DVD à gagner

SESSION 10


(12 points)


Classement:


*1*
PathOogenic Garbage (5pts)
Maydrick (5pts)
Isokilla (5pts)
Damien (5pts)

*2*
Urotsukigally (4pts)
Deadpool_az (4pts)
Harsenik (4pts)

Samom (4pts)
JP13 (4pts)
Seb (4pts)

*3*
Miss_papatte (3pts)
Dr Chainsaw (3pts)
Sphincter (3pts)
Lomok (3pts)
Manu (3pts)
CZ (3pts)

*4*
Manu le malin (2pts)
Columboy (2pts)

Sbaline (2pts)
P.J. Fry (2pts)
Bastien (2pts)
Thomas (2pts)
Nicolas (2pts)
VaDiD (2pts)

Jerem (2pts)
Dyaus (2pts)
Lionel (2pts)
Stéph (2pts)

Louis (2pts)
Triox (2pts)

*5*
Celtoc (1pt)
Movie (1pt)






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Intro

WELCOME


Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; des Videogames ; des choses futiles, débiles, informatives, captivantes… (Divers) ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire des commentaires.

...visitez aussi ma galerie d'images:

 

Special Thanks to Philippe J.Fry.
Merci mec!

Sam's
COMING SOON:    The Tripper, The Dark Knight, Dying God, D-War, ...


Règlement des Jeux Ciné:

C’est très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié sous le visuel des dvd. Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions suivantes. Ceux qui auront + de 5 points retomberont à 2 points. Plusieurs films sont proposés par Session. Mais attention, seulement 3 dvd partiront ! En effet, seuls les 3 premiers participants à atteindre les 12 points pourront choisir un dvd parmi ceux qui sont en jeu. Il y a un seul exemplaire par dvd, donc le premier arrivé sera le premier servi! S’inscrire à la Newsletter est un atout majeur pour être au courant de la diffusion d’un nouveau jeu. Si aucune proposition valable n'est donnée, des indices seront mis afin de vous aiguiller.
Bonne chance à toutes et tous!


Jeu(x) Ciné à trouver :  ...



Vendredi 2 novembre 2007

affiche-The-Black-cat.jpgRéalisation : Stuart Gordon. Scénario : Stuart Gordon et Dennis Paoli d’après l’oeuvre de Edgar Allan Poe. Musique : Rich Ragsdale. Interprètes : Jeffrey Combs, Elyse Levesque, Christopher Heyerdahl, Aron Tager, Patrick Gallagher,…

Stuart Gordon, Jeffrey Combs et Edgar Allan Poe, voilà un trio détonant pour un Masters of Horror digne de ce nom! Plus habitué à adapter du Lovecraft que du Poe, le réalisateur de Dagon, aidé par Dennis Paoli au scénario, s’attelle à la tâche avec un talent tout à fait remarquable (notons tout de même que ce n’est pas la première fois qu’il adapte le poète américain puisqu’en 1990, Gordon mit en scène The Pit and The Pendulum).
Le célèbre écrivain Edgar Allan Poe ne veut plus écrire d’histoires macabres. Ce qui l’intéresse, c’est la poésie. Mais le besoin d’argent et les exigences de son éditeur l’obligent à se replonger dans l’horreur littéraire. De plus, sa tendre épouse est atteinte de tuberculose et nécessite des soins coûteux. Malheureusement, l’auteur est en panne d’inspiration et, l’alcool aidant, il devient de plus en plus dingue et commence à blâmer tout ce qui l’entoure…et en particulier ce satané chat noir.
Voici l’épisode qui m’a sans aucun doute le plus emballé dans cette seconde saison. Cette réunion de véritables artistes de l’épouvante (à l’origine du scénario, à la réalisation et devant la caméra) a vraiment de l’allure. Mixant le texte original avec des faits réels issus de la vie d’Edgar Allan Poe, Stuart Gordon réussit là une adaptation originale et terrifiante à la fois. Ce n’était pas gagné d’avance car Le Chat Noir est l’une des œuvres les plus adaptées de Poe : Edgar G. Ulmer, Lucio Fulci, Luigi Cozzi et même Dario Argento dans le diptyque Deux Yeux maléfiques ont livrés leurs versions dans le passé. Outre sa petite originalité dans le traitement, le segment de Gordon bénéficie d’une splendide photographie proche du noir et blanc où le rouge du sang et le vert des yeux du chat ressortent de manière saisissante. Cela donne un cachet très élégant au film et surtout cela fortifie les scènes où apparaît l’effroyable matou à l’écran. Les deux principaux « passages chocs » du récit deviennent ainsi quasi inoubliables. J’avoue
même avoir ressentis quelques frissons lors de la découverte du cadavre : « Le corps, déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec la gueule rouge dilatée et l’œil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête… » Meooooow ! Brrrrr…première fois que je frissonne vraiment devant un Masters of Horror !  Signalons pour finir la remarquable interprétation de Jeffrey Combs (pour ceux qui se seraient égarés sur ce blog en tapant des cochonneries, il s’agit du comédien jouant Herbert West dans Re-Animator ou encore cet agent spécial complètement barge dans Fantômes contre Fantômes) qui est terriblement à l’aise dans le rôle, voire même méconnaissable. Indéniablement, The Black Cat est un Masters of Horror qui n’usurpe pas son appellation !
Note : 4.5/6

The-Black-Cat.jpg

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Mardi 30 octobre 2007

affiche-Feast.jpgHorreur/USA/2005/1h35
Réalisation :
John Gulager. Scénario : Marcus Dunstan et Patrick Melton. Production : Michael Leahy, Joel Soisson. Musique : Stephen Edwards. Interprètes : Krista Allen, Balthazar Getty, Navi Rawat, Clu Gulager, Jenny Wade,…

Feast est ce fameux film issu d’une émission de télé-réalité offrant à un inconnu la possibilité de réaliser son propre film. Gagnant de la troisième saison du Project Greenlight (le show était notamment produit par Matt Damon, Ben Affleck et Wes Craven sous l’égide de Dimension), John Gulager est le premier vainqueur à rencontrer un réel succès avec ce petit film fauché mais férocement fun.
Dans un bar isolé au milieu du désert, des clients paumés sont soudainement confrontés à des monstres voraces qui veulent bouffer de la chair humaine. La nuit promet d’être agitée !
A partir de ce scénario aussi épais qu’une feuille OCB (tiens, ça tombe bien passe le oinj’ !), le réalisateur fonce dans le tas et ne lésine pas sur les effets sanguinolents et/ou drôles. Après une amusante introduction où les protagonistes sont présentés comme des candidats à l’élimination pure et simple, on a droit à une attaque bien sauvage où déjà, le casting se fait réduire de manière significative (Jason « Jay » Mewes se fait arracher la tronche et le « héros auto-proclamé » est vite révoqué de son statut). Après une telle entrée en matière (on en est à 15-20 minutes de film), impossible de savoir qui restera en vie jusqu’au bout. On assiste alors au massacre qui est très généreux et qui comprend tous les ingrédients pour ravir les amateurs du genre : énucléation, éclatement de tête, déjections, vomi, blonde bien roulée, vers qui grouillent, brune pas contente, grosse pétoire, etc. etc. Et on a même droit à l’étalement de la vie sexuelle plutôt chtarbée des hideuses créatures ! C’est du joli ! Vu le budget, c’est vraiment bonnard et en plus tout ça est plutôt bien éclairé. Voilà au moins un film qui ne ment pas et qui se consomme sans difficultés. Allez vas-y, roules-en un autre !

Feast est speed, gore, déjanté et sans prétention. Ce n’est pas surprenant une seule seconde mais ça offre tout ce qu’on est en droit d’attendre d’une telle production. Idéal pour une soirée Halloween passée en compagnie d’amis, de pizzas et de bières (et plus si affinités).
Note : 4/6

Feast.jpg

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Samedi 27 octobre 2007

affiche-We-all-scream.jpgRéalisation : Tom Holland. Scénario : David J. Schow. Musique : Peter Bernstein et Chris Stone. Interprètes : William Forsythe, Brent Sheppard, Maxwell Neck, Tim Henry, Colin Cunningham,…

Tom Holland, réalisateur de l’ultra sympatoche Vampire, ...vous avez dit vampire? et du tout premier Chucky (Child’s Play) entre à son tour dans la confrérie des Masters of Horror avec cet épisode mettant en scène un bon vieux boogeyman des familles.
Des amis d’enfance, liés par un terrible secret, disparaissent les uns après les autres dans de mystérieuses circonstances. Le responsable du carnage s’avère être un vendeur de crème glacée revenu d’outre-tombe pour réclamer vengeance.
Une bande de gosses ayant fait les 400 coups que l’on retrouve à l’âge adulte face à un William Forsythe (Extrême Préjudice, The Devil’s Rejects) grimé en clown tueur transformant ses victimes en une onctueuse crème glacée, moi, c’est le genre de pitch qui me botte ! Alors, monsieur le clown, vous me mettrez un cornet avec une boule vanille-Krueger et une boule choco-Ça. Et ce sera tout ? Bé oui, c’est plus vraiment la saison des glaces en même temps, on commence à se les cailler dehors. We all scream for ice cream m’alléchait beaucoup avant que je n’y goûte. Malheureusement, hormis un tueur qui a une certaine allure à bord de son camion réfrigérant et un ou deux meurtres bien dégoulinants, il n’y a rien de bien folichon à se mettre sous la dent. L’épisode ne va guère plus loin que son idée de départ et tout est bien trop classique pour ce type de récit. L’habitué de ce genre de production est donc souvent blasé devant les pérégrinations de personnages horriblement archétypaux (le bon père de famille, le pote grassouillet, l’enflure de première,…) et ne se réveillera que lors des apparitions hélas trop brèves du boogeyman. Ce dernier d’ailleurs n’oppose quasiment aucune résistance lors d’un final plutôt expéditif. Dommage, il y avait moyen de faire un truc bien plus fun et beaucoup moins conventionnel. Tom Holland, you fail !

Note : 2/6

We-all-scream-for-ice-cream.jpg

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Vendredi 26 octobre 2007

affiche-Bloodrayne.jpgFantastique/Action/USA/2005/1h35
Réalisation :
Uwe Boll. Scénario : Guinevere Turner. Production : Uwe Boll, Shawn Williamson, Dan Clarke. Musique : Henning Lohner. Interprètes : Kristanna Loken, Ben Kingsley, Michael Madsen, Michelle Rodriguez, Matt Davis,...

Je sais ce que vous allez me dire : « Sam’s, t’as encore, malgré tout, maté un film de Uwe Boll. C’est pas bien ! » Oui je sais, j’ai honte. N’empêche, BloodRayne n’est pas le pire. Et il y a la ravissante Kristanna Loken dans le rôle principal ! Oui bon d’accord, ça ne suffit pas. Je ferai 50 pompes en guise de punition, c’est promis.
Elevée et exhibée dans un cirque, Rayne est une créature mi-humaine mi-vampire. Refusant de boire le sang des innocents, elle décide de se nourrir uniquement du fluide d’autres créatures de la nuit. Après s’être enfouie, elle rejoint des chasseurs de vampires afin de retrouver et éliminer son père, Kagan. Ce dernier, en bon méchant pas beau, s’est mis en tête de prendre le contrôle de la Terre grâce au pouvoir de reliques légendaires…
Encore une adaptation de jeu vidéo pour le réalisateur d’origine allemande. Ne connaissant pas le jeu original, je ne vais donc pas vous en parler ni faire de comparatif car de toute façon, on s’en fout ! Une fois de plus, le film de Uwe Boll bénéficie d’un scénario de merde, d’un montage avec plein de faux raccords, de scènes d’action aussi molles que mes fesses et de comédiens n’ayant pas peur du ridicule. Il est d’ailleurs toujours assez ahurissant de voir le nombre de têtes connues se faisant massacrer devant les caméras du réalisateur. Ici, on peut voir, en vrac, un Michael Madsen souffrant de douleurs lombaires (ce qui expliquerait qu’on ne le voit quasiment pas lever l’épée), une Michelle Rodriguez qui entretient bien sa mine boudeuse, un Ben Kingsley qui ne ferait même pas peur à une mouche, un Udo Kier qui se fait vite dégommer, un Billy Zane arborant une jolie moumoute ou encore, et là c’est la palme de la tronche de cake du film, un Will Sanderson hilarant quand il fait sa tête de constipé (c'est-à-dire tout le temps). Ahlàlà, tout cela est tellement ridicule qu’à la fin du film on a obtenu des abdos en acier. En tous cas, vaut mieux en rire qu’en pleurer. Au sinon, à part ça, il y a quand même un ou deux petits trucs qui m’ont plus : d’une part, les maquillages et les effets sanguinolents qui sont notamment exécutés par Olaf Ittenbach (le réalisateur de Premutos) et une scène de sexe à moitié réussie (seulement à moitié réussie car on ne voit pas du tout l’anatomie de Kristanna Loken) où la belle Rayne s’agrippe sur le pauvre Sebastian (il a pas trop l’air de se rendre compte de ce qui lui arrive, le malheureux). Y en a qui ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont !

Note : 1.5/6

Bloodrayne.jpg

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Jeudi 25 octobre 2007

affiche-Valerie-on-the-stai.jpgRéalisation : Mick Garris. Scénario : Mick Garris d’après une nouvelle de Clive Barker. Musique : Richard Band. Interprètes : Tyron Leitso, Clare Grant, Christopher Lloyd, Tony Todd, Jonathan Watton,…

Mick Garris s’octroie une fois de plus le statut de « Master of Horror » (malheureusement, personne n’est en mesure de l’en empêcher) avec cette adaptation d’une nouvelle de Clive Barker. Connaissant l’auteur d’Hellraiser, on pouvait s’attendre à un troublant mélange de sexe et d’horreur mais vu que c’est Mick qui réalise, le résultat tient plutôt de l’ennui et du ridicule.
Un jeune écrivain emménage dans une maison habitée par des artistes déchus afin d’y trouver l’inspiration pour son premier best seller. Régulièrement, le jeune homme reçoit la visite d’une femme mystérieuse, Valérie, qui semble être poursuivie par un démon. Tombant amoureux de la fantasmatique jeune femme, il va tenter de la sauver et de découvrir ce qui se trame auprès des autres locataires.
Une muse qui se les gèle au haut des marches d’un escalier, un démon ringard qui ne la lâche pas d’une semelle et un jeune auteur embarqué dans une histoire étrange au sein d’une maison hantée par les fantasmes d’écrivains n’ayant jamais connus la renommée. Voilà de quoi est composé Valerie on the stairs. Peut être que cela aurait fait un bon épisode sous la direction d’un vrai cinéaste. Mais  dans le cas présent, Mick Garris appuie sa mise en scène (foultitude de plans en plongée filmés de traviole) et foire la plupart de ses effets horrifiques. Sous la caméra du réalisateur, tout ou presque perd de sa saveur : le démon, interprété par Tony Candyman Todd, se transforme en une insipide créature qui ne fera pas long feu (haha), le génial Christopher Lloyd n’a pas le traitement qu’il mérite, les effets gores n’impressionnent guère, le final est CGIquement vôtre, etc. Il y a bien une petite aura gothico-poétique qui survole tout ça mais rien de bien convaincant. On est qualitativement un poil au dessus de Chocolat, mais ce n’est pas encore le pied. Allez Mick, un jour peut être qui sait….

Note : 2/6

Valerie-on-the-stairs.jpg

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Mardi 23 octobre 2007

Réalisation : Joe Dante. Scénario : Sam Hamm d’après la nouvelle de James Tiptree Jr. Musique : Hummie Mann. Interprètes : Jason Priestley, Kerry Norton, Elliott Gould, Brenna O’Brien, Linda Darlow,…

Complètement à l’opposé d’un Dario Argento sa vautrant dans le sang et la luxure sans trop se soucier d’un éventuel message, Joe Dante, lui, conçoit les Masters of Horror comme un puissant moyen d’expression. Après Homecoming où la politique américaine en prenait pour son grade, c’est au tour du monde entier de morfler dans The Screwfly Solution, un épisode qui s’avère être une fois de plus de haute volée.
Un nouveau virus se répand dans le sud des Etats-Unis, poussant les hommes à agresser et assassiner les femmes qui les côtoient. Pendant que quelques scientifiques tentent de trouver un remède à cette épidémie qui menace d’éradiquer la race humaine, une mère et sa fille fuient dans l’espoir d’échapper à la folie meurtrière les entourant.
Voilà un épisode hyper dense où le réalisateur de L’Aventure intérieure livre une ténébreuse allégorie des horreurs de ce monde. Il y a un goût amer d’apocalypse dans The Screwfly Solution. Pourtant, comme dans Homecoming, le pitch de départ flirte avec le cocasse : à l’instar d’une mouche aux coutumes morbides, les mâles de la planète, poussés par leurs hormones sexuelles, prennent un plaisir sadique à exterminer les femelles se trouvant dans leur champ de vision. L’homme en est réduit à l’état de prédateur sautant sur la première femme venue dans le but de l’emporter dans une étreinte mortelle. Y en a qui n’ont pas besoin d’être attaqués par un virus pour avoir ce comportement, vous allez me dire. Soit, je suis bien d’accord. L’épisode de Dante, à la fois drôle et intelligent, parle donc des relations hommes/femmes mais s’attaque également au fanatisme religieux et à la science. Le cinéaste ne manque d’ailleurs pas d’asséner quelques vérités qui font mal comme le fait que le fanatisme religieux n’est que le résultat d’une frustration sexuelle ! Déchaîné l’ami Dante, n’est-ce pas ? Mené par des comédiens impeccables (dont Jason « Beverly Hills » Priestley et l’excellent Elliott « M.A.S.H. » Gould), cet habile mélange de drame, de thriller et d’horreur (le meurtre dans la discothèque est d’une brutalité sans nom) finit en une tragique exode où l’élément fantastique, jusqu’ici supposé, se révèle logiquement à la face du spectateur. A vrai dire, le seul véritable défaut de l’œuvre réside en sa courte durée, puisque le matériel de base méritait certainement un traitement de taille. Mais le principal c’est que Dante ait pu s’exprimer et pour le coup, il n’y avait que les Masters of Horror qui lui ont permis de le faire. Tant mieux !

Note : 4/6

The-Screwfly-solution.jpg

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Lundi 22 octobre 2007

affiche-Pelts.jpgRéalisation : Dario Argento. Scénario : Matt Venne d’après la nouvelle de F. Paul Wilson. Musique : Claudio Simonetti. Interprètes : Meat Loaf, Ellen Ewusie, John Saxon, Link Baker, Brenda McDonald,…

Dario Argento revient en seconde saison avec une gâterie sexy-gore complètement décomplexée sous le bras. Inutile de chercher un éventuel message politique ici, le maestro est juste revenu pour nous éclabousser de ses délires rouge sang. Avertissement : une bonne douche après visionnement est de mise.
Jake Feldman, le directeur d’une manufacture de fourrures, tombe sur une série de fourrures de ratons laveurs exceptionnelles. Cette acquisition le pousse à confectionner un manteau de valeur qui devrait lui apporter tout ce qu’il désire (et en particulier se faire la bandante Shana). Mais manque de bol, les peaux s’avèrent être maudites et toutes les personnes qui s’en approchent de trop près meurent de façon horrible.
Voilà pour l’histoire qui ne va guère plus loin. Pas très grave en soi, puisque ça suffit amplement à Dario pour offrir un conte extrême sur l’obsession, la vanité et le désir. Nous retrouvons devant la caméra l’orgueilleux Jake (Meat Loaf dans son premier grand rôle) convoitant le joli petit cul de la sexy Shana (Ellen Ewusie). Deux comédiens au service de la perversité d’un cinéaste nous offrant quelques scènes gores plutôt inédites dans le genre. Et encore, les exécutifs ont probablement dus le freiner le père Argento, puisqu’il a révélé au cours d’une interview donnée au BIFFF qu’il avait en tête de filmer une scène où la caméra aurait littéralement plongé dans l’intimité de sa comédienne ! Il est dingue ce Dario ! En tous cas, ça prouve que l’homme a encore de la pêche et, au détour de quelques séquences, il montre aussi qu’il sait encore créer ces atmosphères si particulières et colorées qui ont fait sa renommée (voir les scènes dans le sous-sol où l’on découvre les peaux ou encore le final dans l’appartement). En attendant La Terza Madre (dont on attend tout de même plus qu’une simple débauche de sexe et de sang), le réalisateur s’amuse comme un gosse à nous exciter et à nous dégoûter dans ce Pelts tout à fait divertissant pour les amateurs de bobines extrêmes.

Note : 3.5/6

Pelts.jpg

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Vendredi 19 octobre 2007

affiche-Election2.jpgPolicier/Hong-Kong/2006/1h35
Réalisation:
Johnnie To. Scénario : Yau Nai-Hoi et Yip Tin-Shing. Production : Dennis Law, Johnnie To. Musique : Tayu Lo. Interprètes : Simon Yam, Louis Koo, Suet Lam, Nick Cheung, Ka Tung Lam,…

Deux après la nomination de Lok, il est temps de voter à nouveau pour savoir qui sera le nouveau parrain. L’occasion pour Johnnie To de replonger dans cet univers implacable et d’explorer en sous texte les transformations économiques et politiques subies par Hong Kong ces dernières années.
Parmi les nouveaux candidats on retrouve Jimmy, un gangster cultivé qui cherche à se réhabiliter en bâtissant un empire industriel légal. Mais sa notoriété attire l’attention des autorités chinoises qui vont lui proposer de lui ouvrir l’accès au marché de la Chine populaire s’il accepte de diriger la Wo Sing pendant deux ans. De son côté, Lok a pris goût au pouvoir et compte bien solliciter un second mandat….
Maintenant qu’on a fait connaissance avec les protagonistes, le moment des règlements de compte et des éliminations est venue. Nettement plus violent que le précédent, Election 2 nous plonge dans une suite de scènes d’une grande brutalité. Parmi celles-ci, la scène du chenil marquera sans aucun doute les esprits. Mais cette suite n’est pas qu’une surenchère d’actes violents, loin de là. Johnnie To préfère utiliser la retenue plutôt que le grand guignol. Toujours proche de ses personnages, le réalisateur ne manque pas de nous les rendre une fois de plus très attachants. Un membre de la triade, sur le point de passer à tabac un type, reçoit un coup de fil de sa fiancée qui veut le quitter ; Lok qui intervient alors que son fils est sur le point d’entrer dans une bande de petites frappes… le visage terriblement humain de ces êtres à priori froids ressort plus que jamais dans cet acte. Mais le plus passionnant est le nouveau venu Jimmy, le businessman respectable qui rêve d’une vie idéale mais qui va tomber dans le meurtre et devenir le pantin du tout puissant Xi, membre de la sécurité chinoise et représentant du gouvernement de Pékin. Autant Election nous montrait la grandeur de la Triade, autant Election 2 nous en montre la chute vertigineuse. Avec cette suite, Johnnie To a créé un excellent diptyque digne des plus grandes fresques criminelles. Absolument passionnant !

Note : 5/6

Election-2.jpg

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Jeudi 18 octobre 2007

affiche-Election.jpgPolicier/Hong-Kong/2005/1h41
Réalisation:
Johnnie To. Scénario : Yau Nai-Hoi et Yip Tin-Shing. Production : Dennis Law, Johnnie To. Musique : Tayu Lo. Interprètes : Simon Yam, Tony Leung Ka Fai, Louis Koo, Suet Lam, Cheung Siu Fai,…

A la tête de sa propre compagnie, Milky Way Image, Johnnie To est devenu en quelques films un auteur incontournable. Avec son diptyque Election, le réalisateur frappe à nouveau très fort et livre une œuvre digne des plus grands films policiers.
La Wo Sing Society, l’une des plus anciennes triades de Hong Kong, s’apprête à élire son nouveau leader. Mais des rivalités naissent entre deux candidats : l’un est très lié aux traditions tandis que l’autre veut tout bouleverser, quitte à utiliser la violence et la fraude.
Soucieux de décrire avec véracité le milieu des gangs, Johnnie To a enquêté sur une authentique triade pour pouvoir raconter cette grande partie d’échecs où négociations et guerre des gangs se mêlent à une mise en scène des plus audacieuse. Passionné par le sujet, le réalisateur décrit dans son film une organisation criminelle certes brutale mais indéniablement liées aux traditions et à la culture du pays : « leur histoire reste indissociablement liée à la culture de Hong-Kong. A une époque, la triade était impliquée dans la production de films chinois et hongkongais, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. En temps normal, l’arme employée par les membres de la triade est la négociation pour faire avancer leurs causes. Ce sont ceux qui sont le moins expérimentés qui se battent et emploient la violence. » Ainsi, ce premier volet s’applique à nous présenter les différents membres de la société lors de longues phases de discussions et de négociations. Les personnages multiples et la hiérarchie complexe qui y est décrite peuvent dérouter mais tout cela s’avère véritablement passionnant. Il faut dire que Johnnie To a l’art de montrer des individus terriblement humains, que ce soit dans leur noblesse ou dans leur rapacité. Entouré par la plupart de ses comédiens fétiches (Simon Yam, Suet Lam, Nick Cheung,…), il confronte tradition et modernité au sein même d’une société ultra codifiée qui tend pourtant à sa propre destruction. Lentement mais sûrement, le premier Election nous fait entrer dans l’organisation avant de nous assommer lors d’un final d’apparence très paisible. Après vision du second opus, on se rend compte que tout cela n’était qu’une mise en bouche, mais quelle mise en bouche !

Note : 4.5/6

Election.jpg

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Mercredi 17 octobre 2007

affiche-pro-life.jpgRéalisation : John Carpenter. Scénario : Drew McWeeny et Scott Swan. Musique : Cody Carpenter. Interprètes : Ron Perlman, Caitlin Wachs, Emmanuelle Vaugier, Mark Feuerstein, Jeremy Jones,…

Etrange objet que le nouvel opus de John Carpenter pour les Masters of Horror. Film de monstre corrosif s’attaquant de front au sujet de l’avortement, Pro-Life est loin d’être une daube immonde comme on a pu le lire à gauche ou à droite. Seulement une œuvre mineure dans la carrière de Big John qui n’a, rappelons-le, JAMAIS réalisé un seul mauvais film (NON, JAMAIS !!!).
Deux médecins emmènent une jeune fille enceinte dans leur clinique d’avortement juste après que celle-ci se soit pratiquement jetée sous les roues de leur voiture. Contre la volonté du père de l’adolescente, ils la tiennent en observation afin de voir si elle va bien. Mis à l’écart de la clinique à cause de ses agissements violents (le gars est un dangereux opposant de leurs méthodes), le paternel va tenter à tout prix de récupérer sa fille. Mais cette dernière est déjà sur le point d’enfanter et ce qui va sortir n’a rien d’un miracle mais ressemble plutôt à une malédiction.
Excusez le fan agressif qui s’est laissé emporter lors de l’introduction de cet article. John Carpenter est sans aucun doute mon réalisateur favori et je n’ai pas pu contrôler mes pulsions meurtrières. Mais il est vrai qu’ici, il y a de quoi être déçu surtout après le très chouette Cigarette Burns. A l’issue de ce Pro-Life on ressort presque gêné, voire même agacé par le spectacle auquel on vient d’assister. Agacé par un script écrit par deux fans du maître et qui joue bien trop le jeu de l’autocitation (vulgairement, Pro-Life pourrait se résumer à un mix entre Assaut, Prince des Ténèbres et The Thing). Gêné, on le devient ensuite par un élément fantastique rendu peu crédible par le metteur en scène et des effets granguignolesques qui ne se justifient guère (fait étrange chez Big John qui a bien souvent préféré suggérer plutôt que de montrer, sauf lorsque cela était nécessaire). Alors forcément, à la vision de cette curiosité qui passe du film de siège tendu au film de monstre très B voir très Z, on a envie de dire : « Hého John ! Qu’est-ce que tu fous là ? C’est quoi ce truc ?! » Mais ce serait sous-estimer le maître qui vous répondra, l’œil pétillant et sourire en coin, que « C’est un film de monstre, rien de plus » (cfr les très courts bonus du dvd). Connaissant Carpenter, il ne faut pas se fier aux apparences et ce Pro-Life est peut être bien plus fourbe que l’on croit.
Cet anti-conformiste de Carpenter semble en tous cas s’amuser comme un diable (héhéhéééé) avec ce Pro-Life protéiforme aux relents nanardesques déroutants. La déception des fans est tout à fait compréhensible mais ce n’est pas la peine de s’acharner. Quoiqu’il en soit, ce qui est rassurant, c’est que l’artiste demeure un incorrigible militant et qu’il possède encore tout son mordant. Allez John, arrête de faire mumuse et d’encaisser la thune de productions plus que douteuses pour enfin nous revenir sur le grand écran. Tu nous manques !

Note : 3.5/6
Pro-Life.jpg

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Time After Time

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