DVD à gagner

SESSION 10


(12 points)


Classement:


*1*
PathOogenic Garbage (5pts)
Maydrick (5pts)
Isokilla (5pts)
Damien (5pts)

*2*
Urotsukigally (4pts)
Deadpool_az (4pts)
Harsenik (4pts)

Samom (4pts)
JP13 (4pts)
Seb (4pts)

*3*
Miss_papatte (3pts)
Dr Chainsaw (3pts)
Sphincter (3pts)
Lomok (3pts)
Manu (3pts)
CZ (3pts)

*4*
Manu le malin (2pts)
Columboy (2pts)

Sbaline (2pts)
P.J. Fry (2pts)
Bastien (2pts)
Thomas (2pts)
Nicolas (2pts)
VaDiD (2pts)

Jerem (2pts)
Dyaus (2pts)
Lionel (2pts)
Stéph (2pts)

Louis (2pts)
Triox (2pts)

*5*
Celtoc (1pt)
Movie (1pt)






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WELCOME


Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; des Videogames ; des choses futiles, débiles, informatives, captivantes… (Divers) ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire des commentaires.

...visitez aussi ma galerie d'images:

 

Special Thanks to Philippe J.Fry.
Merci mec!

Sam's
COMING SOON:    The Tripper, The Dark Knight, Dying God, D-War, ...


Règlement des Jeux Ciné:

C’est très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié sous le visuel des dvd. Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions suivantes. Ceux qui auront + de 5 points retomberont à 2 points. Plusieurs films sont proposés par Session. Mais attention, seulement 3 dvd partiront ! En effet, seuls les 3 premiers participants à atteindre les 12 points pourront choisir un dvd parmi ceux qui sont en jeu. Il y a un seul exemplaire par dvd, donc le premier arrivé sera le premier servi! S’inscrire à la Newsletter est un atout majeur pour être au courant de la diffusion d’un nouveau jeu. Si aucune proposition valable n'est donnée, des indices seront mis afin de vous aiguiller.
Bonne chance à toutes et tous!


Jeu(x) Ciné à trouver :  ...



Mercredi 20 juin 2007

Sorti le 06/06/2007

Thriller/Policier/Drame/USA/2006/2h36
Réalisation :
David Fincher. Scénario : James Vanderbilt. Production : Cean Chaffin, Brad Fischer, Mike Medavoy, Arnold Messer, James Vanderbilt. Musique : David Shire. Interprètes : Jake Gyllenhaal, Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Anthony Edwards, Brian Cox, Elias Koteas,…

Après Seven, David Fincher s’attaque une nouvelle fois au film de serial killer en changeant toutefois sa façon de filmer. Fini le tape-à-l’œil et la caméra qui traverse les murs et suit les conduites de gaz comme dans Fight Club. Ici, le style est sobre et épuré, mais cela n’empêche nullement Zodiac d’être un long métrage captivant et parfois même très angoissant. Bien au contraire.
Entre 1966 et 1978, un tueur répandit la terreur en Californie. Appelé le Zodiac, celui-ci semait les indices et prenait un malin plaisir à narguer la police et la presse. Malgré les efforts déployés par les inspecteurs Toschi et Armstrong, le jeune dessinateur de presse Robert Graysmith ainsi que son collègue Paul Avery du San Francisco Chronicle, l’assassin ne fut jamais retrouvé mais il marqua à jamais les esprits d’une bien triste façon.
Les meurtres du Tueur du Zodiaque, l’une des plus célèbres affaires criminelles de l’Histoire des Etats-Unis, ont marqués leur époque ainsi que nombre de policiers, écrivains, journalistes et autres. Se rapprochant plus du documentaire que de la grosse fiction hollywoodienne, Fincher s’attaque avec brio à ce dossier complexe et passionnant sur cette vague de meurtres qui s’est répandue à l’époque dans la région de San Francisco. S’étant minutieusement documenté, le réalisateur livre un film très dense et long où toutes les pièces du puzzle ont leur importance. Même si l’on est souvent assommé par tant de noms et d’éléments d’enquête obscurs, il est toutefois difficile de trouver des séquences inutiles à Zodiac. Si le film est long et utilise de nombreuses ellipses, c’est parce que l’enquête fut interminable et éprouvante…comme peut l’être la vie elle-même. D’ailleurs, la vie et la reconstitution historique est à ce titre exemplaire : de l’intérieur des bureaux fourmillant du San Francisco Chronicle à un magnifique plan aérien de la ville en passant par l’une de ses rues lugubres, le travail sur les décors et la photographie sont exemplaires. Et les scènes de meurtres, tournées sur les vrais lieux des crimes, sont glaçantes d’effroi. Courtes, brutales et réalistes, elles marquent l’esprit bien après être sorti de la salle (le massacre aux abords du lac, brrr). Ces scènes et bien d’autres encore (la visite chez le projectionniste m’a réellement foutu les boules) ne bénéficient pourtant pas d’effets criards ou d’excès sanguinolents et pourtant, elles en demeurent d’autant plus efficaces. C’est là toute la force de Zodiac : une mise en scène relativement épurée (même si on a droit à quelques très beaux plans séquences, on est à l’opposé des bidouillages numériques d’un Panic Room) au service d’une histoire passionnante. Et pour couronner le tout, le casting est impeccable. Jake Gyllenhaal est nickel, Robert Downey Jr. est parfait (comme toujours), Anthony Edwards est agréablement surprenant (à part ses prestations dans Urgences dans le rôle de Dr Green, je ne savais pas trop de quoi il était capable) et Mark Ruffalo (Collateral, Eternal sunshine of the spotless mind) est génial. Franchement, j’ai du mal à voir ce qui cloche dans Zodiac et je pense même que les futures visions s’avéreront d’autant plus captivantes.

Zodiac aborde avec réalisme une longue et obsédante affaire criminelle qui n’a jamais été classée. Ce n’est pas un secret mais il faut le savoir. Inutile de s’attendre à un film de psycho killer avec des scènes chocs survenant toutes les 20 minutes. Ici, on s’attarde sur les tonnes d’indices et les dossiers ainsi que sur le parcours d’êtres humains sacrifiant leur vie pour élucider une sordide affaire de meurtres. De plus, le film est ponctué de délicieuses références (Dirty Harry, Bullitt,…) et bourré de petits détails inquiétants qui continuent de semer le doute dans l’esprit du spectateur. Une très belle réussite !
Note : 4.5/6
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Mardi 12 juin 2007

Sorti le 06/06/2007

Slasher/USA/2006/1h50
Réalisation et Scénario :
Quentin Tarantino.  Production : Elizabeth Avellan, Robert Rodriguez, Erica Steinberg, Quentin Tarantino. Musique : various artists. Interprètes : Kurt Russell, Sydney Tamiia Poitier, Zoe Bell, Rosario Dawson, Vanessa Ferlito, Melissa Arcaro,…

Grindhouse part 1. Puisqu’il en est ainsi par chez nous, prenons ce Death Proof (Boulevard de la mort en français, merci les gars pour ce titre à la con) comme il vient. Exit les bandes annonces délirantes, au diable le montage du double programme, si on se rend de ces jours-ci dans une salle de ciné pour voir « un film Grindhouse » c’est pour voir uniquement le segment de Mr QT dans une version néanmoins plus longue que celle proposée dans les pays anglophones. Alors on peut encore râler su le fait que ça dénigre le concept de base, etc, etc mais finalement c’est pas trop grave car Death Proof est une putain de petite tuerie qu’on se prend en plein dans la gueule ! WOOHOO!!
Jungle Julia, la DJ la plus sexy d’Austin, part s’éclater avec ses meilleures amies dans les bars et dancings du Texas. Faisant tourner les têtes des hommes, elles attirent l’attention de Stuntman Mike, un cascadeur balafré qui s’avère être un redoutable tueur agissant au volant de sa terrible Dodge « 100% à l’épreuve de la mort ».
Rappelons que les deux films Grindhouse sont des hommages aux films d’exploitation des seventies. Bien que Tarantino ait déjà rendu hommage à quelques uns de ces films dans ses précédentes œuvres, Death Proof est un sommet en la matière. Complètement dans le trip, il nous réalise un film comme à l’époque : des nénettes physiquement très attrayantes bien cadrées là où il faut, une image fourmillant de parasites divers, des jump cuts foireux, un montage parfois douteux et brutal, un bout de péloche non colorisé, un tueur au volant de son redoutable bolide… pas de doutes, ceci est bien un film Grindhouse. On commence dans le slasher (« un slasher avec une voiture à la place du couteau » scande le réalisateur), ça se poursuit dans le film de bagnoles et ça se termine en Rape and revenge. Trop bon !  Je comprends parfaitement qu’on puisse trouver le film trop long à cause des interminables scènes de dialogues (présentes dans tous les films de Tarantino soit dit en passant, bien que celles-ci ne racontent rien de vraiment intéressant) mais pour ma part, voir toutes ces jolies créatures blasphémer et causer cul et cinoche, ça ne me gène pas une seconde. Et puis de toute façon, ça pose les protagonistes, ça les rend attachantes, c’est totalement dans l’esprit et les scènes qui suivent n’en sont que plus violentes (le pif de Rose McGowan s’en souvient encore). De plus, le casting féminin est nickel : Sydney Tamiia Poitier est ravissante, Vanessa Ferlito danse magnifiquement, Rosario Dawson est excellente et Zoe Bell est hallucinante. Zoe qui ?
Zoe Bell, cascadeuse, doublure de Uma Thurman dans Kill Bill. Ici, elle a un rôle à part entière et est complètement déchaînée lors d’une poursuite finale filmée à l’ancienne, sans aucun trucage numérique. Un véritable tour de force qui en remontre aux Fast and Furious et compagnie ! Et notre bon vieux Kurt Russell dans tout ça ? Et bien il est tout simplement monstrueux. Charismatique à mort au début, hilarant à la fin, il trouve ici un rôle qui lui sied à merveille. Moi qui apprécie beaucoup ce comédien, le traitement qui lui est réservé ne m’a absolument pas choqué (et pourtant, dans le genre c’est assez radical) et cela s’avère une fois de plus entièrement en accord avec le cinéma auquel Tarantino rend ici hommage. Les œuvres de Russ Meyer, Dario Argento, George Miller, des films tels que Vanishing Point, American Graffiti et bien d’autres encore, voilà de quoi s’inspire Death Proof tout en réussissant malgré tout à se créer sa propre identité. Le but initial était de proposer une séance où le spectateur se prend de la bonne série B en plein dans la tronche comme au bon vieux temps et, même si les bandes annonces et Planet Terror m’ont manqués, j’ai passé une putain de bonne séance où je me suis pris une sacré bonne série B en plein dans la gueule.
Grindhouse : Death Proof n’est pas un chef d’œuvre de la trempe d’un Pulp Fiction ou d’un Reservoir Dogs. Ce n’était pas le but. Ici, Quentin se fait plaisir et nous fait plaisir en offrant un film digne des ancêtres dont il s’inspire tout en conservant son propre style, sa fameuse Tarantino’s touch (fétichisme des pieds, autoréférences en pagaille, B.O. du tonnerre, séquences magistralement filmées, cadrages typiques,…). En gros, si on n’aime ni le cinéma de genre ni le cinéma de Tarantino, Death Proof se révèlera insupportable mais si c’est tout le contraire, on ressort de la salle avec une pêche d’enfer !
Note : 5/6


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Mercredi 30 mai 2007

affiche-Pirates3.jpgSorti le 23/05/07

Aventures/2006/2h48.
Réalisation:
Gore Verbinski. Scénario : Ted Elliott et Terry Rossio. Production : Jerry Bruckheimer. Musique : Hans Zimmer. Interprètes : Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando Bloom, Geoffrey Rush, Bill Nighy, Chow Yun-Fat,...

Après m’être bien diverti à la projection du coffre maudit, je m’étais dit que j’irai sans sourciller voir le final des aventures de Jack Sparrow et ses amis dès sa sortie. Et bien voilà, désormais c’est chose faite…malheureusement.
Alors que le navire de Davy Jones pille et massacre désormais sous le commandement de Lord Beckett, Elizabeth Swann, le capitaine Barbossa et Will Turner (hélas toujours interprété par Orlando Bloom) partent à la recherche de Jack Sparrow, qui erre désespérément dans l’autre monde. Pour ce faire, les trois compères doivent récupérer des cartes qui les mèneront aux confins de leur monde et faire face au pirate Sao Feng. Une fois qu’ils auront rejoint Jack, ils pourront alors tenter de rassembler les neufs seigneurs de la Cour des Frères qui, tous ensemble, pourront réveiller la toute-puissante déesse Calypso.
Oui je sais, vu comme ça, ça a l’air pas mal. Mais détrompez-vous immédiatement car ce Pirates des Caraïbes, jusqu’au bout du monde ne tient aucune de ses promesses. Déjà, il faut savoir que ce dernier épisode c’est, en gros, 2h20 de bla-bla pour 20 min d’action…à la toute fin. Qu’est-ce qui se passe donc jusque là ? Rien ! Enfin si : ça cause, ça fait des blagues, ça cabotine, ça rigole, ça complote, ça sort l’épée 30 secondes, ça joue au bateau pirate (comme à Walibi), ça recomplote et ça recause. On aura rarement vu un film de pourparlers aussi emmerdant. Il y avait bien matière à nous emmener dans un voyage épique et mouvementé : un Kraken qui avait ingurgité Jack, un voyage vers l’antre de Davy Jones, le réveil d’une déesse des mers,… et bien tout ça est une belle arnaque ! Pour ne citer qu’un exemple, Le fameux Kraken n’est présent que durant à peine 2min où on nous le montre échoué sur une plage en train de se dessécher. Le reste est du même acabit : pas une surprise, aucune intensité, que des déceptions et aucun souffle épique à l’horizon. L’arnaque je vous dit ! Visuellement ça reste dans la lignée du précédent mais de vaines scènes de dialogues, elles ont beau être bien éclairées et traitées en post-prod, ça reste quand même très chiant. C’est tellement emmerdant que même les mimiques de Johnny Depp commencent à nous irriter (et je ne vous parle même pas des autres comédiens). De même, quand Keith Richards fait son caméo, on en a limite rien à foutre : « Hey, ça y est voilà Keith Richards ! » « Ah ouais, il est comique avec son chapeau de pirate », « Héhé ! », « Bon, quand est-ce que ça se termine, je commence à avoir faim moi ?! ». Ces quelques phrases émises lors de la projection résument parfaitement toute l’émotion qui nous traverse durant Pirates des Caraïbes, jusqu’au bout du monde.
Si déjà vous trouviez que Le coffre maudit était un peu trop long, vous allez être bien gavé par ce Jusqu’au bout du monde où il ne se passe rien. Rien de bien excitant en tout cas, si ce n’est un max de bla - bla et de bouffonneries pour la modique somme d’un ticket de cinéma acheté dans le complexe-supermarché de la région. Une belle perte de temps et d’argent.

Note : 2/6

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Mercredi 23 mai 2007

affiche-contes-terremer.jpgSorti le 16/05/07

Animation/Japon/2006/1h45.
Réalisation:
Goro Miyazaki. Scénario : Goro Miyazaki et Keiko Niwa. Production : Toshio Suzuki. Musique : Tamiya Terajima.

Voici un nouveau dessin animé très attendu par les amateurs du genre puisqu’il s’agit d’un nouveau titre issu du célèbre studio Ghibli mais aussi et surtout de la première réalisation de Goro Miyazaki, le fils du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki. Un film inspiré d’une œuvre référence en matière de fantasy (Le Cycle de Terremer) qui, bien avant le fils, titilla le père.
Le jeune Arren, prince du royaume d’Enland, doit se joindre aux forces du grand magicien Epervier afin de rétablir l’équilibre d’un monde rompu par une sorcière maléfique. Dans leur périple, ils croisent la route de Therru, une mystérieuse jeune fille qui deviendra leur alliée. Ensemble, ils combattront pour mener à bien leur lutte contre les forces du mal.
Déjà dans les années 80, Hayao avait souhaité adapter les aventures du Cycle de Terremer. N’ayant pas assez d’envergure à l’époque, il n’avait pas pu réaliser son désir. Aujourd’hui, c’est le fils qui s’y colle. Ayant longtemps hésité à suivre les pas de son paternel (qui ne l’a jamais encouragé à suivre ses traces, loin de là), Goro s’est finalement lancé à l’eau. Malheureusement pour lui, le résultat est bien peu satisfaisant. Manquant cruellement d’inspiration à tous les niveaux, Les contes de Terremer procure une désagréable impression de déjà vu. Sur le plan scénaristique, il suffit de lire le résumé ci-dessus, c’est très pauvre et super linéaire. Aucune surprise et très peu d’idées arrivent à surgir de cette trame ultra convenue racontant les aventures d’un gentil petit garçon affrontant une vilaine sorcière. Sur le plan esthétique, c’est pareil (ou presque). Le design des personnages est entièrement recopié sur tout ce qui s’est déjà fait au sein du studio et l’animation fait parfois limite pitié à voir (on se croirait revenu 20 ans en arrière). Il y a bien de temps à autre un dragon bien foutu ou quelques décors épatants mais tout ça manque franchement de magie. Autant chez Hayao ça fourmille de détails et c’est enchanteur, autant chez le fils c’est mort et on s’endort. Pour le coup, on aurait apprécié que le père participe à la création de son fils plutôt que de l’enfoncer par ses critiques. Pas cool le papa.

Les contes de Terremer est une énorme déception. Trop long et trop sombre pour plaire aux gosses, le film ne convaincra pas plus les adultes à cause de son manque d’inspiration flagrant. S’il récidive, Goro aura intérêt à s’appliquer s’il veut se faire une place au sein du studio Ghibli.
Note : 2.5/6

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Lundi 7 mai 2007

1affiche-The-host.jpgSorti le 02/05/07

Fantastique/Corée du Sud/2006/1h59
Réalisation:
Bong Joon-ho. Scénario : Bong Joon-ho, Baek Chul-hyun, Ha Joon-won. Production: Jo Neung-yeon. Musique : Lee Byung-woo. Interprètes : Song Kang-ho, Byun Hee-bong, Park Hae-il, Bae Doo-na, Ko A-sung…


Enfin, il était temps! A un moment, j’ai même eu très peur qu’il ne sorte jamais par chez nous ce film ! Heureusement, le voilà. On aura attendu mais franchement, ça valait la peine. Après avoir excellé dans le thriller policier avec Memories of Murders, le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho s’attaque donc ici au film de monstre. Mais attention, The Host ce n’est pas Godzilla ! C’est bien plus que la sempiternelle recette un monstre + une ville + des scientifiques = c’est la catastrophe, mon Dieu on va tous mourir ! Non, non et non !!
Des produits toxiques sont jetés illégalement par des scientifiques américains dans la rivière Han. Bien plus tard, ces saletés ont favorisés la naissance d’un monstre aquatique mutant qui va bientôt attaquer les habitants de la ville de Séoul. Parmi les victimes, la famille Park voit leur petite Hyun-seo enlevée et entraînée dans la rivière par la bête. Bravant les autorités et tous les dangers, les membres partent alors à la chasse au monstre afin de la retrouver…
Dès l’introduction la métaphore est lancée. Dans The Host, les américains créent par erreur un monstre qu’ils veulent ensuite éradiquer à grands coups d’évacuation et de gaz toxique ! Ca fait penser à une certaine réalité, non ? Mais si Bong Joon-ho se sert une nouvelle fois très habillement de métaphores pour parler de ce qui cloche dans la société, il n’en oublie pas moins de nous livrer un divertissement à grand spectacle. The Host, c’est le film de monstre dans toute sa splendeur ! Trépidantes, impressionnantes, inquiétantes et effrayantes, toutes les apparitions de la créature sont soignées et impeccablement menées. Nantie d’un physique assez inédit, celle-ci est une réussite de plus à mettre à l’actif de la compagnie d’effets spéciaux américaine Orphanage (Hellboy, Le Jour d’après, Sin City). Dans la réalité comme dans la fiction, ce sont des américains qui sont responsables de la création du monstre. Le détail est amusant, je trouve. Loin de livrer un film entièrement anti-US, le réalisateur ne manque pas d’être également très dur envers la société sud-coréenne. L’équilibre est ainsi établi de la plus belle des façons. Tout comme le mélange des genres qui est aussi parfaitement maîtrisé. Du fantastique, des gags, du (bon) mélodrame, de la tension, de l’action,…tout ça c’est The Host ! Un spectacle grandiose où se mêle une palette d’émotions totalement hallucinante ! Monstrueux ! Et en plus, c’est aussi une ode à la famille recomposée qui évite soigneusement le happy end total et exaspérant. The Host = Godzilla ? Et mon cul, c’est du poulet ?!
En plus d’être un film de monstre ultime, The Host est une métaphore politique et sociale intelligente. Mélangeant les genres avec une habilité déconcertante, Bong Joon-ho nous offre une nouvelle perle cinématographique qu’il ne faut absolument pas rater lors de son passage en salle.

Note : 6/6

 

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Vendredi 4 mai 2007

1affiche-Spiderman3.jpgSorti le 01/05/07

Fantastique/USA/2007/2h19
Réalisation :
Sam Raimi. Scénario : Alvin Sargent, Sam Raimi et Ivan Raimi d’après le comic book créé par Stan Lee et Steve Ditko. Production : Laura Ziskin, Avi Arad, Grant Curtis. Musique : Christopher Young. Interprètes :
Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Thomas Haden Church, Topher Grace, Bryce Dallas Howard,…

 

Si vous n’avez pas encore vu le film (mais qu’est-ce que vous foutez, bordel?!), je vous déconseille de lire ce qui suit. Je n’ai pas pu m’en empêcher et, une fois de plus, je Spoile comme un cochon !

Entouré de tous ses comédiens, Sam Raimi dirige peut être pour la dernière fois les aventures de l’homme araignée pour le grand écran (oui, je sais, il y a déjà des tonnes de rumeurs qui disent qu’il est ok pour le 4 mais je préfère ne pas m’en préoccuper pour l’instant). Dès le départ, le réalisateur a remarquablement assuré son rôle jusqu’à ce Spider-Man 3 qui, disons-le tout de suite pour stopper tout suspense inutile, déchire pas mal le slip à bobonne ! Même si on est en droit d’avoir quelques réserves…
Ce coup-ci, tout roule comme sur des roulettes pour Peter Parker ! Il est beau, il est jeune, il a une petite amie qui l’aime et il assure parfaitement sa double identité avec sérénité. Mieux que ça, sa popularité est carrément impressionnante et le public l’adore. Il se sent tellement bien le gars, qu’il envisage même de demander en mariage Mary Jane. Mais bien évidemment, « l’horizon s’obscurcit » comme ils disent. Et effectivement, les ennuis commencent par l’inévitable confrontation avec son pote Harry, bien décidé à se venger une bonne fois pour toute. Dans la foulée, Peter apprend que le véritable assassin de l’oncle Ben court toujours. Il s’agirait de l’ex-taulard Flint Marko qui, suite à une malencontreuse chute (faut toujours qu’ils mettent les pieds là où il ne faut pas !), est devenu le Sandman (l’Homme de sable en vf). Et comme si ça ne suffisait pas, entre temps, il y a un symbiote qui a pris possession du costume de l’araignée. Ca craint !
Et là, avec ce résumé, vous avez même pas le quart de la moitié de l’intrigue ! C’est dire si ce film est dense ! Pourtant, mine de rien, les deux précédents épisodes étaient déjà bien consistants, mais ce coup-ci, c’est presque bourratif ! Avec tous ces personnages à gérer (auxquels on peut ajouter Eddie Brock/Venom et Gwen Stacy), il serait presque impossible de ne pas faire de sacrifice. Ainsi, Gwen (interprétée par La jeune fille de l’eau Bryce Dallas Howard) est bien jolie mais ne sert pas à grand-chose et Venom n’a pas assez de temps de présence à l’écran (sans parler de la facilité avec laquelle il se fait éliminer). Mais malgré des petites frustrations de cet acabit, force est de constater que Raimi s’en tire bien au vu de la complexité de la tâche. Bon, tant que je suis dans les petits trucs qui coincent, je vais poursuivre, comme ça se sera fait. Esprit comics ou pas, on doit quand même bien avouer qu’on a droit a quelques facilités, raccourcis et autres frustrations: l’amnésie d’Harry et son retour pour aider Spidey (même si c’est sympa de les voir combattre ensemble) ; Sandman qui se fait pardonner par un Spidey relativement clément (genre : « j’avais le doigt sur la gâchette et patatra, j’ai glissé chef ! » « C’est bon, ça arrive, j’te pardonne ! ») ; Venom qui n’est pas assez présent et qui s’absente de façon inexplicable durant la bataille finale (où qu’il est Venom ? Il est parti chier un coup ou quoi ? Ah le revoilà, il était temps !) ou encore l’aspect soi-disant plus sombre du film qui, au final, n’est pas si sombre que ça (bon, je sais, c’est pas Batman mais quand même !). Hé, attendez, ne partez pas ! Spider-Man 3 reste quand même un bon film, revenez ! Tout ça c’est des petits trucs qui agacent et titillent les tarés comme moi qui attendent un film comme le messie et qui au final ne sont jamais content. Car on ne va pas faire l’autiste, Spider-Man 3 c’est une nouvelle fois du grand spectacle généreux avec une âme à l’intérieur. Le film est dans la parfaite continuité des autres et on retrouve tous les persos avec un énorme plaisir, caméos compris (Bruce Campbell rules !). Les bastons sont hyper dynamiques et impressionnantes, jamais on a l’impression de se faire arnaquer (remember X-Men 3 ?) et Sam Raimi nous livre quelques scènes belles à en pleurer (la naissance du Sandman, pour n’en citer qu’une). Bref, qui aime bien châtie bien et si ça se trouve, quand je l’aurai revu en VO, je trouverai que c’est un pur chef d’œuvre ou alors l’inverse (mais ça m’étonnerait). En attendant, c’est juste un excellent film de super héros comme on en a vu peu depuis…Spider-Man 2 !

Spider-Man 3
est le digne successeur de Spider-Man 2, on ne va pas chipoter. Il y a bien des petites choses par-ci par-là qui fâchent mais franchement, vous en connaissez beaucoup des adaptations de comics de cette qualité ?
Note : 5/6

 

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Vendredi 6 avril 2007

affiche-Sunshine.jpgSortie le 11/04/07

Science-fiction/Thriller/G-B/2007/1h40
Réalisation:
Danny Boyle. Scénario : Alex Garland. Production: Andrew MacDonald. Musique : Karl Hyde, John Murphy et Rick Smith. Interprètes : Cillian Murphy, Chris Evans, Michelle Yeoh, Cliff Curtis, Rose Byrne, Mark Strong, Hiroyuki Sanada,…

Sunshine, film d’ouverture du 25ème BIFFF, fut donc présenté hier soir en première européenne au public (c’était, d’après les organisateurs, la seconde projection du film). La conséquence de cela fut qu’aucun spectateur ne pouvait rentrer dans la salle avec un appareil photo ou un téléphone portable (même ma merde qui se contente d’uniquement recevoir et émettre des appels fut renvoyée au vestiaire, c’est dire !). Un contrôle strict qui ne m’empêche pas, aujourd’hui, de donner mon avis sur le long métrage de Danny Boyle.
En 2057, le soleil menace de s’éteindre à jamais, entraînant dans son déclin l’extinction de toute forme de vie sur terre. L’équipage du vaisseau Icarus II représente le dernier espoir de l’Humanité. Leur mission : faire exploser une bombe nucléaire à la surface de l’étoile pour relancer son activité. En cours de route, les astronautes perçoivent un signal provenant d’Icarus I, envoyé en mission sept ans avant eux…

Entre 2001, l’odyssée de l’espace et Alien, Danny Boyle plonge donc ici dans le registre de la science-fiction. Premier bon point : les références sont assez bien digérées et ne sont pas trop envahissantes. Deuxième bon point : l’ambiance est excellente. Visuellement, on a de très beaux plans et le soleil n’a jamais été aussi bien filmé. A la fois inquiétant et fascinant, l’astre est véritablement le personnage principal du film. Quant à la musique, composée par deux musiciens d’Underworld (le groupe a improvisé ses différents morceaux en matant le film), elle est superbe. D’un point de vue de l’atmosphère générale, c’est un sans faute (ou presque). Mais pour le reste, je n’ai pas été totalement convaincu. Même si la distribution ne s’en tire pas trop mal, elle est loin d’être parfaite. Ensuite, et bien l’histoire, elle n’est pas extraordinaire, hein. Il y a bien quelques éléments intéressants et une pointe de réflexion sur l’existence et le sacrifice de soi mais tout ça manque nettement d’ambition. Pire que ça, le réalisateur plombe la dernière partie de son film en plongeant dans le thriller horrifique le plus banal qui soit avec l’apparition d’un élément perturbateur (j’en dis pas plus pour ne pas trop spoiler). Et en plus de ça, au bout de dix minutes de projection, on a deviné le plan final du film (je déteste ça). Dommage, Sunshine aurait pu être un grand film de science-fiction mais il se contente juste d’être acceptable.
L’incursion du réalisateur de 28 Days later dans ce genre difficile qu’est la science-fiction est tout juste réussie grâce à de très beaux effets visuels et une musique atmosphérique du plus bel effet. Cependant, Sunshine n’arrive jamais à véritablement surprendre ni à emporter le spectateur émotionnellement.

Note : 3.5/6

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Mercredi 28 mars 2007

300

affiche-300.jpgSorti le 21/03/07

Heroic Fantasy/USA/2007/1h50
Réalisation:
Zack Snyder. Scénario : Zack Snyder, Kurt Johnstad et Michael Gordon d’après l’œuvre de Frank Miller et Lynn Varley. Production: Mark Canton, Bernie Goldman, Gianni Nunnari, Jeffrey Silver. Musique : Tyler Bates. Interprètes : Gerard Butler, Lena Headey, Dominic West, David Wenham, Vincent Regan, Michael Fassbender…

Cette nouvelle adaptation d’une œuvre graphique de Frank Miller (Sin City) sentait le sang et la sueur à plein nez. C’est finalement bien le cas mais Zack Snyder (L’armée des morts) a oublié au passage de raconter une histoire et se perd dans la surenchère graphique. Ouch, elle fait mal au cul la grosse déception !
A la tête d’une nation dont la culture est entièrement dédiée à la guerre, Léonidas se lance dans une guerre contre l’envahisseur perse. Contre l’avis de tous, il part avec les meilleurs guerriers de Sparte pour affronter les fantassins de l’Empereur Dieu Xerxès. Ils sont 300, l’ennemi est légion, le combat pour la liberté est lancé.
Comme beaucoup de personnes, j’attendais ce 300 avec une certaine impatience. Il faut dire qu’à la vision des images et de la bande-annonce, on pouvait espérer assister à un sacré moment de cinoche bourrin avec des couilles grosses comme ça. Ouais mais bof. Musclé et violent, 300 l’est, il n’y a pas de doute. Inutile de chercher la moindre subtilité, on n’est pas là pour ça. Si on est venu s’asseoir dans la salle, c’est pour voir un film qui débourre et qui explose la rétine. Sur ce point, le cachet esthétique du long métrage (à l’instar de Sin City, le film a été entièrement tourné sur des fonds bleus et l’image fut retravaillée à grands coups de bidouillages numériques) est assez unique et offre un spectacle resplendissant, chaque plan évoquant une case de bd. Le résultat est ultra graphique et ça le fait pas mal. Seulement voilà, le réalisateur a tendance à en faire un peu trop…ou pas assez. Trop d’esbroufe visuelle, trop de ralentis (même si c’est parfois excellent, comme lors de ce scrolling latéral où Léonidas se trace un chemin en tranchant ses ennemis), trop de répétitions (les combats se ressemblent tous, et on a presque toujours le même décor derrière). C’est bien de soigner son image mais faut penser au reste. L’histoire a peu de consistance, on est jamais véritablement emporté dans la lutte et les scènes complètement inutiles avec la reine plombent l’ensemble (scènes rajoutées selon les désirs des exécutifs). Et puis, il y a une pléthore d’idées non exploitées, une foultitude d’éléments qui deviennent carrément dérisoires (le rhinocéros, les éléphants, l’exécuteur, Ephialthes qui fait son Gollum) et qui ont été mis, on a l’impression, pour faire grand spectacle d’heroic fantasy, genre Le seigneur des anneaux. Mais on n’arrive évidemment pas à la cheville du chef d’œuvre de Peter Jackson. Apparemment, le film serait fidèle au graphic novel (que je ne connais absolument pas). Si l’adaptation est réussie, c’est déjà ça.

300
possède bien des instants graphiques superbes mais, en plus d’avoir une histoire très limitée, on a l’impression d’avoir presque toujours le même tableau sous les yeux. Ceci est un film de guerriers, de durs, de mecs ! Mais il a tendance à sentir mauvais sous les aisselles, attention les narines !
Note : 3/6

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Lundi 26 mars 2007

Inland-affiche.jpgSorti le 07/02/07

Drame zarbi/USA/Pologne/France/2006/2h52
Réalisation et scénario:
David Lynch. Production: David Lynch, Mary Sweeney. Musique : Angelo Badalamenti. Interprètes : Laura Dern, Jeremy Irons, Justin Theroux, Harry Dean Stanton, Grace Zabriskie, Julia Ormond…

Voir un film de David Lynch dans l’obscurité d’une salle de cinéma, c’est toujours quelque chose ! Son dernier trip en date, qui se situe dans la continuité de ces films les plus abscons, est encore une expérience sensitive intense et perturbante. Pas la peine de résister, vous risqueriez d’attraper des bulles d’air au cerveau !
Nikki Grace décroche un rôle important aux côtés de Devon Berk, un séduisant acteur. Peu à peu, des éléments mystérieux viennent perturber le tournage du film qui est en réalité un remake d’une œuvre polonaise qui n’a jamais pu se faire…
Inutile d’en dire plus, puisqu’à l’instar de Lost Highway et de Mulholland Drive, on est ici en présence d’un Lynch ambigu, inquiétant et à la narration éclatée. Une femme qui se perd dans les couloirs de l’inconscient, des prostituées qui dansent sur un tube de Kylie Minogue, des lapins qui sont dans une sitcom, un homme qui s’occupe particulièrement bien des animaux, un tournevis planté dans le bide…les éléments barrés et/ou inquiétants sont à nouveau nombreux dans INLAND EMPIRE. Entièrement tourné en DV, le metteur en scène s’amuse à littéralement brouiller son image et ses pistes pour nous mettre dans un état de perdition constant. Est-on en train d’assister au tournage d’une fiction ? Est-on dans la fiction pure ? Assistons-nous à une existence fantasmée ? Et quel jour sommes-nous ? Aujourd’hui ou demain ? L’espace et le temps n’ont ici pas lieu d’être. Lynch a écrit son film en le tournant, autrement dit, rien sur le papier mais tout dans la tête ! Ce qui donne l’impression d’assister à un film à l’état brut, une suite de rushes qui ne seraient pas encore passées sur le banc de montage. La sensation est bizarre et déconcertante, mais elle est unique. On peut bien sûr tenter de faire la lumière de cet univers on ne peut plus sombre et s’essayer à quelques théories : le film raconterai-t-il « simplement » l’histoire d’une comédienne qui ne parvient plus à distinguer sa propre existence de celle de son personnage ? A moins que tout cela ne soit que le fantasme d’une pauvre pute ? Peut être l’un ou l’autre…ou les deux…ou alors rien de tout cela. Après tout, on s’en fout, l’important c’est que chacun, selon sa sensibilité et sa propre personnalité, perçoit l’œuvre brute qu’est INLAND EMPIRE tout à fait différemment.
Si vous êtes un habitué des précédents films de Lynch, alors INLAND EMPIRE
ne devrait pas trop vous dépayser. Même s’il est parfois difficile de s’accrocher durant près de 3h, l’expérience est à nouveau inclassable et elle demande, une fois qu’on est sorti de la salle, un certain temps pour qu’on s’en remette. Lynch m’a perturbé.

Note : 4.5/6

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Jeudi 15 mars 2007

affiche-smokin-aces.jpgSorti le 07/03/07

Action/Policier/USA/Angleterre/2006/1h48
Réalisation et scénario:
Joe Carnahan. Production: Tim Bevan, Joe Carnahan, Liza Chasin, Eric Fellner. Musique : Clint Mansell. Interprètes : Andy Garcia, Ray Liotta, Ryan Reynolds, Jeremy Piven, Ben Affleck, Alicia Keys,...

Le réalisateur du glacial Narc (également avec Ray Liotta) signe à nouveau le scénario et la mise en scène de ce film d'action complètement déjanté qu'est Smokin' Aces. Déjanté, ouais...à tout point de vue même.
Un contrat juteux est lancé sur la tête de Buddy « Aces » Israel, un magicien qui se la pète et qui a décidé de dévoiler ce qui se trame dans le milieu de la pègre de Las Vegas. Le FBI place alors Israel sous le contrôle de deux agents qui sont envoyés à sa planque. Mais lorsque le montant de la rançon pour la tête du roi de l'illusion arrive aux oreilles de toute la communauté des escrocs et gangsters du coin, c'est une vraie course poursuite sanglante et délirante qui commence.
A voir la bande annonce et la réputation de gros délire bien fun et gore que traîne derrière lui le long métrage de Joe Carnahan, on penserait passer un très bon moment à la vision de ce Smokin' Aces. Eh bien, détrompez-vous. Si le but du réalisateur était de faire un gros portnawak cinématographique, il a réussi haut la main. Commençant de façon assez convenue par quelques scènes où les différents personnages sont brièvement présentés, le film se poursuit sur une série de séquences bavardes (où les mots « fuck » et « bitch » sont régulièrement cités) et violentes qui débouchent à une grosse foire au massacre pour enfin se terminer sur un pseudo twist final où l'on nous explique tout du pourquoi du comment et du qui est qui (et a fait quoi). Mais à ce moment là, ça fait déjà un bail qu'on en a plus rien à foutre des persos et de leur sort. Il faut dire qu'aucun n'est vraiment mis en valeur et jamais on ne ressent quoi que ce soit pour eux. C'est pas vraiment dû à une mauvaise prestation de leur part (quoique Ryan Blade 3 Reynolds soit pas vraiment un as) mais plutôt à un rythme et une mise en scène totalement foutraque. Les scènes folles (putain, le gosse adepte de kung-fu!!) et violentes s'enchaînent sans aucune saveur ni véritable originalité. Certains trouvent ça fun et drôle (tant mieux pour eux, ils auront au moins passé un bon moment), moi, je trouve ça naze et chiant (tant pis pour moi, j'ai eu le sentiment de m'être fait arnaquer).
Que ceux qui avaient, comme moi, apprécié Narc se méfient ! Le nouveau film de Joe Carnahan c'est du gros n'importe quoi complètement gratuit et sans âme. Avec le casting, les décors, la coke, les putes et la musique (la BO est vraiment pas mal), moi j'aurais organisé une soirée plutôt que de faire un film !

Note : 2/6


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