersive et sombre dans la réalité criminelle de son époque. Un film hollywoodien en
définitive relativement atypique qui ne se fera pas que des fans. Note : 5/6
Drame/Horreur/USA/1986/1h20
Réalisation:John McNaughton.Scénario :John McNaughton et Richard Fire. Production : John McNaughton et
Steven A. Jones. Musique : Ken Hale, Steven A. Jones et Robert McNaughton. Interprètes : Michael Rooker, Tracy Arnold, Tom
Towles, David Katz,...
J’ai pu apprécier pour la première fois cette petite perle noire et glaçante qu’est Henry, portrait d’un serial
killer tout récemment. Ce premier long métrage signé John McNaughton (qui a ensuite réalisé The borrower, Mad dog and Glory ou encore Sex
crimes) est, à ce jour, son chef d’œuvre absolu. S’inspirant des actes sanglants et de la vie du célèbre tueur Henry Lee Lucas, le réalisateur livre une œuvre absolument effrayante de
réalisme en suivant pas à pas le quotidien d’un véritable monstre au visage pourtant bien humain. Pour incarner le rôle, McNaughton choisit très justement un comédien incroyable et pourtant
inconnu à l’époque : Michael Rooker (l’acteur a depuis joué dans de nombreux films dont JFK, Cliffhanger ou plus récemment Slither).
Celui-ci tient donc le premier rôle du film avec une justesse effroyable, son attitude et son regard faisant véritablement froid dans le dos. Pour l’épauler dans ses actes, Henry n’est pas
seul : il partage ses « exploits » meurtriers avec Ottis Toole (interprété par l’excellent Tom Towles, qui est actuellement à l’affiche de The devil’s rejects et
de Miami vice), un assassin à tendance cannibale (dans la réalité mais pas dans le film) ayant inspiré le célèbre personnage d’Hannibal Lecter. Le duo entame alors un
épouvantable voyage parsemé de meurtres et de viols tous plus horribles les uns que les autres… Ce long métrageest l’un des meilleurs films de serial killer qu’il m’ait été
donné de voir, si pas le meilleur. Son ambiance glauque et son aspect hyper réaliste font froid dans le dos. Point de scènes très gore ici, John McNaughton préfère tout miser sur l’atmosphère et
la psychologie de ses personnages. Avec son approche quasi documentaire, il réussit à interpeller le spectateur qui se demande alors: « et si, un soir, au coin d’un rue, je tombais sur
un tel maniaque ? » ou encore : « Et si, par hasard, j’aurai déjà ouvert ma porte à un type qui me paraissait pourtant tout à fait normal mais qui, en réalité, était un tueur
et un violeur ? » Ca, ça fout les boules. Comme quoi, il est inutile d’user d’effets afin de faire monter le trouillomètre, une bonne approche minimaliste et bien ancrée dans la réalité
est bien plus efficace. Henry, portrait d’un serial killerest LE
film de tueur en série à voir, si l’on est amateur de la chose. A noter que l’édition dvd collector est très bien pourvue puisqu’elle contient, en bonus, une interview du réalisateur; une
interview très captivante du spécialiste ès tueurs en série Stephane Bourgoin (ce type a rencontré Charles Manson himself !); une émission sur la profession de profiler (cependant pas très
intéressante et un peu longue) ainsi que 7 minutes d’entretien avec le véritable Ottis Toole. Bref, un achat indispensable.
Survival/USA/2006/1h47
Réalisation :Alexandre Aja. Scénario : Gregory Levasseur et Alexandre Aja.Production :Wes Craven, Peter Locke, Marianne Maddalena pour Fox Searchlight Pictures. Musique : Tomandandy.
Interprètes : Aaron Stanford, Ted Levine, Kathleen Quinlan, Vinessa Shaw, Billy Drago, Michael Bailey Smith, Robert Joy, Ezra Buzzington, Laura Ortiz,…
« Encore un remake ?! » Je vous entend dire… ben oui, encore un. Cette profusion de remakes serait-elle le
signe d’un manque cruel d’originalité au sein de la production américaine ? Certainement… Il n’empêche que, lorsque l’on s’attaque à pareille entreprise, il faut un type sacrément amoureux
de 7è art pour ne pas tout faire foirer. A côté de ratages tels que The fog ou bien Dark water on a eu droit à quelques jolies réussites. Ainsi,
bien que n’égalant jamais leurs modèles originaux, Dawn of the dead ou Massacre à la tronçonneuseassuraient un minimum de spectacle. Ici, Alexandre Aja (Furia, Haute tension) s’attaque donc au film de Wes Craven (La dernière maison sur la gauche, Les griffes de la nuit ou encore
Scream, pour ceux qui l’ignorent ou qui seraient arrivés sur ce blog par hasard) avec tout le respect qu’il se doit pour la version originale datant de 1977.
A travers l’histoire, bien connue des amateurs, d’une famille égarée au beau milieu du désert se retrouvant traquée par un groupe de barbares cannibales, le réalisateur parvient à apporter sa
touche personnelle au sein d’une production houleuse à souhait (scénario subissant plusieurs réécritures, changement de boîte de prod’, etc.). Dans cette nouvelle version, les tueurs
sauvages (au nombre de huit et toujours menés par Papa Jupiter) ont subis les ravages radioactifs d’une série d’essais nucléaires survenus des années auparavant. L’occasion pour le réal’ de
pointer du doigt les dégâts causés par l’imbécillité du comportement guerrier de l’être humain (voir le très joli générique de début). Mais pas question ici de s’attarder sur cet état de fait,
Alexandre Aja apprécie avant tout l’aspect brutal de l’original et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il le lui rend bien. En effet, difficile de croire que certains plans auraient été
coupés tant l’ambiance générale du film est violente et cruelle. Mais, cela reste très graphique et donc, très fun dans sa démarche. On peut regretter que certains mutants n’ont pas
véritablement le temps d’exister à l’écran (par exemple : Cyst, interprété par le maquilleur Greg Nicotero, se fait vite dézinguer), il n’empêche qu’ils ont tous un look d’enfer qui en
fera cauchemarder plus d’un(e).
Maîtrise du Cinémascope, réalisation qui pète (autrement dit : racée), scènes gores jouissives et décomplexées, lumière resplendissante, La colline a des
yeux version 2006, véritable ode à la bestialité, est une très belle réussite. Après Haute tension, Alexandre Aja parvient à exporter
brillamment son savoir faire aux States et livre un film, certes parsemés de points faibles, mais très réjouissant. Note : 5/6
Aventures/2005/2h30.
Réalisation:Gore Verbinski. Scénario : Ted Elliott
et Terry Rossio. Production : Jerry Bruckheimer. Musique : Hans Zimmer. Interprètes : Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando
Bloom, Bill Nighy, Jack Davenport, Stellan Skarsgard,...
Les pirates des caraïbes sont de retour et ils sont gonflés à bloc ! C’est un réel plaisir de retrouver
l’excentrique Jack Sparrow dans une nouvelle aventure qui, sachez-le, ne se clôturera qu’à la sortie du troisième opus. Le secret du coffre maudit est donc un « demi
film » mais cela ne l’empêche pas de remplir son rôle de divertissement avec brio. Montez à bord moussaillons, le voyage ne fait que commencer !
Le pirate Jack Sparrow se retrouve ici confronté à son passé. Treize ans auparavant, celui-ci signait un pacte avec le maître des sept mers, Davy Jones, un capitaine au faciès tentaculaire. Ce
dernier resurgit donc pour réclamer sa dette mais Jack n’est pas décidé à la lui remettre. Pour s’en sortir, il n’a qu’une seule solution : retrouver le mystérieux coffre maudit et son
contenu. Mais Jones et son équipage de zombies aquatiques maîtrisent une créature qu’ils peuvent invoquer à tout moment : le légendaire Kraken….
En ce qui me concerne, je trouvais Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl assez moyen : tout juste divertissant et reposant surtout sur le talent de son
interprète principal, Johnny Depp, qui semblait prendre un réel plaisir à jouer un rôle lui permettant de cabotiner à mort. On le retrouve donc avec joie dans cette suite supérieure à bien des
égards. Certains défauts sont malgré tout présents (transparence totale dans le jeu de Bloom et Knightley, scènes inutiles, humour trop présent effaçant complètement une éventuelle tension, film
un peu trop long,…) mais au final, la pilule passe mieux qu’auparavant. Certaines scènes sont délicieusement cartoonesque (la séquence où Sparrow fuit les cannibales ainsi que la scène de la
roue), ce qui est plutôt chouette. Mais ce qui m’a séduit bien plus encore, c’est le personnage de Davy Jones (très bien interprété par Bill Nighy, Underworld,
H2G2) ainsi que son équipage maudit. Ses membres sont tous des espèces d’humanoïdes (entre l’homme et le fruit de mer, en gros) arborant un look à la
fois superbe et amusant. Le capitaine Jones étant le plus charismatique et impressionnant de tous avec sa tronche de poulpe. A ce sujet d’ailleurs, le mélange maquillage/effets numériques est du
plus bel effet. Tout comme cette créature dévastatrice qu’est le Kraken, à savoir le plus gros monstre marin existant dans la mythologie maritime. On se délecte déjà de pouvoir retrouver tout ce
bestiaire lors de la prochaine aventure.
Bourré d’humour, de situation digne d’un Tex Avery et de SFX magnifiques, Le secret du coffre maudit promet un agréable moment de distraction. Bien qu’un peu longuette, cette suite suscite un
intérêt constant grâce aux qualités suscitées et au cabotinage de Johnny Depp. Vivement la suite qui devrait sortir dans moins d’un an. Note : 4/6
Drame/Brésil/2004/1h38.
Réalisation:Sergio Machado.Scénario :Sergio Machado et Karim Ainouz.Production :Walter Salles etMauricio Andrade Ramos.Musique :Carlinhos Brown et Beto Villares.Interprètes :Alice Braga, Lazaro Ramos, Wagner Moura, Harildo Deda, José
Dumont,…
Chaud chaud !Bahia, ville basseest la nouvelle
production de Walter Salles (qui avait déjà eu l’excellente idée de produireLa cité de Dieu) et elle va
vous faire transpirer sur votre siège, c’est moi qui vous le dis ! L’été se poursuit et il est torride ! Deco et Naldhino ont en leur possession un bateau à moteur dont ils se servent pour leurs magouilles en tous genre. Un jour, Karinna, une strip-teaseuse chaude
comme la braise, débarque dans leur vie. Immédiatement, les deux hommes s’éprennent de la jeune femme (on peut les comprendre aisément) qui désire se rendre au Salvador. Les trois êtres forment
alors bientôt un triangle amoureux où la puissance de la passion, l’obsession et la jalousie vont les consumer. Impossible de rester de marbre devant les ébats amoureux des protagonistes deBahia, ville
basse. Impossible également de ne pas tomber sous le charme de la splendide Karinna (Alice Braga, qui tenait le rôle d’Angelica dansLa cité de Dieu), une véritable bombe ardente auquel aucun homme ne peut résister. C’est bien simple, visionner
ce film équivaut au plus puissant des aphrodisiaques ! Vous en sortirez tout émoustillé. Attention toutefois, le premier long métrage de Sergio Machado n’est pas un film qui transpire la
joie et la bonne humeur. Au contraire, à force de se frotter à une braise ardente, on se brûle, forcément. Traversant boites à strip-tease, bars et fronts de mer, les trois amants paient le prix
fort de cette passion qui à la fois les déchire et les unis. Le réalisateur explore très bien les sentiments de ses personnages qu’il filme exclusivement dans des décors naturels du plus bel
effet. Entre les côtes de Bahia, Salvador et Cachoeira, le dépaysement est assuré. La photographie est quant à elle aussi très belle et renforce l’ambiance moite et sensuelle du métrage par
l’utilisation de faibles éclairages et de saturation des couleurs. A noter que le film a déjà remporté quelques prix dans divers festivals dont le Prix de la jeunesse au Festival de Cannes 2005
(section Un certain regard) ainsi que le Grand prix au Festival International du Film d’amour de Mons 2006 (nettement moins connu que Cannes mais comme c’est ma région, je lui fais une spéciale
dédicace).
Film torride et voluptueux, Bahia, ville basse est un premier film plutôt réussit malgré son aspect quelque peu répétitif. Un film à savourer, de préférence, un jour de forte
chaleur dans une salle climatisée et avec des glaçons dans le slibard (ça devrait vous calmer un peu). Note : 3.5/6
Pour terminer en beauté cette semaine quelque peu dédiée à Rob Zombie, je vous propose LA scène d'anthologie dont je vous parlais dans l'article sur The devil's rejects.
!!!Attention!!! MEGA SPOILER de la mort qui tue!! Ce qui suit est la magnifique scène finale du film The Devil's rejects, si vous ne l'avez pas encore vu, ne visionnez pas cette vidéo! Si vous avez déjà vu cette tuerie, refaites-vous plaisir et augmentez le son!
Horreur/Thriller/USA/Allemagne/2005/1h41 Réalisation et scénario : Rob Zombie. Production : Andy Gould, Rob Zombie et Mike Elliott. Musique: Rob Zombie et Tyler Bates. Interprètes : Sid Haig, Bill Moseley, Sheri Moon Zombie, William Forsythe, Leslie Easterbrook, Matthew McGrory,...
On prend les mêmes et on recommence ? Avec Rob Zombie, la formule ne s’applique pas. On prend les mêmes perso, plus ou moins la même équipe mais on fait un autre film. Encore mieux : en guise de suite, il nous sert une petite tuerie. Ce type fait du bien au cinéma de genre, et c’est peu de le dire. Après les divers massacres orchestrés par la famille Firefly, le shérif Wydell désire à tout prix se venger de la mort de son frère (abattu comme une merde dans House of 1000 corpses). Barricadés dans leur demeure, tous les membres sont prêts à accueillir la horde de flics les attendant à l’extérieur. Certains arrivent à échapper à l’assaut tandis que maman Firefly se fait jeter en taule. Maintenant, c’est la guerre. Et ça va chier !! Alors qu’House of 1000 corpses était un film d’épouvante baignant dans une atmosphère surréaliste, The devil’s rejects est quant à lui un road movie sanglant aux accents prononcés de westerns. La référence commune aux deux œuvres est toujours Massacre à la tronçonneuse mais ici, Rob Zombie se nourrit plus volontiers du cinéma de Leone et de Peckinpah ainsi que de toute une série de films divers et variés mais toujours de qualité (Bonnie and Clyde, Tueurs nés, etc.). Encore plus cruel et amoral que son prédécesseur, The devil’s rejects est un putain de film qui déchire grave sa race. Hum…pardon…je me suis laissé emporter. Je voulais dire qu’il comporte un lot important de répliques ahurissantes etdrôles au possible ainsi que des personnages complètement dingues aux tronches cassées. Les spécialistes reconnaîtront Ken Foree (Zombie), Michael Berryman (La colline a des yeux version 1977) ou encore Danny Trejo (Desperado, Une nuit en enfer) dans de petits rôles savoureux et surtout, dans le rôle nettement plus important du shérif Wydell, un William Forsythe (Il était une fois en Amérique, Dernières heures à Denver) en véritable ordure de première. Otis, Captain Spaulding, Baby et le reste de la famille ont du fil à retordre avec ce flic devenant de plus en plus cruel et pervers. Sur le plan technique, le réalisateur est beaucoup plus posé que sur son précédent film et impressionne même par sa maîtrise. A cet égard, la scène finale fait dores et déjà partie des scènes d’anthologie de l’histoire du cinéma, y a pas de doute. La bande originale est quant à elle à pleurer : Lynyrd Skynyrd, Blind Willie Johnson ou encore Muddy Waters, chaque morceau est un régal pour les oreilles et est très bien utilisé. Rien n’est laissé au hasard et ça fait vraiment plaisir. The devil’s rejects est un film jouissif pour autant que l’on apprécie les démarches et situations extrêmes au cinéma. N’emmenez pas votre grand-mère ou votre filleul de 10 ans le voir (ça pourrait plaire à ce dernier mais c’est définitivement pas de son âge). Bien plus maîtrisé que House of 1000 corpses,ce second long métrage enchantera les gros déviants que vous êtes. Mille mercis Mr Zombie, et vivement votre prochain film ! Note : 5/6
En attendant un article sur The devil's rejects (qui sera posté demain normalement, si tout va bien) je vous propose deux excellents clips (très cinématographiques, vous allez voir) de Rob Zombie : Le premier est Dragula, probablement l’un de ses morceaux les plus connus et le second est Living dead girl. Petit conseil : écoutez ça à fond !!
Horreur/USA/2003/1h28 Réalisation et scénario :Rob Zombie. Production : Andy Gould pour
Lions gate films. Musique:Rob Zombie et
Scott Humphrey. Interprètes : Sid Haig, Bill Moseley,Sheri MoonZombie, Karen Black, Matthew McGrory, ...
Ca fait un petit bout de temps qu’on entend parler de ce premier long métrage de l’ex-fondateur du groupe
métal-punk-hardcore White Zombie. Pourtant, cet House of 1000 corpses a bien failli rester à jamais un inédit dans nos contrées. C’aurait été dommage. Heureusement, le voici
enfin disponible dans nos vidéoclubs pour le plus grand bonheur des amateurs de séries B disjonctées dont je fais partie.
Dans les années 70, durant les fêtes d’Halloween, deux jeunes couples partent à la recherche d’un certain Dr Satan, une légende locale particulièrement effrayante. Suite aux
intempéries (il fait souvent un temps de chien dans ces films d’horreur !), ils se retrouvent coincés en pleine nature et finissent par se retrouver dans une inquiétante demeure où réside
une famille de vrais chtarbés. Adeptes de rites sataniques et de cannibalisme, ses membres sont en réalité des tueurs particulièrement
sadiques… Premier film, première réussite. Rob Zombie livre un film sans compromis qui fait du bien par où il passe (dans le lecteur dvd
de préférence, SVP). L’histoire est des plus basique mais le traitement est des plus réjouissant. Avec beaucoup d’effets (filtres, éclairages saturés, ralentis, inserts, …), le réalisateur nous
plonge dans un véritable cauchemar éveillé où les tueurs, bien qu’ignobles et inhumains, sont les véritables stars. Il faut dire qu’ils ont tous une sacrée gueule ! Bill Moseley (Chop Top
dans Massacre à la tronçonneuse 2) incarne Otis, une sorte d’Ed Gein qui adore découper la peau de ses victimes pour s’en faire des déguisements rigolos ; Sid Haig
(Coffy) incarne le Captain Spaulding (mon préféré), le propriétaire grimé en clown d’une attraction dont les sujets sont les tueurs cannibales, quant à Sheri Moon
(The toolbox murders), elle incarne la bombe Baby Firefly dont la cruauté ne semble avoir aucune limite. Autour de ces trois personnages (tous impeccablement interprétés)
viennent se greffer d’autres tronches incroyables (dont le regretté Matthew McGrory qui interprétait notamment le géant de Big fish) venant ainsi compléter une liste déjà bien
peu banale. Bourré d’un humour complètement immoral, le film passe du burlesque à l’horreur pour se finir de manière complètement surréaliste. Du pur bonheur, je vous dis ! House of 1000 corpsesest un film fun et surtout un coup d’essai
des plus prometteurs (The devil’s rejects le confirme). Parfois un peu trop bordélique et clipesque, il fait très bonne impression grâce au réel talent de son metteur en scène et
de ses comédiens, en transe totale. Note : 4/6
Chaque année, le plus extraordinaire festival de film fantastique (oui, vous lisez bien) a lieu à Bruxelles. En effet, le Brussels
International Festival of Fantastic Film (le BIFFF, pour les intimes) propose, durant une quinzaine de jours, une centaine de films dont beaucoup d’avant-premières (mondiale, européenne et/ou
nationale) quelques reprises et classiques ainsi que des nuits spéciales et des animations. Le tout dans une ambiance survoltée. Il faut le vivre pour le croire !
Et depuis maintenant 5 ans, je ne manquerais cet évènement pour rien au monde. Hormis sa programmation alléchante et pantagruélique (cette année, en vrac, j’ai pu voir Mortuary,
V for vendetta, The hills have eyes, The devil’s rejects, Haze, The great Yokai war ou encore Godzilla
final wars), le BIFFF c’est également l’occasion de croiser l’une ou l’autre figure emblématique du cinéma de genre. Voici donc quelques photos prises cette année et, en bonus, une
petite dédicace du maître Dario Argento datant de l’année dernière (j’avais pas encore l’appareil numérique pour le photographier à ce moment là).
Une
dédicace (sur le livret du dvd de Profondo Rosso) du grand Dario Argento qui était venu présenter Do you like
Hitchcock? en 2005.
BIFFF 2006: Petite photo
d'ambiance prise lors du gala de clôture.
L'impressionnant Michael Ironside
(la série V, Scanners, Starship troopers) qui était le president du jury de
cette 24ème édition du BIFFF.
Philippe Nahon (Seul contre tous, Haute tension, Calvaire) faisait également partie du jury cette
année.
Mick Garris (The stand, Riding the bullet, Masters of horror) qui, paraît-il, a poussé la
chansonnette lors de la nuit Masters of horror.
Et voilà, on termine avec une
photo issue du show de la soirée de clôture. Vivement l'édition 2007!
Originaire de Berlin, le collectif de marionnettes Puppetmastaz est unique en son genre. Pour vous faire une petite idée,
imaginez donc Les Feebles chantant comme les Beastie boys ! Mais n’imaginez pas une seconde que ces puppets déjantées n’ont qu’un seul type de son dans
leurs enceintes. Utilisant et explosant les stéréotypes du gangsta rap, ces créatures (une vingtaine au total) mélangent allégrement electro et hip hop avec un talent fou. Parfois groovy, funky,
avec des incursions ragga ou disco, chaque morceau est une petite perle résonnant dans la tête de ses auditeurs.
Si vous désirez faire plus ample connaissance avec les Puppetmastaz, allez donc faire un tour sur leur
site : http://www.puppetmastaz.com/
Mais les Puppetmastaz, en réalité, ça ne se raconte pas vraiment, ça se vit. Il faut les entendre et surtout
les voir sur scène pour y croire : leur prestation y est novatrice, festive et diablement efficace. Je peux en témoigner, j’en ai été le témoin cet été, durant le Festival de Dour (Belgique)
où ils ont mis le feu durant un peu plus d’une heure. Je ne pouvais pas manquer l’évènement et, en bon investigateur, j’ai pris quelques photos ainsi que deux vidéos que je vous propose dans cet
article. Bon amusement ! « Puppetmaaaaaaaaaaaaaaaad ! Puppetmad ! »
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