Réalisation : Stuart Gordon. Scénario : Stuart Gordon et
Dennis Paoli d’après l’oeuvre de Edgar Allan Poe. Musique : Rich Ragsdale. Interprètes : Jeffrey Combs, Elyse Levesque, Christopher Heyerdahl, Aron
Tager, Patrick Gallagher,…
Stuart Gordon, Jeffrey Combs et Edgar Allan Poe, voilà un trio détonant pour un Masters of Horror digne de ce nom! Plus
habitué à adapter du Lovecraft que du Poe, le réalisateur de Dagon, aidé par Dennis Paoli au scénario, s’attelle à la tâche avec un talent tout à fait remarquable (notons tout de
même que ce n’est pas la première fois qu’il adapte le poète américain puisqu’en 1990, Gordon mit en scène The Pit and The Pendulum).
Le célèbre écrivain Edgar Allan Poe ne veut plus écrire d’histoires macabres. Ce qui l’intéresse, c’est la poésie. Mais le besoin d’argent et les exigences de son éditeur l’obligent à se
replonger dans l’horreur littéraire. De plus, sa tendre épouse est atteinte de tuberculose et nécessite des soins coûteux. Malheureusement, l’auteur est en panne d’inspiration et, l’alcool
aidant, il devient de plus en plus dingue et commence à blâmer tout ce qui l’entoure…et en particulier ce satané chat noir.
Voici l’épisode qui m’a sans aucun doute le plus emballé dans cette seconde saison. Cette réunion de véritables artistes de l’épouvante (à l’origine du scénario, à la réalisation et devant la
caméra) a vraiment de l’allure. Mixant le texte original avec des faits réels issus de la vie d’Edgar Allan Poe, Stuart Gordon réussit là une adaptation originale et terrifiante à la fois. Ce
n’était pas gagné d’avance car Le Chat Noir est l’une des œuvres les plus adaptées de Poe : Edgar G. Ulmer, Lucio Fulci, Luigi Cozzi et même Dario Argento dans le diptyque Deux Yeux
maléfiques ont livrés leurs versions dans le passé. Outre sa petite originalité dans le traitement, le segment de Gordon bénéficie d’une splendide photographie proche du noir et blanc où
le rouge du sang et le vert des yeux du chat ressortent de manière saisissante. Cela donne un cachet très élégant au film et surtout cela fortifie les scènes où apparaît l’effroyable matou à
l’écran. Les deux principaux « passages chocs » du récit deviennent ainsi quasi inoubliables. J’avoue même avoir ressentis
quelques frissons lors de la découverte du cadavre : « Le corps, déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se tenait droit devant les yeux des spectateurs. Sur sa tête, avec
la gueule rouge dilatée et l’œil unique flamboyant, était perchée la hideuse bête… » Meooooow ! Brrrrr…première fois que je frissonne vraiment devant un Masters of
Horror ! Signalons pour finir la remarquable interprétation de Jeffrey Combs (pour ceux qui se seraient égarés sur ce blog en tapant des cochonneries, il
s’agit du comédien jouant Herbert West dans Re-Animator ou encore cet agent spécial complètement barge dans Fantômes contre Fantômes) qui est terriblement à
l’aise dans le rôle, voire même méconnaissable. Indéniablement, The Black Cat est un Masters of Horror qui n’usurpe pas son appellation !
Note : 4.5/6





Horreur/USA/2005/1h35
Réalisation :
Fantastique/Action/USA/2005/1h35
Réalisation :
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Policier/Hong-Kong/2006/1h35
Policier/Hong-Kong/2005/1h41
Réalisation :


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