DVD à gagner

SESSION 10


(12 points)


Classement:


*1*
PathOogenic Garbage (5pts)
Maydrick (5pts)
Isokilla (5pts)
Damien (5pts)

*2*
Urotsukigally (4pts)
Deadpool_az (4pts)
Harsenik (4pts)

Samom (4pts)
JP13 (4pts)
Seb (4pts)

*3*
Miss_papatte (3pts)
Dr Chainsaw (3pts)
Sphincter (3pts)
Lomok (3pts)
Manu (3pts)
CZ (3pts)

*4*
Manu le malin (2pts)
Columboy (2pts)

Sbaline (2pts)
P.J. Fry (2pts)
Bastien (2pts)
Thomas (2pts)
Nicolas (2pts)
VaDiD (2pts)

Jerem (2pts)
Dyaus (2pts)
Lionel (2pts)
Stéph (2pts)

Louis (2pts)
Triox (2pts)

*5*
Celtoc (1pt)





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Intro

WELCOME


Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des personnalités  du 7ème art (Rencontres/Photos).

Mais il y a bien d’autres choses à découvrir : des Gifs Animés ; des Videogames ; des choses futiles, débiles, informatives, captivantes… (Divers) ; sans oublier les Jeux Ciné avec plus d’un DVD à gagner!

Alors, installez-vous confortablement et n’hésitez surtout pas à faire des commentaires.

...visitez aussi ma galerie d'images:

 

Special Thanks to Philippe J.Fry.
Merci mec!

Sam's
COMING SOON:    The Tripper, The Dark Knight, Dying God, D-War, ...


Règlement des Jeux Ciné:

C’est très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié sous le visuel des dvd. Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions suivantes. Ceux qui auront + de 5 points retomberont à 2 points. Plusieurs films sont proposés par Session. Mais attention, seulement 3 dvd partiront ! En effet, seuls les 3 premiers participants à atteindre les 12 points pourront choisir un dvd parmi ceux qui sont en jeu. Il y a un seul exemplaire par dvd, donc le premier arrivé sera le premier servi! S’inscrire à la Newsletter est un atout majeur pour être au courant de la diffusion d’un nouveau jeu. Si aucune proposition valable n'est donnée, des indices seront mis afin de vous aiguiller.
Bonne chance à toutes et tous!


Jeu(x) Ciné à trouver :  ...



Mardi 19 février 2008

affiche-Death-note.jpgThriller/Fantastique/Japon/ 2006/2h06
Réalisation:
Shusuke Kaneko. Scénario : Tetsuya Oishi d’après l’oeuvre de Tsugumi Ôba et Takeshi Obata. Production : Takahiro Sato. Musique : Kenji Kawai. Interprètes : Tatsuya Fujiwara, Takeshi Kaga, Ken’ichi Matsuyama, Asaka Seto, Erika Toda,…


Après de multiples dérivés dont une série animée et une poignée de jeux vidéo, le manga Death Note, véritable phénomène créé par Takeshi Obata et Tsugumi Ôba, débarque sous la forme d’un long métrage. Réalisé par Shusuke Kaneko (Gamera, Azumi 2), cette version live est divisée en deux parties indissociables. Un coffret disponible à la vente rassemble bel et bien les deux mais, malheureusement, je n’ai pu mettre la main que sur une version locative ne comprenant que le premier film. En attendant de choper la suite, voici donc mon impression sur ce que j’ai pu voir jusqu’ici.
Un jeune étudiant en droit dénommé Light trouve un jour un étrange cahier, un Death note, qu’un Dieu de la mort appartenant à l’autre monde a fait tomber sur Terre. Rapidement, Light découvre le terrible pouvoir de ce cahier de la Mort : il suffit en effet d’y inscrire le nom d’une personne et d’avoir en tête son visage pour que cette dernière meure d’une crise cardiaque. Exploitant le livre pour appliquer sa propre justice, il attire l’attention d’Interpol mais surtout d’une personne étrange surnommée L. Une grande partie d’échecs débute alors entre les deux hommes, sous le regard amusé de Ryûk, le Dieu de la mort à l’origine de toute cette affaire.
Un cahier au pouvoir surréel, un démon venu de l’autre monde, des meurtres en série,… vu comme ça, Death Note a l’air d’être un sympathique film fantastique pimenté d’épouvante. Pourtant, le film ici présent (je ne vous parlerai pas du manga que je n’ai  jamais ouvert) s’attarde plus sur la confrontation entre les deux personnages principaux et l’enquête autour des meurtres orchestrés par Light. S’il est intéressant d’assister au sein du récit à l’évolution du personnage (qui, de justicier passe à meurtrier mégalomane), il est par contre décourageant de devoir se taper tous les horribles défauts présents dans ce premier film. Photographie de piètre qualité, CGI merdiques, incohérences risibles, rythme lent et mise en scène plate, Death Note sous-estime trop souvent le spectateur. Hyper lourd par son didactisme à toute épreuve (et vas-y qu’on t’explique péniblement la scène finale 36.000 fois), le film, non content de nous prendre pour des cons, propose un espèce de twist qui ne tient absolument pas la route. Cependant, malgré tout cela, on est quand même tenté d’en voir la suite. Pourquoi ? Et bien je vais vous le dire : le film débute seulement lors de ses derniers plans où la vraie confrontation va seulement avoir lieu. Et puis, niveau « kawaï », les boys comme les girls sont servis : le joli minois de Tatsuya Fujiwara (Battle Royale 1 & 2) pour le rôle de Light, Ken’ichi Matsuyama (vu dans The Taste of Tea) qui fait un fascinant et ténébreux L, Asaka Seto (One missed call 2, Kaidan) qui incarne une convaincante Naomi et Erika Toda qui est trop craquante dans le rôle de la starlette Misa Amane. Malheureusement, cette dernière est finalement peu présente dans ce premier acte mais il paraît qu’elle est omniprésente dans la suite. Une raison de plus pour s’y attarder la prochaine fois !

Note : 2/6

Death-note.jpg

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Lundi 7 janvier 2008

affiche-Antarctic-Journal.jpgThriller/Epouvante/Corée du Sud/ 2005/1h55
Réalisation:
Yim Pil-Sung. Scénario : Yim Pil-Sung, Bong Joon-Ho. Production : Seoung-Jae Cha. Musique : Kenji Kawai. Interprètes : Song Kang-Ho, Yu Ji-tae, Park Hee-Soon, Yoon Jae-Moon, Choi Duek-mun, Kang Hye-Jeong,…


Voici un bien curieux film co-scénarisé par Bong Joon-Ho (The Host), interprété par Song Kang-Ho (Sympathy for Mr. Vengeance, Memories of Murder) et mis en scène par un nouveau venu : Yim Pil-Sung. Entre aventure, thriller psychologique et épouvante, Antarctic Journal est un voyage hors du commun (des mortels) qui fait froid dans le dos. Brrrrrrrrr…
Six hommes traversent l’Antarctique dans le but d’accomplir un exploit surhumain. Leur objectif est d’atteindre un « point d’inaccessibilité » plongé sous une température de -80°C. Chemin faisant, ils trouvent un étrange journal datant d’une précédente expédition menées par des anglais en 1920. Dès lors, d’étranges évènements se produisent et la tension monte de plus en plus au sein du groupe. Mais Choi, le Capitaine de cette expédition, est bien décidé à poursuivre le voyage jusqu’au bout et quoi qu’il arrive.
Avec Antarctic Journal on est très loin de The Thing ou d’un The Ring sous la neige. Jamais totalement fantastique, le film joue la carte du mystère jusqu’au bout et nous laisse à nos propres interprétations. Fantômes ? Extra-terrestres ? Hallucination collective ? Chacun peut y aller de ses supputations. Ce qui est certain, c’est que ces hommes traversent un enfer blanc et succombent les uns après les autres face à un monstre qui les enferme, les écrase, les rends dingue. Car le vrai personnage du film c’est bien lui : l’Antarctique, cette vaste étendue qui a bouffé de nombreuses vies humaines. Magnifiquement filmé, le cadre prend ainsi peu à peu possession des intrus qui foulent sa surface. Pour ne pas arranger les choses, les humains font éclater toute leur animosité, comme souvent dans les cas extrêmes. La plupart du temps psychologique, la violence éclate bel et bien, avec un résultat souvent catastrophique. Song Kang-Ho, comédien devenu incontournable, tient à nouveau ici un rôle fascinant. Le reste du casting est au diapason. L’interprétation, les images, la musique de Kenji Kawai, tout ça nous met dans un état constant d’incertitude et d’angoisse. Une peur qui n’a pas de forme si ce n’est celle de notre propre imagination.
On peut voir Antarctic Journal comme un film d’aventure qui tourne au drame avec ces hommes poussés à bout, devant lutter pour survivre ou parfois combattre leurs propres démons. Mais ce serait ignorer toute l’atmosphère et tous les petits éléments intrigants que le metteur en scène parsème ici et là. Certains spectateurs risquent probablement d’abandonner à cause du rythme très lent et de l’absence d’effets démonstratifs mais, après tout, les grandes expéditions entraînent certains sacrifices.

Note : 4/6

Antarctic-Journal.jpg

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Mercredi 26 décembre 2007

affiche-Jesus-camp.jpgDocumentaire/USA/2006/1h25
Réalisation:
Heidi Ewing et Rachel Grady. Production : Heidi Ewing, Rachel Grady, Ryan Harrington. Musique : Neill Sanford Livingston.

Les Etats-Unis comptent une centaine de millions de chrétiens évangéliques répartis en une myriade de communautés. De plus en plus nombreux, ils représentent une force électorale influente qui fait de plus en plus entendre sa voix dans la vie culturelle et politique américaine. Mais qui sont au juste ces gens qui préparent le retour de Jésus et s’apprêtent « à reprendre le pouvoir au nom du Christ » ?
Heidi Ewing et Rachel Grady, les deux réalisatrices, se sont immiscées dans un camp d’été évangéliste situé dans le Missouri, où des enfants sont « éduqués » pour devenir de véritables « Soldats du Christ ». Ceux-ci y attendent de recevoir la parole divine et s’agitent, en transe, tels des possédés, quand l’Esprit Saint parle en eux.
La bonne idée de ce documentaire est de laisser s’exprimer différentes personnes dont quelques parents, certains enfants particulièrement dévoués, l’impressionnante prédicatrice Becky Fisher ainsi que l’animateur d’une radio catholique, Mike Papantonio. Ce dernier, réellement choqué par leurs méthodes, sert d’ailleurs de contrepoint idéal grâce à ses interventions réfléchies. En effet, le véritable endoctrinement que subissent les enfants annihile en eux tout libre arbitre et les amènent à des pensées indubitablement extrémistes. Si certaines situations, absurdes, peuvent prêter à rire comme cette bénédiction du matériel informatique pour chasser Satan de la présentation PowerPoint (sic), la plupart font carrément froid dans le dos. Voir ces gosses fondre en larmes durant les prières et voir une société utiliser ses propres enfants pour aller, au nom de Dieu, combattre l’ennemi (resic) est terrible. Armés de leur parole (et plus tard de leur voix électorale), ces mineurs s’avèrent tout aussi dangereux qu’avec un AK-47 entre les mains. Et là, on ne rigole plus du tout.

Note : 4/6

Jesus-camp.jpg

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Mercredi 12 décembre 2007

affiche-Wilderness.jpgSurvival/G-B/2006/1h34
Réalisation :
Michael J. Bassett. Scénario : Dario Poloni. Production : Robert Bernstein, John McDonnell, Douglas Rae. Musique : Mark Thomas. Interprètes : Sean Pertwee, Alex Reid, Toby Kebbell, Stephen Wight, Lenora Crichlow,…

Voilà un nouveau petit survival en provenance d’Angleterre qui ne manque pas de voracité. Il s’agit du second long métrage de Michael J. Bassett, qui avait pondu La Tranchée (Deathwatch) il y a une poignée d’années. Ca charcle toujours à donf chez les anglais !
Suite au suicide d’un des leurs, de jeunes délinquants sont envoyés sur une île pour un stage de réinsertion et d’apprentissage de la survie en groupe. Mais la leçon va vite tourner au carnage puisqu’ils vont être pourchassées par des chiens dressés pour tuer dirigés par un mystérieux psychopathe…
Des jeunes plongés dans un cadre verdoyant qui sera bien vite tâché par de belles gerbes de sang, ça me rappelle quelque chose…. Bien sûr, à la vision de Wilderness, on pense à pas mal de films : Dog Soldiers, Severance, Delivrance ou bien même Predator. Et bien évidemment, Michael J. Bassett n’évite pas certains clichés. Cependant, le film parvient à susciter de l’intérêt grâce à certains éléments. D’abord, le récit s’avère très sérieux et réaliste. On n’est pas là pour rigoler ou pour voir des mises à mort complètement surréalistes, la pression est constante et les morts doivent être brutales. En cela, c’est assez réussi et les tueries s’avèrent bien sadiques, le metteur en scène n’hésitant jamais à éclabousser sa caméra. A ce niveau, c’est bonnard. Le second élément sympa se situe dans la présence des chiens tueurs qui remplissent plutôt bien leurs rôles. Ca nous offre notamment une très chouette scène sur la plage (il aurait quand même pu leur apprendre à nager ce con de dresseur !) et surtout une attaque bien gouleyante au pied d’un arbre. Anecdote amusante : le réalisateur lui-même s’est fait bouffer les bras et les jambes (rembourrées, bien sûr) lors de cette scène pour obtenir un résultat encore plus réaliste et nerveux. L’intéressé s’exprime d’ailleurs à ce sujet dans l’interview du dvd : « j’ai eu quelques bleus lors de cette scène mais au sinon les bêtes étaient très câlines et jouasses ». Tu parles ! A voir le résultat à l’écran, on n’a pas trop envie de les taquiner, Rintintin et ses potes !

Wilderness est un bon petit survival bien vénère et brutal. Il n’est pas inoubliable mais comporte son lot de bonnes scènes gores. Avec ce deuxième film à budget limité, Michael J. Bassett se débrouille donc pas trop mal jusqu’ici et son prochain film, bien plus friqué celui-là, s’avère carrément alléchant : un grand film de Dark Fantasy adapté de Robert A. Howard (Conan) et se nommant Salomon Kane. A mon avis, on va vite reparler de ce bonhomme…
Note : 3.5/6

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Lundi 10 décembre 2007

affiche-princesse.jpgAnimation/Danemark/Allemagne/2006/1h20
Réalisation :
Anders Morgenthaler. Scénario : Mette Heeno et Anders Morgenthaler. Production : Sarita Christensen. Musique : Mads Bauer et Casper Clausen. Interprètes : Thure Lindhardt, Stine Fischer Christensen, Mira Hilli Moller Hallund,…

Ne pas se fier aux apparences. Ce n’est pas parce qu’un film d’animation a pour titre « Princesse », qu’on aura forcément droit à une histoire féerique faite de princes charmants et de citrouilles enchantées. Non. Dans le long métrage de Anders Morgenthaler, la princesse en question est une star du porno. Il vaut mieux le savoir avant de visionner le film avec ses gosses, on ne sait jamais.
Christina, ex-star du X décédée dans des conditions sordides, laisse à son frère August, un prêtre, la responsabilité de sa petite fille Mia. Quand l’homme découvre que l’innocence de l’enfant a été ravagée, il délaisse ses habits et sa bonne foi d’homme d’église pour se lancer dans une quête vengeresse totalement destructrice et sanglante…
Mêlant parcimonieusement prises de vues réelles et animation, l’esthétique du film utilise parfaitement ses différents outils afin de mordre là où il faut. Le dessin, sobre et efficace, est parfaitement exploité par le réalisateur qui profite pleinement de son support pour montrer ce qu’il n’aurait jamais pu filmer de manière classique avec des comédiens fait de chairs et de sang. Dans Princesse, véritable brûlot à l’encontre de l’industrie pornographique, il y a beaucoup de haine et de sang. Une fillette qui tabasse un homme, un prêtre qui provoque la pagaille dans un bordel, la même petite fille qui mime une fellation…on vous l’a dit, ce film est loin d’être un conte de fée ! Et pourtant, au milieu de la fureur, subsiste la tendresse et l’amour. L’amour fraternel d’un homme qui a vu sa sœur partir à la dérive, la tendresse d’une enfant meurtrie ou bien encore l’espoir de pouvoir vivre bienheureux, à l’écart de toute la souillure du monde.
Violent et sans concession, Princesse est un petit film coup de poing qui prouve une fois de plus qu’il ne faut pas sous-estimer la puissance d’un film d’animation. En tous cas, ça nous change un peu des productions Pixar.
Note : 3.5/6

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Mardi 27 novembre 2007

affiche-Black-Snake-Moan.jpgDrame musical/Romance/USA/2006/1h56
Réalisation & Scénario:
Craig Brewer. Production : John Singleton, Stephanie Allain. Musique : Scott Bomar. Interprètes : Samuel L. Jackson, Christina Ricci, Justin Timberlake, S. Epatha Merkerson, John Cothran Jr., David Banner,…

Après le rap avec Hustle & Flow (pas vu, paraît que c’est très bien), le réalisateur Craig Brewer dédie son nouveau film au blues. Derrière une superbe affiche qui pourrait faire penser à un film d’exploitation genre WIP (Women in Prison) se cache en fait une ode à la vie et à ses coups durs. Une œuvre belle et triste à la fois, un fiévreux concert de blues d’1h56 déguisé en film au casting attirant.
Le blues a toujours fait partie de Lazarus. Quand celui-ci se fait larguer et qu’il se retrouve seul dans sa petite ferme, c’est dans la musique qu’il peut expurger ses douleurs. Un matin, son destin croise celui de Rae, une fille qu’il retrouve allongée sur la route, le corps recouvert d’ecchymoses. Tout le monde connaît la fille, une véritable nymphomane qui chasse ses angoisses par une forte consommation de drogue et de sexe. Après l’avoir recueillie et guérie, Lazarus entreprend de la guérir, de l’aider à chasser ses propres démons. Mais il sait que la fille ne se laissera pas faire et il décide de l’enchaîner. Entre eux, une complicité va naître et tous deux vont tenter de se libérer de leurs souffrances, de leur passé, de leur « serpent noir ».
Rarement une rencontre entre deux âmes blessées n’aura été aussi troublante. D’un côté le bluesman aigri et pieux (mais qui a néanmoins ses excès de violence), et de l’autre la nympho chtarbée séparée de son amoureux qui est parti à la guerre. Dans Black Snake Moan, le sexe s’oppose à la religion, la violence laisse la place à la sérénité et la musique rythme l’ensemble. Craig Brewer maîtrise son sujet, aime ses personnages et les amène là où il le désire (même si la fin peut paraître trop heureuse). Son film contient plein de bonnes idées de mise en scène, certaines séquences étant inoubliables (voir l’excellente intro ou bien la frissonnante séquence où Lazarus interprète le morceau « Black Snake Moan, pour ne citer que ces deux exemples). Impossible de rester de marbre devant les deux personnages principaux magistralement interprétés par un Samuel L. Jackson en état de grâce et une Christina Ricci méconnaissable. A signaler également la très bonne prestation de Justin Timberlake où le chanteur confirme tout le bien qu’on pouvait penser de lui après son rôle dans Alpha Dog (mais arrête donc de nous casser les oreilles et consacre-toi entièrement au cinoche, mon pote !). Black Snake Moan contient plus d’une qualité (la photo est également superbe et il est inutile de préciser que la B.O. est énorme) alors, comme quasiment tout le monde l’a loupé au ciné (une nouvelle fois, bravo messieurs les distributeurs), c’est le moment de se jeter sur le dvd.

Black Snake Moan est un film unique et inclassable. Drame, film musical, comédie, romance, le film de Brewer est en tout cas très prenant et intense. Le genre d’expérience qu’on aurait aimé vivre dans une salle de cinéma.
Note : 4.5/6

Black-Snake-Moan.jpg

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Vendredi 23 novembre 2007

affiche-Clerks2.jpgComédie/USA/2006/1h38
Réalisation et Scénario :
Kevin Smith. Production : Scott Mosier. Musique : James L. Venable. Interprètes : Brian O’Halloran, Jeff Anderson, Rosario Dawson, Jason Mewes, Kevin Smith,…

Les employés modèles Dante et Randal ainsi que les glandeurs professionnels Jay & Silent Bob reviennent foutre le boxon pour le bonheur des petits et surtout des grands ! Cette fois, les discussions mouvementées et interminables se déroulent dans un fast-food, les deux trublions étant forcés d’y travailler suite à l’incendie qui a ravagé l’épicerie et le vidéo-club.
Contraint de travailler dans un fast-food sous la direction de la charmante Becky, Dante Hicks et Randal Graves ne semblent pas avoir beaucoup changés : ils font toujours autant de remarques désobligeantes vis-à-vis de la clientèle et parlent encore avec la même vigueur de Star Wars. Cependant, Dante s’apprête à quitter la ville pour aller se marier et vivre avec sa moitié. C’est alors que Randal organise une fête d’adieu surprise qui restera dans les an(n)ales…
En attendant son prochain film Zack & Miri make a Porno (tout un programme !), Kevin Smith renoue avec les principaux personnages de son cultissime Clerks. La formule reste donc la même : un lieu unique où se déroule toute l’action (ou presque), nos persos tant adorés qui font les zouaves, des bavardages savoureux et interminables ainsi que des situations plus que cocasses. Sauf qu’en plus, le réalisateur apporte une petite touche sensitive et romantique car, il faut le souligner, ses personnages ont désormais franchit la douloureuse barre des 30 ans ! Clerks 2 devient ainsi une comédie toujours aussi transgressive et réjouissante mais en plus, le film apporte un joli regard sur l’amitié, le temps qui passe et l’amour. Bon, ce n’est pas traité avec une grande profondeur et une douce finesse, je vous l’accorde, mais j’ai trouvé cet aspect plutôt sympa. Et ce qui est tout autant agréable, ce sont les petits nouveaux qui viennent participer à l’aventure : les invités surprise Ben Affleck et Jason Lee (Dogma, la série Earl), le geek « pro-Lord of the Rings » interprété par Trevor Fehrman, Jennifer Schwalbach (la meuf à Kevin Smith) dans le rôle de la future épouse de Dante et surtout la rayonnante Rosario Dawson (La 25ème Heure, DeathProof) dont il est ici impossible de ne pas tomber amoureux. Son petit numéro de danse aux côtés de Dante sur fond de Jackson Five est irrésistible. Sa présence rehausse le niveau de cette comédie au potentiel sympathie déjà bien élevé. Bref, Clerks 2 c’est que du bonheur à savourer entre potes (et en VO bien sûr, que je ne vous y prenne pas en train de mater la VF nomdidiû !).
La dérision et toute la geek attitude du premier opus sont ici conservées, ce qui devrait réjouir les fans. Les autres pourraient bien aussi y trouver leur compte, à condition d’être ouvert d’esprit et d’avoir conservé une certaine part d’immaturité assumée.

Note : 4/6

Clerks2.jpg

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Mercredi 21 novembre 2007

affiche-Dream-Cruise.jpgRéalisation : Norio Tsuruta. Scénario : Naoya Takayama et Norio Tsuruta d’après la nouvelle de Kôji Suzuki. Interprètes : Daniel Gillies, Yoshino Kimura, Miho Ninagawa, Ryo Ishibashi,…

On finit en beauté avec l’épisode le plus naze ! Bah ouais, c’est comme ça, j’y peux rien ! Alors, le méfait il est commis par Norio Tsuruta (Ring 0, pas vu) et c’est franchement du foutage de gueule tellement c’est merdique !
Soupçonnant sa femme d’avoir une relation avec son avocat venu officier au Japon, Eiji emmène ces derniers dans une croisière cauchemardesque. Mais ce qu’Eiji a oublié de dire, c’est qu’il y a quelques années, sa première femme a été jetée à l’eau. Et celle-ci va revenir hanter tout ce joli petit monde. Booooooh !
Bon, si les histoires de fantômettes chinoises vous gavent depuis belle lurette, inutile de tenter ce voyage en bateau. C’est du déjà vu et revu, c’est atrocement mal interprété (même le spectre il fait la grimace !) et la réalisation fait pitié. Cette nouvelle contribution japonaise à la série est de très piètre qualité, rien à voir avec l’opus de Takashi Miike ! On s’emmerde tout du long et on se demande pourquoi tant de haine envers le spectateur ?! Bon, puisque j’ai plus rien à dire sur ce navrant épisode, je fais un petit tableau récapitulatif de cette seconde saison décevante et qualitativement en dessous de la première. Six opus côtés au-dessus de la moyenne, c’est un peu juste !

Note : 0/6


Classement et notes Saison2:

1. The Black Cat de Stuart Gordon (4.5/6)
2. Family de John Landis (4/6)
3. The Screwfly Solution de Joe Dante (4/6)
4. Sounds Like de Brad Anderson (4/6)
5. Pelts de Dario Argento (3.5/6)
6. Pro-life de John Carpenter (3.5/6)
7. Right to Die de Rob Schmidt (3/6)
8. We all Scream for Ice Cream de Tom Holland (2/6)
9. The Damned Thing de Tobe Hoper (2/6)
10. Valerie on the stairs de Mick Garris (2/6)
11. The V Word de Ernest Dickerson (1/6)
12. The Washingtonians de Peter Medak (1/6)
13. Dream Cruise de Norio Tsuruta (0/6)

Dream-Cruise.jpg

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Dimanche 18 novembre 2007

affiche-Right-to-die.jpgRéalisation : Rob Schmidt. Scénario : John Esposito. Interprètes : Martin Donovan, Julia Anderson, Robin Sydney, Anna Galvin, Corbin Bernsen,…

On s’approche dangereusement de la fin des Masters of Horror 2 avec ce segment signé par le réalisateur de Détour Mortel. Encore un « simili-master » donc, et une histoire de vengeance comateuse un poil sanglante, un poil cul et à poil tout court.
Abby est projetée dans un état comateux suite à un grave accident de voiture. Son mari, Cliff, avec lequel ça n’allait plus très bien, voudrait pouvoir la libérer de ses souffrances. Seulement voilà, Abby s’échappe lors de ses multiples arrêts cardiaques pour venir hanter et punir les personnes responsables de ses malheurs. Et bientôt, c’est Cliff et sa maîtresse qui commencent à en baver…
Voilà un épisode mou du genou qui malgré quelques petites touches d’humour (noir) se la joue assez sérieux. Un peu trop peut être, la tension dramatique n’atteignant jamais une folle amplitude. Y a tout de même l’une ou l’autre séquence assez atroce, non pas celles des meurtres (y en a très peu et elles sont très bof), mais plutôt celles où l’on voit le corps calciné de cette pauvre femme qui n’arrête pas de se faire gruger. Sa vengeance sera bien méritée à c’te pov’ fille, moi j’vous l’dis ! Certains problèmes posés par l’euthanasie sont donc posés dans Right to Die, ce qui approfondit thématiquement l’épisode. Mais pour la partie « Sex & Horror » propre au genre, c’est pas bien folichon, le minimum syndical : des gros nénés, de la luxure et un ou deux trucs saignants pour passer le temps. J’ai pas été totalement convaincu mais l’épisode se laisse regarder et contient quelques bonnes idées (j’aime bien la conclusion, notamment). Pour rester plus ou moins dans la thématique, je conseillerai plus Patrick, certains épisodes de Nip/Tuck (les scènes d’opération m’impressionnent toujours autant) ou encore Aenigma, qui est en Dvd à gagner (ça c’est de l’auto-pub, hein ?).

Note : (un petit)
3/6

Right-to-die.jpg

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Mercredi 7 novembre 2007

affiche-Washingtonians.jpgRéalisation : Peter Medak. Scénario : Richard Chizmar et Jonathon Schaech. Musique : Richard Band. Interprètes : Jonathon Schaech, Venus Terzo, Abraham Jedidiah, Esme Lambert, Saul Rubinek,…

Ce coup-ci, c’est le réalisateur de Romeo is Bleeding et de La Mutante 2 qui est élevé au rang de « Masters of Horror ». Peter Medak met donc en scène cet improbable récit de président cannibale proposant ainsi une relecture ahurissante de l’Histoire des Etats-Unis. Je vous rassure tout de suite, il est permis de rire (et c’est même plutôt conseillé).
Après le décès de la grand-mère, une petite famille tranquille se rend dans la demeure de la défunte afin de régler les problèmes de succession et revendre la maison. En faisant un peu de rangement, ils découvrent dans la cave une lettre vraisemblablement écrite par George Washington désignant ce dernier comme un cannibale raffolant de fillettes. Suite à cette découverte, la famille est en proie à une secte d’adorateurs prêts à tout pour récupérer la lettre…
Il paraît que le ridicule ne tue pas mais il y a tout de même des limites ! Présenté sur un ton très sérieux, The Washingtonians sombre malheureusement très vite dans le grotesque. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux en rire plutôt que d’adhérer à cette histoire totalement absurde. Hormis quelques moments appétissants où l’on voit des petits vieux dévorer de la viande (principalement humaine), l’épisode est très navrant. Histoire naze, comédiens très moyens, personnages stéréotypés, mise en scène ennuyante,… George le Cannibale (c’est bien plus marrant comme ça, tiens) ne tient pas la route un instant. En plus, le réalisateur en remet une couche avec son final où un autre George est symboliquement fustigé. Si le délire aurait été plus exacerbé, ça passerait nettement mieux.

Note : 1/6

Washingtonians.jpg

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Time After Time

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