
De quel film s'agit-il?
SESSION 8
Plus qu'1 dvd à gagner parmi:
(12 points)
Classement:
*1*
Isokilla
(11pts)
*2*
PathOogenic Garbage (10pts)
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*3*
Triox (8pts)
*4*
Lomok (7pts)
*5*
Bastien (6pts)
JP13 (6pts)
*6*
Columboy (5pts)
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Damien (5pts)
*7*
Deadpool_az (4pts)
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(3pts)
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CZ (3pts)
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Bienvenue sur ce blog dédié à ma plus grande passion : le Cinéma. Ici, vous trouverez des critiques persos sur des films sortis dans les salles belges (Salles Obscures), de l’actu dvd (Home Cinema) ou encore des focus sur des œuvres fascinantes du 7ème art (Cult). Vous retrouverez aussi des Previews sur des films importants à venir ainsi que des photos d'événements ou de rencontres avec des
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très simple : il suffit à chaque fois de découvrir de quel film il s'agit (une proposition par commentaire, svp). Pour remporter un dvd, il suffit d'atteindre le nombre de points spécifié
sous le visuel des dvd. Tous les participants ayant obtenus 5 points ou moins conserveront leurs points dans les sessions
suivantes. Ceux qui auront + de
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Bonne chance à toutes et tous!

De quel film s'agit-il?
Action/Fantastique/USA/2007/2h05
Un nouvel héros issu de l’écurie Marvel prend donc naissance sur grand écran. Etant d’ores et déjà habitué au meilleur (Spider-Man)
comme au pire (Les 4 Fantastiques) dans ce domaine, cet Iron Man était attendu au tournant. Bienheureusement, les connaisseurs comme les néophytes devraient apprécier cette
transposition car elle s’avère respectueuse envers le comic et envers le spectateur. Ouf, nous voilà sauvé !
Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Afghanistan. Tenu en captivité, il est forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme de destruction
redoutable mais va en réalité concevoir une armure révolutionnaire qui va lui permettre de s’échapper. Emballé par l’efficacité de ce prototype, il va décider de l’améliorer afin de faire régner
la justice et protéger les innocents.
Mis en scène par le comédien Jon Favreau (c’est lui qui enterre sa vie de garçon dans Very Bad Things), Iron Man doit beaucoup de sa réussite à la présence d’un acteur pas comme les
autres : Robert Downey Jr. Certes le réalisateur et les scénaristes ont fait un travail plus qu’honorable en respectant et en condensant les éléments majeurs du comics, mais celui qui nous
fait croire par-dessus tout à l’existence d’un Tony Stark se glissant dans des armures high-tech, c’est bien celui-là même qui incarna jadis Chaplin dans le film de Richard Attenborough.
Interprétant à la perfection ce personnage qui, d’arrogant et immoral se convertit en vengeur soucieux de réparer ses erreurs (en restant toujours cool), Robert Downey Jr. trouve ici son perso de
super héros. Face à lui, l’autre comédien qui fait mouche, c’est Jeff Bridges, quasiment méconnaissable et physiquement imposant dans le rôle d’Obadiah Stane. Les autres,
que ce soit Terrence Howard ou Gwyneth Paltrow, leur prestation reste correcte mais s’efface quelque peu devant les deux acteurs hyper charismatiques.
Après une première partie très soutenue (qui se termine par l’excellente fuite de Tony Stark du camp afghan), le film atteint un rythme de croisière plus posé. Rehaussée de temps en temps par des
instants fort sympathiques (les tests d’armures, le retour en Afghanistan), cette seconde partie s’achève par un combat correct (et lisible, ce qui n’est pas négligeable de nos jours) mais
manquant tout de même d’intensité. Dommage aussi que la personnalité de Stark ne soit pas plus sombre et ambiguë (il est décidément bien trop cool et amusant), mais, encore une fois,
l’omniprésence de Robert Downey Jr. nous fait avaler la pilule plus aisément.
Quoiqu’il en soit, Iron Man est un bon début (et en plus il cartonne auprès du public et de la critique) pour cette franchise qui, espérons-le, nous offrira plus d’action et de turpitudes
à l’avenir. En l’état, on a déjà un bon divertissement doublé d’une bonne adaptation live de comic qui parvient à éviter les blagues à deux balles et un surdécoupage de l’action gênant. L’homme
de fer (« en réalité mon armure est faite d’un alliage d’or et de titane ») a de beaux jours devant lui.
Note : 4/6
Plus de 40 ans après le film d’Herschell Gordon Lewis, Tim Sullivan, sous l’égide de Raw Nerve (la société de production créée par Boaz Yakin,
Eli Roth et Scott Spiegel), nous en propose une réactualisation sobrement intitulée 2001 Maniacs. Il ne s’agit donc pas véritablement d’une suite mais plutôt d’un remake reprenant les
principaux éléments du film original, à savoir : des yankees, du gore et un barbecue gargantuesque à base de chair humaine.
Des ados en route vers Daytona Beach échouent simultanément dans la ville de Pleasant Valley. Accueillis très chaleureusement par cette petite bourgade sudiste menée par l’inénarrable maire
Buckman, les voyageurs décident de rester sur place pour faire la fête aux côtés des autochtones (autrement dit : bouffer, se bourrer la gueule et baiser). Mais ce qu’ils ignorent, c’est que
leurs membres charnus seront servis lors du grand repas final.
C’est bien sympa de vouloir retrouver l’esprit de ce genre de films quelque peu datés (2000 Maniacs remonte à 1964 tout de même !), mais ça pourrait être tout aussi sympa d’y mettre
un brin d’originalité. L’histoire est à peu de chose près identique, les protagonistes sont des stéréotypes sur pattes qui servent uniquement de chair à canon et les séquences gores s’enchaînent
régulièrement. Les mœurs et les maquillages ayant bien évolués depuis l’époque du « pape du gore », Tim Sullivan inclut notamment parmi ses personnages un trio bisexuel et fournit des
scènes de meurtres bien plus généreuses et douloureuses, nous resservant même une scène d’écartèlement et d'écrabouillement sensiblement différentes. Dans les petits détails qui varient, notons
également le fait que nos sudistes cannibales reviennent désormais tous les ans faire la fête et non plus tous les centenaires (ce qui permettra de nous servir un 2001 Maniacs : Beverly
Hellbillys toujours réalisé par Tim Sullivan), qu’ils gagnent en nombre et en charisme grâce aux présences de Robert Englund, Lin Shaye (qui a joué dans Les Griffes de la nuit et Freddy
sort de la nuit, le monde est petit), Peter Stormare (The Big Lebowski, Prison Break) et même très furtivement de
Kane Hodder, notre Jason Voorhees favori. D’ailleurs, même Eli Roth s’octroie un petit caméo en début de film dans le rôle de Grim, un perso quelque peu timbré qu’il interprétait déjà dans
Cabin Fever ! 2001 Maniacs, un film sûrement produit et mis en scène dans la joie et la bonne humeur, donc.
Malheureusement, malgré un ton bien plus décomplexé et sexy que son modèle (le film contient son lot de jolies pouliches affriolantes), le premier long métrage de Tim Sullivan ne met pas vraiment
les sens en émoi et s’oublie même assez rapidement. Espérons que la suite ira plus loin dans la folie et qu’elle se détachera davantage de son modèle de 1964 ainsi que des stéréotypes qui
plombent la plupart des films d’horreurs américains depuis des décennies.
Note : 2.5/6
Indice: grindhouse
Epouvante/USA/2007/2h17
Réalisation & Scénario : Frank
Darabont d’après l’œuvre de Stephen King. Production : Frank Darabont, Liz Glotzer.
Musique : Mark Isham. Interprètes : Thomas Jane, Andre Braugher, Laurie Holden, Marcia Gay Harden, Toby Jones, William Sadler,…
Avec sa troisième adaptation de Stephen King, Frank Darabont (Les Evadés, La
Ligne Verte) fait une nouvelle fois des merveilles. Une réussite de plus qui ne fait que confirmer ce que l’on pensait déjà : ce cinéaste est né pour transposer l’univers de l’écrivain
sur grand écran.
Alors qu'une brume inquiétante se lève sur une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans le supermarché local. Le père de famille ne tarde
alors pas à découvrir que le brouillard à l’extérieur est peuplé de créatures surnaturelles. Mais alors que la solution la plus raisonnable serait de garder son calme et de s’unir, les personnes
confinées dans le magasin cèdent à la panique et s’avèrent même hostiles envers elles-mêmes.
Parmi le nombre immense d’adaptations du King, on a, bien heureusement, déjà pu visionner de très bonnes choses (Carrie, Shining, Dead Zone, Christine, pour ne citer
que quelques exemples signés par les plus grands). Mais là où Frank Darabont fait plus fort que les autres, c’est qu’il livre une troisième excellente tentative tout en restant fidèle au matériau
d’origine. Mieux encore, cette fois, il accède avec The Mist à un récit qui plonge dans le surnaturel et l’épouvante, agrémenté d’une bonne dose de pessimisme.
Au début, le long métrage ne paie pas de mine. A la vision de certains plans, on a même l’impression d’être dans un téléfilm de luxe. Ensuite, progressivement, on assiste à un film d'épouvante
classique (dans le bon sens du terme) proposant des scènes « monstrueuses » qualitativement de plus en plus supérieures (celle du drugstore étant la plus réussie) et au final, le
metteur en scène nous assène un grand coup dans les jambes qui nous planque au sol sans crier gare. C’est qu’entre le film de terreur pure et l’étude sociologique, Frank Darabont frappe fort. En
explorant et en confrontant la nature des personnes réfugiées dans le supermarché, le réalisateur nous démontre que la menace la plus périlleuse pour l’homme, c’est lui-même. Le danger est à
l’intérieur comme à l’extérieur, et à partir de ce moment-là, difficile de croire encore à un quelconque espoir. En plus de ce manque de foi en l’espèce humaine, Frank Darabont pointe plus
particulièrement du doigt les attitudes extrémistes et la constante paranoïa de notre société moderne, ici véhiculées par le personnage de la bigote Mrs. Carmody, impeccablement interprété par
Marcia Gay Harden (Mystic River, Into the wild). Cette salope de Carmody (excusez le terme mais c’en est vraiment une !) est parfaitement irritante, et plus d’un spectateur ne la supporteront pas (le film a d’ailleurs
tendance à être un peu trop redondant à ce sujet). Cependant, elle représente parfaitement tout le danger et la destruction qu’engendre un tel fanatisme, danger trouvant son paroxysme lors de LA
scène-clef du film, celle de la « lapidation » du jeune soldat.
Le pamphlet anti-fanatisme et le drame humain font donc partie du film qui, de par son sujet même, est donc également un authentique film d’horreur. La présence de la brume est angoissante à
souhait et ce qui s’y cache est parfaitement inquiétant. D’ailleurs, les mystérieuses créatures masquées par le brouillard s’avèrent bien plus efficaces en terme de frayeur indicible que celles
montrées plein cadre. Et même si les franches apparitions des créatures sont définies par beaucoup de « SFX foireux », je trouve que les images de synthèse ne sont en vérité pas si
pourries que cela. Malgré une première attaque tentaculaire présentant il est vrai des effets numériques bien trop voyants, le reste n’est pas si mal. Ca reste correct sans être
ébouriffant.
Film américain ne bénéficiant d’aucune star dans le casting et véhiculant un profond nihilisme, The Mist ne part pas gagnant dans la course au box office. Mais ce n’est de toute façon pas
ce qu’il recherche. Et malgré ses petits défauts, il faut bien admettre une chose que les amateurs d’épouvante et de littérature reconnaîtront immédiatement : ça faisait bien trop longtemps
qu’on n’avait pas vu un bon Stephen King au cinoche !
Note : 5/6
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